8 mai 2022 : la participation de l’ANACR-Oise

Ce dimanche 8 mai 2002, l’ANACR-Oise a été présente aux cérémonies de commémoration de la capitulation allemande et donc de la fin de la guerre en Europe, il y a 77 ans…

Hélène Boulanger, présidente de l’ANACR-Oise, et Gil Boulanger étaient à Fleurines.

Alain Blanchard, vice-président de l’ANACR-Oise, était à Montataire :

Christian Alizard, président du comité de Noyon, membre du bureau départemental de l’ANACR-Oise était à Tracy-le-Mont.

Michel Le Drogo, président du Comité d’Entente des associations issues de la Résistance et de la Déportation, membre du bureau départemental de l’ANACR-Oise, était à Beauvais.

Lucienne Jean, membre du bureau départemental de l’ANACR-Oise, était à Lamorlaye :

D’autres membres de l’ANACR-Oise ont certainement participé aux cérémonies organisées dans leur commune ou près de chez eux. Nous les indiquerons dès que nous aurons eu leur retour*. Tout comme il y a sans doute eu plusieurs interventions au nom de l’ANACR-Oise ; voici pour l’instant celle qui a été prononcée à Lamorlaye, après celle du président de l’UMRAC et avant celle du maire qui a ensuite lu le message, Geneviève Darrieussecq, ministre déléguée auprès de la ministre des Armées, chargée de la mémoire et des anciens combattants.

* Ainsi, Céline Govaerts était présente pour l’ANACR-Oise à Cauffry : mise à jour du 16 mai.

Le 8 mai : commémoration de la fin de la seconde guerre mondiale

En cette période troublée où la guerre se poursuit en Ukraine, soyons encore plus nombreux à participer aux cérémonies de commémoration de la fin de la Seconde Guerre mondiale !

Deux conférences peuvent nous permettre de mieux comprendre ou au moins de réfléchir à cette période de notre histoire dont on voulait croire qu’elle ne se reproduirait plus : la ligne Chauvineau, ultime défense de Paris, n’a pas empêché la défaite de 1940 ; l’horreur des camps nazis nous submerge toujours aujourd’hui.

L’Histoire peut nous aider à porter la mémoire de ce passé auprès, en particulier, de la jeunesse : c’est à quoi s’emploie notre association qui participe à l’organisation du Concours National de la Résistance et de la Déportation qui concerne principalement les collèges et les lycées, en organisant ou en participant à des événements porteurs de mémoire et en vous invitant à participer à ces conférences, elles aussi porteuses de mémoire. Frédéric Gondron est historien et membre de l’ANACR-Oise ; et un autre de nos adhérents, Jean-François Monnet, a participé, pour l’Oise, à l’immense travail et hommage que constitue le Livre des 9000 déportés de France à Mittelbau-Dora, livre que l’ANACR-Oise a offert à la médiathèque de Creil où vous pouvez le consulter.

La Journée Nationale du souvenir des Victimes et des Héros de la Déportation a été commémorée

Le 24 avril, ou parfois quelques jours avant, la Journée Nationale du souvenir des Victimes et des Héros de la Déportation a été marquée à Beauvais et à Montataire, par des cérémonies auxquelles l’ANACR-Oise était associée.

Ainsi à Beauvais, c’est Véronique Decayeux, au nom de l’entente pour le Concours national de la Résistance et de la Déportation, et à Montataire, c’est Jacky Avril, tous deux membres de notre association, qui ont lu la déclaration de la FNDIRP, la FMD, les associations de mémoire des camps nazis et l’UNAFDIF-FNDIR que nous avions mise en ligne le 22 avril sur ce blog.

A Beauvais, la cérémonie a eu lieu devant le monument qui a été érigé pour rappeler l’ancienne caserne Agel ; cette caserne avait servi de prison pendant la Seconde Guerre mondiale : de très nombreux résistants du départements y ont été incarcérés avant d’être déportés par l’occupant nazi.

Aujourd’hui, au cœur du quartier Saint-Jean, la friche de 9 Ha qu’était devenue la caserne Agel, a permis une rénovation et le désenclavement de ce quartier ; de la caserne Agel il ne restait qu’un petit pavillon de gardien et les associations de mémoire ont été nombreuses à demander qu’il soit épargné ; elle n’ont pa sété écoutées. Les photos ci-dessous datent de 2011 et 2012. Le monument devant lequel a eu lieu la cérémonie du 24 avril a été conçu en utilisant les briques du dernier bâtiment et les plaques mémorielles qu’il portait.

24 avril : journée nationale du souvenir des héros et victimes de la Déportation

Voici le message des associations FNDIRP (Fédération Nationale des Déportés, Internés, Résistants et Patriotes), FMD (Fondation pour la Mémoire de la Déportation), les associations de mémoire des camps nazis et l’UNADIF-FNDIR (Union Nationale des Associations de Déportés Internés de la Résistance et Familles) qui expriment la pérennité du combat contre l’exclusion, la xénophobie et le repli nationaliste à l’occasion de la journée nationale du souvenir des héros et victimes de la Déportation : cette journée fixée au dernier dimanche d’avril sera donc cette année le 24 avril…

Les 2 et 3 avril, L’ANACR-OISE sera présente au Salon des Publications d’Histoire Locale de Lamorlaye

Venez nous retrouver de 10h à 17h le samedi et de 10h à 18h le dimanche au Foyer culturel de Lamorlaye.

Le travail de mémoire de l’ANACR-Oise sur l’histoire de la Résistance dans l’Oise y sera représenté par nos nombreuses plaquettes.

Vous pourrez suivre de nombreuses conférences-flash (30 minutes) dont celle que fera Alain Blanchard pour l’ANACR-Oise :

Voici l’ensemble des manifestations qui jalonneront ce Salon organisé par l’ALMA : il réunit 21 associations ou acteurs du Patrimoine.

avril-Mai : plusieurs manifestations soutenues par le Comité d’entente des associations issues de la Résistance et de la Déportation

Dans le cadre de la Journée nationale du souvenir des victimes et des héros de la déportation, fixée au dernier dimanche d’avril (cette année le 24 avril), le samedi 23 avril à 15h, à la Médiathèque centrale, Cour des Lettres à Beauvais : lecture publique Les cahiers de Yanina en soutien à l’association SOFIA (Association de Fraternité Internationale par l’Art). Inscriptions au 03 44 15 67 02.

Pour découvrir toutes les activités proposées pour célébrer cette journée par l’association SOFIA : merci de cliquer ICI.

Mercredi 27 avril 16h30 au Cinéma Agnès Varda, 8, avenue de Champagne à Beauvais, projection et échanges : le film Les leçons persanes de Vadim Pérelman.

Renseignements : 03 44 10 30 80.

Mercredi 11 mai à 14h à l’Auditorium des Archives de l’Oise, conférence de Laurent Thiery et Jean – François Monnet autour du Livre des 9000 déportés de France à Dora – Mittelbau : sur invitation ; renseignements : 03 44 10 42 00.

Grande et belle cérémonie à Carlepont et Royallieu, le dimanche 13 mars.

Le dimanche 13 mars a eu lieu à Carlepont et à Compiègne une cérémonie particulièrement importante qui a rendu hommage aux otages fusillés de Compiègne et Carlepont à l’initiative du PCF, de la CGT, de l’ANACR-Oise et du FNDIRP-Oise ; de très nombreuses associations (AMOI, Mémoire vive, ARAC, …) étaient aussi représentées.

Il y a exactement 80 ans, 16 otages ont été fusillés puis inhumés dans six différents cimetières de l’Oise : 2 à La Croix saint Ouen, 2 à Vieux Moulin, 3 à Carlepont, 3 à Cuts, 6 au cimetière Nord de Compiègne. Tous extraits du camp allemand d’internement de Compiègne Royallieu (Front stalag 122). Tous, militants ou sympathisants communistes ou considérés comme tels. Tous ont été fusillés au titre d’otages.

Il y a une seule stèle commémorative à la Butte aux Zouaves à Moulin-sous-Touvent en forêt de Carlepont pour les six fusillés qui ont été ensuite inhumés à Carlepont. La Butte aux Zouaves à Moulin-sous-Touvent a été classée monument historique en 2002 mais il y a actuellement une demande de déclassement de la part de l’entreprise Gurdebeke (traitement de déchets) qui voudrait agrandir son site à proximité de la Butte aux Zouaves. Une procédure est en cours, et le tribunal administratif d’Amiens a décidé provisoirement que ce lieu, hautement symbolique des deux guerres mondiales dans l’Oise, restera classé au titre des monuments historiques.

La première partie de la cérémonie prévue initialement à la Butte aux Zouaves s’est déroulée au cimetière de Carlepont pour rendre hommage à :

  • Léon Durville, 61 ans : marchand forain, militant communiste de l’Aisne, fusillé le 21 février 1942, inhumé à Carlepont
  • Arthur Lefebvre, 45 ans : ouvrier mécanicien, militant communiste, fusillé le 21 février 1942, inhumé à Carlepont
  • Emile Michaud, 41ans : commerçant, militant communiste, fusillé le 21 février 1942, inhumé à Carlepont
  • Corentin Cariou, 43 ans : ajusteur à la Société du gaz de Paris, syndicaliste, membre du comité central du Parti communiste, conseiller municipal de Paris, résistant, fusillé le 7 mars 1942, inhumé à Cuts
  • Jean Baptiste Réchaussière, 41 ans : contrôleur, Société des transports en commun de la région parisienne, militant syndicaliste et communiste, fusillé le 7 mars 1942, inhumé à Cuts
  • Pierre Rigaud, 41 ans : ouvrier et dessinateur industriel dans la construction électrique de France, dirigeant de la Jeunesse communiste à Paris et à Lyon, fusillé le 7 mars 1942, inhumé à Cuts

Après la lecture des noms de ces 6 otages et les allocutions de Patrice Carvalho, Maire de Thourotte, ancien député et conseiller départemental et de Nicolas Bonnet, Président du Groupe des élus communistes de la ville de Paris, des gerbes de fleurs ont été déposées et une minute de silence a été observée suivie de la Marseillaise et du Chant des Partisans.

La cérémonie s’est ensuite poursuivie à Compiègne, au Mémorial de la Déportation de Royallieu pour rendre hommage à :

  • Roger L’Hévéder, 27 ans : marin communiste, inhumé à la Croix-Saint-Ouen, fusillé le 14 février 1942, inhumé à La-Croix-Saint-Ouen
  • Lucien Levavasseur, 31ans  : ouvrier du textile, militant communiste et syndicaliste, fusillé le 14 février 1942, inhumé à Vieux-Moulin
  • Jacques Samson, 22 ans : ouvrier du textile, syndicaliste CGT et militant communiste, fusillé le 14 février 1942, inhumé à La-Croix-Saint-Ouen
  • Chaïm Porecki, 27 ans : fourreur, juif, sympathisant communiste, fusillé le 14 février 1942, inhumé à Vieux-Moulin
  • Gustave Delarue, 58 ans : ouvrier du textile, puis de la chimie, secrétaire du syndicat CGTU, secrétaire de section communiste, fusillé le 31 mars 1942, inhumé au cimetière-nord Compiègne
  • Maurice Boulet, 41 ans : ouvrier du textile, militant syndicaliste, fusillé le 9 mai 1942, inhumé au cimetière-nord Compiègne
  • Jean Delatre, 21 ans : ouvrier métallurgiste, militant communiste, fusillé le 9 mai 1942, inhumé au cimetière-nord Compiègne
  • André Giraudon, 25 ans : ajusteur, militant communiste du Cher, résistant, fusillé le 9 mai 1942, inhumé au cimetière-nord Compiègne
  • Gustave Lecomte, 36 ans : syndicaliste, résistant, fusillé le 9 mai 1942, inhumé au cimetière-nord Compiègne
  • Ursin Scheid, 43 ans : ouvrier métallurgiste, militant syndicaliste et communiste, fusillé le 9 mai 1942, inhumé au cimetière-nord Compiègne

Après la lecture des noms de ces 10 otages et les allocutions de Loic Pen pour le Parti communiste, fédération de l’Oise, Nayé Sidibe pour l’Union départementale de la CGT-Oise et Hélène Fabre Boulanger pour l’Association Nationale des Anciens Combattants, ami-e-s de la Résistance de l’Oise, comme à Carlepont, des gerbes de fleurs ont été déposées et une minute de silence a été observée suivie de la Marseillaise et du Chant des Partisans.

Voici le texte qu’Hélène Fabre Boulanger a prononcé au nom de l’ANACR-Oise :

Mesdames Messieurs, chers Amis chers Camarades,

L’Association Nationale des Anciens Combattants de la Résistance est née au lendemain de la seconde guerre mondiale. C’est au nom des 60 millions de morts et des destructions considérables qu’elle a engendrées, que notre association s’est donnée comme objectif de transmettre la Mémoire des Hommes et des Femmes qui ont lutté contre le régime hitlérien, pour la Liberté de notre pays, pour la paix, pour la défense des valeurs patriotiques, démocratiques et humanistes.

Ces valeurs ont été confortées et enrichies -en particulier à propos des fusillés- par les recherches et le travail d’un homme trop vite disparu et à qui je souhaite devant ce monument rendre hommage : notre ami, Jean-Pierre BESSE, professeur et historien.

C’est au titre de ces valeurs que nous commémorons les assassinats commis il y a 80 ans en forêts de Compiègne et de Carlepont. Ces crimes, accomplis contre des hommes de tout âge, des fils, des pères, des frères, des hommes engagés, qui au préalable, ont été emprisonnés ici même dans ce camp allemand de COMPIEGNE.

Ils étaient, internés politiques, syndicalistes, Résistants. Ils étaient des otages, choisis avec la complicité du gouvernement français de Vichy, en représailles à des actes de la Résistance, des sabotages, des attentats.

Nous nous inclinons avec respect devant ces patriotes qui sont tombés pour libérer la France. nous ne les oublierons pas, comme nous ne voulons rien oublier de cette guerre tragique, afin de transmettre en particulier aux jeunes générations, cette mémoire indispensable pour que la Paix l’emporte sur la guerre, sur toutes les guerres.

Nous n’oublions pas, ce que nous devons au peuple russe, à son engagement et ses sacrifices pour en finir avec Hitler et le nazisme. Mais notre association s’oppose résolument à cette nouvelle guerre en Ukraine, engagée par Vladimir Poutine. Nous exigeons un cesser le feu immédiat et l’ouverture de négociations de Paix, entre l’Ukraine et la Russie sous l’égide de l’ONU.

Je vous remercie.

Commémoration au Monument aux Morts du Mémorial de l’Internement et de la Déportation de Compiègne le 13 mars 2022

Déclaration de l’ANACR-Oise pour une solution négociée dans la guerre de la Russie contre l’Ukraine

L’ANACR Association Nationale des Anciens Combattants et Amis de la Résistance est née de la seconde guerre mondiale qui a fait plus de 60 millions de morts et des destructions considérables d’où son attachement indéfectible à la paix et pour la défense des valeurs patriotiques, démocratiques et humanistes.

Une nouvelle fois l’usage des armes et la guerre se substitue à la négociation.

A nouveau le nationalisme et l’autoritarisme s’imposent au détriment du droit des peuples et de la coopération entre les nations.

Le président russe porte la responsabilité militaire au mépris des instances multilatérales et du droit international.

La responsabilité collective revient à tous ceux qui ont nourri le feu de la confrontation aux portes de la Russie en laissant entendre que l’Ukraine pouvait intégrer l’OTAN.

Ce désastre pouvait être évité, et pourrait s’arrêter si toutes les parties le souhaitent ce qui ne paraît pas être le cas dans les dernières déclarations de notre président.de la république.

L’ANACR appelle au cessez le feu immédiat, à la PAIX et à des solutions négociées dans l’intérêt des peuples Russe et Ukrainien.

Nous devons être vigilants car tout conflit peut dégénérer.

L’ANACR Oise est solidaire de toutes les forces de PAIX, en Ukraine et en Russie et dans le monde qui se lèvent contre la guerre

ANACR OISE

Le 26 février 2022

Communiqué de l’ANACR nationale : rechercher le dialogue dans le cadre de l’ONU

REVENIR AUX PRINCIPES FONDATEURS DE L’O.N.U.

Il y a 77 ans s’achevait la Seconde Guerre mondiale, initiée par la politique expansionniste pangermaniste d’Hitler ayant commencé avec l’Anschluss de l’Autriche en 1938 et qu’il poursuivit, en l’absence de réaction internationale conséquente pour le stopper, par l’annexion des Sudètes tchécoslovaques avant de s’en prendre, sous prétexte de protection de minorités allemandes prétendument persécutées, à la Tchécoslovaquie puis à la Pologne en septembre 1939, ce qui entraina la guerre ; un conflit ayant fait près de 60 millions de morts.

Ce tragique bilan conduisit plus de cinquante pays, au premier rang desquels ceux ayant combattu le nazisme et le militaro-fascisme japonais, l’Union Soviétique, les Etats-Unis, la Grande-Bretagne, la France, la Chine, le Canada, l’Australie, la Belgique, les Pays-Bas…, ainsi que l’Ukraine et la Biélorussie, aux identités nationales spécifiques ainsi reconnues internationalement, réunis à San Francisco le 24 octobre 1945, à créer l’Organisation des Nations-Unies, l’O.N.U., et à adopter à l’unanimité sa Charte, dans le préambule de laquelle on peut lire : «Nous, Peuples des Nations Unies résolus, à préserver les générations futures du fléau de la guerre qui deux fois en l’espace d’une vie humaine a infligé à l’humanité d’indicibles souffrances, à proclamer à nouveau notre foi dans les droits fondamentaux de l’homme, dans la dignité et la valeur de la personne humaine, dans l’égalité de droits des hommes et des femmes, ainsi que des nations, grandes et petites, à créer les conditions nécessaires au maintien de la justice et du respect des obligations nées des traités et autres sources du droit international (…)

L’article 1 de la Charte précisant que «que les buts des Nations Unies sont les suivants : Maintenir la paix et la sécurité internationales et à cette fin : prendre des mesures collectives efficaces en vue de prévenir et d’écarter les menaces à la paix et de réprimer tout acte d’agression ou autre rupture de la paix, et réaliser, par des moyens pacifiques, conformément aux principes de la justice et du droit international, l’ajustement ou le règlement de différends ou de situations, de caractère international, susceptibles de mener à une rupture de la paix ; développer entre les nations des relations amicales fondées sur le respect du principe de l’égalité de droits des peuples et de leur droit à disposer d’eux-mêmes, et prendre toutes autres mesures propres à consolider la paix du monde»…

Et son article 2 que «l’Organisation est fondée sur le principe de l’égalité souveraine de tous ses Membres (…) [que] les Membres de l’Organisation règlent leurs différends internationaux par des moyens pacifiques, de telle manière que la paix et la sécurité internationales ainsi que la justice ne soient pas mises en danger, [que] les Membres de l’Organisation s’abstiennent, dans leurs relations internationales, de recourir à la menace ou à l’emploi de la force, soit contre l’intégrité territoriale ou l’indépendance politique de tout État, soit de toute autre manière incompatible avec les buts des Nations Unies, [que] les Membres de l’Organisation donnent à celle-ci pleine assistance dans toute action entreprise par elle conformément aux dispositions de la présente Charte et s’abstiennent de prêter assistance à un État contre lequel l’Organisation entreprend une action préventive ou coercitive… ».

Certes, depuis 1945, l’O.N.U. n’a pu empêcher tous les conflits, notamment quand y étaient impliqués les pays (Etats-Unis, URSS/Russie, Grande-Bretagne, France, Chine) bénéficiant au sein du Conseil de sécurité d’un droit de veto, éventuellement paralysant de prises de décision ou d’adoption de résolutions (guerres de Corée, d’Indochine, du Viêtnam, du Proche-Orient…), mais elle a été aussi souvent le cadre de la mise en place de cessez-le-feu, de déploiement de forces d’interposition, de la négociation de règlements permettant de sortir des affrontements…

Depuis 2008, l’Europe orientale est le théâtre de l’exacerbation de conflits opposant la Russie à plusieurs de ses voisins (Ukraine, Géorgie, Moldavie), conflits dans lesquels s’interpénètrent préoccupations stratégiques notamment sécuritaires, contentieux historiques, aspirations nationales, volontés expansionnistes. Conflits ayant pris ce 24 février 2022 une dimension dramatique avec les opérations de guerre menées par la Russie contre l’Ukraine, pays fondateur de l’ONU, la négation de la légitimité de son existence nationale, et les menaces de guerre nucléaire exterminatrice explicitement exprimées à l’encontre des pays qui lui seraient efficacement solidaires.

Cette situation menace la sécurité en Europe, la paix dans le monde et, potentiellement en cas de conflit nucléaire, l’avenir de l’humanité. La seule voie – honorable – pour en sortir est la recherche, par le dialogue dans le cadre de l’ONU, de solutions respectant les principes fondateurs de sa Charte, auxquels ont adhéré en 1945 les différentes parties aujourd’hui en conflit en Ukraine.

Le 24 février 2022

L’ASSOCIATION NATIONALE DES ANCIENS COMBATTANTS ET AMI(E)S DE LA RESISTANCE

Et deux autres photos de la conférence de Laurent Thiery consacrée à la présentation du livre Les 9000 déportés de France à Mittelbau -Dora, le 22 février dernier ; elles nous ont été envoyées par la médiathèque de Creil : comme le rappelle le communiqué ci-dessus, la guerre déclenchée depuis plusieurs jours par la Russie en Ukraine rappelle l’enclenchement de la Seconde Guerre Mondiale avec l’Anschhluss. Les V2 fabriqués à Dora n’ont pas permis à Hitler de gagner la guerre mais les savants qui les avaient imaginés ont donné au monde la bombe atomique et les moyens de l’utiliser. Espérons effectivement que l’ONU , née de la Seconde Guerre mondiale, saura en empêcher une troisième…

Vous pouvez consulter le livre à la médiathèque de Creil.