Quand la diplomatie perd la mémoire…

Le Président du Sénat qui n’avait pas trouvé de possibilité pratique pour  organiser une cérémonie autour de la Journée nationale de la Résistance (le 27 mai 2018) et le 75ème anniversaire de la création (le 27 mai 1943)  du Conseil National de la Résistance a trouvé opportun de recevoir le 11 juin 2018 le Président de la Verkhovna Rada, l’assemblée ukrainienne, Andriy Parouby. Le président de l’Assemblée nationale l’a également reçu le même jour…

Mais Andriy Parppppouby n’est pas seulement président de la Verkhovna Rada.

Voici ce que dit wikipedia sur  le personnage :  » Dans les années précédant l’indépendance de l’Ukraine en 1991, Andry Parouby était un activiste indépendantiste ; il fut arrêté pour la tenue d’un rassemblement illégal en 1988. En 1991, il fonde un mouvement d’extrême droite, le Parti social-nationaliste d’Ukraine, avec Oleh Tyahnybok. Ce parti, tenant d’un nationalisme radical, présente de nombreuses similitudes avec le nazisme (comme son nom et son symbole, la Wolfsangel) et s’en revendique. Son idéologie, dans la continuité de celle de Stepan Bandera, est considérée comme de l’antisémitisme par le Centre Simon-Wiesenthal4 et a été pointée du doigt pour la glorification du passé collaborationniste d’une partie du peuple ukrainien avec l’Allemagne nazie. ».

Il a revendiqué l’héritage des atrocités antisémites commises en Gallicie (shoah par balle et alimentation des chambres à gaz, massacre de Babiyar), assassinat des patriotes soviétiques, des démocrates, etc…).

Toujours présent lors des célébrations de la division SS Halychyna, il est aujourd’hui le président du parti « svoboda » transformation « diplomatique » du « parti socialiste national ukrainien » pour le rendre plus présentable : un parti dont l’emblème était, jusqu’à peu, le même que celui la division « das Reich » sinistrement connue pour ses massacres dont Tulle et Oradour. Il est avec son parti est un des responsables majeurs du massacre de Maïdan le 20 février 2014.

Bien sûr on nous dit qu’il faut discuter avec tous les acteurs des conflits pour trouver des solutions « diplomatiques »…

Nous demandons qu’on soit aussi clair et explicite dans le nécessaire travail de mémoire autour de la Résistance et de ses acteurs, héros ou anonymes…

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Ami, entends-tu… un peu d’histoire

ami-entend-tu

paru dans l’Huma-Dimanche du 7 au 13 juin

Le voici chanté par Marc Ogeret, un chanteur et un poète qui a si longtemps chanté la Résistance et la commune … Il est mort le 4 juin lui qui chantait si fort que « La commune n’est pas morte » !