Le 13 août : commémoration du massacre de la ferme des Kroumirs

L’amicale des anciens combattants de Trie-Château commémore les événements du 14 août 1944 communément appelés « la fusillade des Kroumirs » où M. Bourgeois, fermier à Trie-Château, et ses deux commis, Jean Bouvy et André Vigneron, furent fusillés par les SS. Quatre Résistants, Albert Leclère, Marcel Tilloloy, Robert Tilloloy et Georges Rayez furent tués par le sAllemands ; Robert Laurence, fait prisonnier, fut déporté par la suite ; seul Fernand Duirat réussit à s’échapper après avoir abattu avec son arme deux soldats allemands.

Ces maquisards, échappés du maquis de Ronquerolles après l’attaque allemande du 19 juin 1944 qui avait fait 4 morts parmi le détachement FTP Patrie.

Voici un lien vers un article de jean-Yves Bonnard dans le Maitron consacré à l’histoire de ce massacre : il ne fut pas le seul dans cet été 1944 où, après le débarquement de Normandie, les Allemands ont été confrontés à l’action intense de la Résistance partout sur le territoire national pour empêcher l’avancée de leurs troupes vers le front de l’ouest.

Le monument aux morts de Trie-Château – photo J-Y Bonnard
extraite de l’article du Maitron

Chaque année, pour que demeure le souvenir de leur sacrifice, une cérémonie très émouvante a lieu à la ferme des Kroumirs.

Cette année se sera le samedi 13 août.

Le rendez-vous est fixé pour 10h30, à la ferme des Kroumirs, route de Villers-sur-Trie à Trie-Château, où la cérémonie commencera à 10h45.

Dernier adieu fraternel à Lucienne Louvet

Samedi 23 juillet, au petit cimetière de Nourard-le-Franc, la foule des parents, amis, camarades était nombreuse pour accompagner Lucienne Louvet en sa dernière demeure.

Six porte-drapeau étaient présents autour du cercueil représentant des organisations de la Résistance et le parti communiste : symboles de l’engagement de toute la vie de Lucienne Louvet.

Jacky Louvet, un des fils de Lucienne, a pris la parole, pour remercier d’abord les nombreuses organisations présentes et ensuite pour évoquer, très ému, la vie de sa maman.

Sur le cercueil, deux photos évoquent la vie de Lucienne Louvet : sa mère, morte alors que Lucienne avait 3 ans et son arrière-petite-fille… La jeunesse de Lucienne Louvet a été difficile : très jeune, la disparition de sa mère et la pauvreté, puis, elle avait 15 ans en 1940, l’engagement aux côtés de son père Joseph Lemaître : elle était son agent de liaison. Elle a 19 ans quand sont père est arrêté le 3 juillet 1944 au cours des rafles massives du 1er (Salency, près de Noyon, et à Mouy), du 2 (Beauvais et Montreuil-sur-Brêche), du 3 juillet 1944 ( Saint-Just-en-Chaussée, Wavignie, Catillon, Magnelay et Bulles). Quand nous avons rencontré Lucienne Louvet en 2016 (pour le N°25 de Pages de la Résistance consacré au canton de Saint-Just-en-Chaussée), elle se souvenait avec émotion mais aussi avec beaucoup de précision de cette journée, complétant la liste des raflés de ce jour là et insistant sur la dénonciation qui a été à l’origine des rafles autour de Saint-Just-en-Chaussée par un jeune FTP que Joseph Lemaître, avait caché chez lui.

« Le Chiffon rouge » chanté pendant que les amis se recueillaient devant la tombe

Une dernière chanson, « Le chiffon rouge«  a terminé la cérémonie toute de respect et de fraternité.

Le Chiffon rouge a été créé par Michel Fugain en 1977 pour « Juin dans la rue » une manifestation créée dans les années 1970 par la municipalité de gauche du Havre. Un texte est remis au parolier Maurice Vidalin qui crée « Le Chiffon Rouge » : la première interprétation publique aura lieu dans un gymnase où tous les participants se retrouvent pour l’ultime répétition. Le spectacle sera donné sur une scène gigantesque devant 40 000 spectateurs. Michel Fugain dira dans son livre en 2008 Des rires et une larme, éditions Succès « Le Chiffon Rouge est ma Légion d’Honneur à moi. ». (source : cgtvilledelyon.fr)

Lucienne LOUVET nous a quittés

Nous venons d’apprendre le décès de Madame Lucienne LOUVET, fille de Monsieur et Madame LEMAITRE, née le 19 septembre 1925 à Léglantiers, et mère de Jackie LOUVET, tous deux membres de l’ANACR-Oise.

Elle a participé pendant la seconde guerre mondiale à la Résistance auprès de son père, d'Yves Hervé et du détachement Jacques Bonhomme.
Son père a été arrêté le 2 juillet 1944, déporté le 21 août 1944 à Buchenwald et assassiné dans les "marches de la mort" le 2 avril 1945. 

Lors de la publication de la Revue « PAGES DE LA RESISTANCE » n° 25 publiée en novembre 2016 sur « La Résistance dans le canton de Saint-Just-en-Chaussée« , Madame Lucienne LOUVET avait fait part de ses souvenirs et de son vécu de cette période tragique.

Lors de la publication de la Revue « PAGES DE LA RESISTANCE » n° 25 publiée en novembre 2016 sur « La Résistance dans le canton de Saint-Just-en-Chaussée« , Madame Lucienne LOUVET avait fait part de ses souvenirs et de son vécu de cette période tragique.

L’enterrement aura lieu le samedi 23 juillet 2022 à 10 heures au cimetière de Nourard-Le-Franc.

L’ANACR-Oise présente ses plus sincères condoléances et ses meilleures pensées à sa famille.

Concours national de la Résistance et de la Déportation: la remise des prix a eu lieu le 2 juillet !

La cérémonie s’est déroulée dans les locaux du conseil départemental de l’Oise. Cette année, sur le thème « La fin de la guerre – Les opérations, les répressions, les déportations et la fin du IIIème Reich (1944-1945) », 718 élèves de l’Oise de 14 collèges et 12 lycées, ont participé avec l’aide de leurs professeurs à ce concours. Un jury départemental a primé les meilleurs devoirs et les élèves lauréats accompagnés de leurs familles, ont été récompensés à Beauvais.

C’est l’Association Oise concours national de la Résistance et de la déportation (AOCNRD) présidée par Christian Laude et le Comité d’entente des associations issues de la Résistance présidé par Michel Le Drogo, qui organisent cette remise de prix, placée sous l’égide de Mme la Préfète de l’Oise, de Mme l’Inspectrice d’académie, de Mme la Présidente du conseil départemental, de M. le Directeur de l’Office des Anciens Combattants et Victimes de Guerre (ONACVG).

Hélène Fabre Boulanger, Présidente de l’Association Nationale des Anciens Combattants et amis de la Résistance (ANACR-Oise) assistait à cette belle manifestation et représentait notre association, aux côtés de plusieurs de ses membres : Christian Lucas, ancien Résistant de notre département, Véronique Decayeux, Jean-François Monnet, Patricia Susset, Françoise Vincent , … Raymond Zerline, Président d’honneur de l’ANACR-Oise, était également présent.

Patricia Susset et Véronique Decayeux, aidées par Françoise Vincent ont préparé les cadeaux pour les lauréats. Et une jolie histoire de transmission pour Françoise Vincent qui a remis à une classe de Pont-Sainte-Maxence leur prix (travail collectif) : leur professeur d’histoire a été son élève ! Et c’est la première fois que ce collège participait au concours.

Petit retour en arrière : les 19 et 20 mai 2022 à Dunkerque avec 79 lycéens et collégiens de l’Oise, tous participants au concours, au cours d’un voyage de mémoire, organisé dans le cadre du concours.

Et pour la prochaine année scolaire (2022-2023) le thème du concours sera « L’école et la résistance : Des jours sombres au lendemain de la libération (1940-1945) »

Le Congrès de Troyes : travaux et prise de position, moments solennels, moments d’émotion.

Les travaux du Congrès ont défini des axes de travail et de réflexion pour l’ANACR nationale et pour toutes les ANACR départementales. Nous avons mis en ligne dans l’article précédent, la résolution finale, la motion contre la fermeture du musée de la Résistance de Romans-sur-Isère et les conclusions de la commission « Mémoire » qui affirme la nécessité :

Au cours des trois jours de travaux, les congressistes ont pu aussi découvrir « le chemin des martyrs » qui commémore les 21 otages qui ont été fusillés entre 1941 et 1942 à Clairvaux ; l’abbaye de Clairvaux qui a été transformée en prison par Napoléon a aussi été utilisée par les Allemands.

Les délégués de l’Oise ont pu rencontrer Jean Lafaurie qui a évoqué avec Hélène Boulanger-Fabre la prison d’Heysses où Vichy emprisonnera tous les prisonniers politiques

Cérémonie devant le Monument de la Résistance et de la Déportation de Troyes.
L’homme couché symbolise la Déportation ; l’homme debout, sans tête et poings serrés, évoque la Résistance multiple et décidée…

Monsieur Jean LAFAURIE a participé aux différentes protestations et manifestations organisées à la centrale d’Eysses, notamment celles concernant les Internés Administratifs « Les trois Glorieuses et l’évasion des 54 » en décembre 1943. (Livre « Centrale d’Eysses Douze fusillés pour la République » Récits historiques et témoignages, de Corinne Jaladieu et Michel Lautissier).

Dans cette prison bien gardée, 200 internés jugés particulièrement dangereux, dénommés « irréductibles 1 et 2 », sont destinés à être envoyés à Voves dans l’Eure-et-Loir, pour servir d’otages aux Allemands. Ils se rebelleront et refuseront de partir pour Voves. Ils seront finalement scindés en deux groupes l’un sera envoyé à la Citadelle de Sisteron et l’autre à Nexon. Dans le convoi pour la Citadelle de Sisteron se trouvait Monsieur Raymond Fabre, le futur mari de Lucienne Fabre Sébart. Hélène, fille de Raymond et de Lucienne Fabre, a été émue de rencontrer monsieur Lafaurie au congrès à Troyes : il a été aux côtés des internés administratifs au cours des luttes en décembre 1943. Ils ont pu échanger sur cette prison réservée à ces Internés et aux Résistants arrivés de toute la France.

Le Centre de détention d’Eysses est installé dans un des plus vieux quartiers de Villeneuve-sur-Lot : l’ancienne abbaye bénédictine, qu’il occupe en partie est en effet elle-même construite sur les ruines d’une ville gallo-romaine : EXCISUM (érigée probablement en 58 avant J.C). Cette abbaye vendue comme bien national à la Révolution, devint en 1803 l’une des premières maisons de réclusion ouverte en France. Elle accueillit les condamnés à de longues peines jusqu’en 1895.  Le 2 juin 1895 elle fut transformée en colonie correctionnelle destinée aux mineurs délinquants. Le décret du 31 décembre 1927, par volonté de gommer le plus possible le caractère pénal de cet établissement, transforma le nom en celui de maison d’éducation surveillée. Eysses continua d’accueillir des pupilles jusqu’en septembre 1940, date à laquelle l’établissement reçut des détenus politiques, avant de devenir en 1943 un lieu de répression stratégique : la plus vaste concentration de prisonniers politiques (résistants) de toute la France. Après avoir accueilli des collaborateurs en 1945 dans le cadre de l’épuration et connu les révoltes carcérales de 1974, elle reste aujourd’hui un centre de détention. Une circulaire du 26 octobre 1943 signée René Bousquet (secrétaire général de la police), décide le transfert à la maison centrale d’Eysses, réputée bien gardée dans un environnement rural réputé tranquille, de toutes les personnes condamnées par les  sections spéciales de zone sud (les tribunaux d’exception du régime de Pétain) et par le tribunal d’Etat de Lyon, pour menées communistes, terroristes, anarchistes ou subversives. En décembre 1943, plusieurs convois arrivent de Paris et du nord, parmi lesquels cent prisonniers transférés de la Santé le 12 février 1944. 1400 résistants sont emprisonnés à la centrale d’Eysses au début 1944. (sur http://www.eysses.fr)

Le 33ème congrès de l’ANACR s’est tenu à Troyes

Trois adhérents de l’ANACR-Oise, Hélène Boulanger (présidente), Alain Blanchard (vice-président) et Gil Boulanger ont participé au 33ème congres qui s’est tenu à Troyes du 24 au 26 juin. Des journées riches en rencontres et en réflexions.

Nous reviendrons certainement sur le travail du Congrès ; voici pour l’instant trois textes qui ont retenu l’attention de nos délégués :

Et une rencontre qui les a impressionnés et émus : celle d’un Résistant, presque centenaire (il est né en 1923 !), qui participait aussi au congrès : dès 1940, Jean Lafaurie s’est engagé dans la Résistance dans le Lot, son département natal. Son surnom : « De Blazy ». En 1943, à 19 ans, il rejoint le « maquis Guy-Mocquet » en Corrèze.

«Je suis entré en résistance dès l’appel du Général de Gaulle, en en réécrivant une partie sur des tracts et en les distribuant. En décembre 1940, j’ai rejoint l’0rganisation Spéciale puis les Francs Tireurs et Partisans Français en 1942, dans le Maquis Guy Môquet situé en Corrèze. Arrêté le 14 juillet 1943, j’ai été emprisonné à la prison de Tulles puis de Limoges où je suis passé devant une section spéciale qui m’a condamné à 5 ans de travaux forcés. Muté à la centrale d’Eysses en octobre 1943, j’ai participé aux diverses manifestations résistantes et à la tentative d’évasion avortée du 19 février 1944. 12 de mes camarades résistants sont alors condamnés à mort par une cour martiale, ils sont passés par les armes le 23 février 1944. Le 30 mai 1944, livrés aux SS par le gouvernement présidé par Philippe Pétain, nous sommes partis pour le camp de Compiègne, puis le 18 juin, vers le camp de concentration de Dachau. Nous avons été finalement libérés le 29 avril 1945». (Témoignage cité sur le site de la ville de Montereau en décembre 2018). Et sur son blog vous pourrez lire un plaidoyer remarquable sur « Pourquoi résister » : nous qui n’avons pas connu l’Occupation nous ne pouvons pas témoigner mais nous pouvons faire vivre encore et encore la mémoire de la Résistance et le souvenir des Résistants. C’est la première mission que s’assigne l’ANACR.

Robert Petit-Lorraine, peintre et Résistant, à découvrir en Ardèche : sur la route des vacances ?

Le Musée de la Résistance et de la Déportation de l’Ardèche accueille cet été une exposition des œuvres de Robert Petit-Lorraine qui lui sont parvenues de manière anonyme.

Le Musée se situe 15, rue du Travail, 07 400 LE TEIL, sur la rive gauche du Rhône au niveau de Montélimar sur la « Nationale 7 » de Charles Trenet… Donc peut-être sur la route de vos vacances !

Né en 1920 à Nancy, Robert Petit est issu d’une famille de patriotes catholiques fervents. Sa famille est forcée de quitter Nancy pendant l’exode de 1940 et elle échoue en Ardèche. De juillet 1941 à février 1942, Robert Petit appartient au groupement 13 des Chantiers de jeunesse de Cavaillon (Vaucluse). Contrairement à sa famille qui retourne à Nancy après plus de deux ans d’exil, Robert Petit décide de rester en Ardèche où il côtoie des personnalités qui développent chez lui de nouvelles valeurs humanistes et laïques, très différentes de son héritage familial.
Une première exposition de ses dessins à la plume est présentée à Vals-les-Bains en août 1942.

A la mise en place du Service du Travail Obligatoire (STO), après avoir été recensé et avoir passé la visite médicale le 4 mars 1943, il entre en clandestinité dès le lendemain. Lorsque le danger se précise, il rejoint le plateau ardéchois et ses fermes-refuges, comme celle de «la Grande Borie», près de la Chartreuse de Bonnefoy sur le plateau ardéchois et prend comme nom de résistant «Lorraine» en référence à sa région natale.

Pendant cette période, il continue de dessiner et réalise manuellement plusieurs affiches pour la Résistance qui sont placardées dans Aubenas afin d’appeler la population à résister. Vers le milieu de l’année 1944, Robert Petit rejoint les Francs-Tireurs et Partisans. Sous le pseudonyme de « Lorraine », il devient à partir du numéro 6 du 21 août 1944, le dessinateur attitré du journal des FTP : L’Assaut, jusqu’au numéro 14 du 9 octobre 1944. L’imprimerie typographique Mazel située à Largentière qui sort le journal ne disposant pas d’équipement en photogravure, Petit Lorraine réalise ses clichés d’illustration en gravant des plaques de linoléum qu’on peut voir au musée. Il est ensuite l’illustrateur du bandeau du titre de l’hebdomadaire FFI Valmy qui remplace l’Assaut et La IVe République, organes des FTP et de l’Armée Secrète suite à leur unification. Entre le 14 et le 28 octobre 1944, Robert Petit Lorraine crée une série de remarquables affiches appelant au combat patriotique. A partir de septembre 1944, il a désormais la possibilité d’utiliser les services de grandes imprimeries lyonnaises spécialisées.
Ses affiches sont souvent accompagnées d’une légende avec des expression comme « vengeance », « châtier les traîtres », « balayer les boches », « les profiteurs… »

photo d’une partie de l’exposition du musée avec une affiche originale de Robert-Petit Lorrain – source : facebook.com/musee.ardeche

Après la guerre, Lorraine continue de fréquenter des milieux intellectuels et artistiques et de peindre désormais sous le nom de «Robert Petit Lorraine». Il meurt en 2006.

(informations extraites du site Musée de la Résistance en ligne.

Le Musée de la Résistance et de la Déportation en Ardèche a présenté récemment « Loin des Fronts ? Commémoration(s) en action », un livre richement illustré, qui résulte d’une expérience de terrain partagée par des chercheurs, des archivistes et des professionnels des lieux de Mémoire. L’ouvrage interroge sur ce qui fait la commémoration, hier et aujourd’hui, mais aussi sur ce qu’elle fait à travers pratiques, usages et appropriations sociales auxquels elle donne lieu. Un thème qui nous concerne bien évidemment ! Les intervenants, auteurs du livre, seront : Phillipe Hanus, coordinateur de l’ethnopôle « migrations, frontières, mémoires » (CPA de Valence), Bernard Delpal, Professeur des Universités (Lyon III), Pascal Guyon, professeur agrégé d’Histoire & Géographie et Gilles Vergnon (Institut d’études Politiques de Lyon).

Les intervenants et auteurs : Ph. Hanus, coordinateur de l’ethnopôle « migrations, frontières, mémoires » (Centre du Patrimoine Arménien de Valence), B. Delpal, professeur des Universités (Lyon III), P. Guyon, professeur agrégé d’Histoire & Géographie et G. Vergnon (Institut d’études Politiques de Lyon).

Le Musée de la Résistance et de la Déportation en Ardèche a présenté récemment « Loin des Fronts ? Commémoration(s) en action », un livre richement illustré, qui résulte d’une expérience de terrain partagée par des chercheurs, des archivistes et des professionnels des lieux de Mémoire. L’ouvrage interroge sur ce qui fait la commémoration, hier et aujourd’hui, mais aussi sur ce qu’elle fait à travers pratiques, usages et appropriations sociales auxquels elle donne lieu. Un thème qui nous concerne bien évidemment !

Le 27 mai : journée nationale de la Résistance

Ce 27 mai 2022, l’ANACR-Oise a été présente aux cérémonies organisées par les maires de Montataire et de Mouy.

A Mouy, à l’invitation du Maire, c’est Hélène Boulanger, présidente de l’ANACR-Oise qui était présente; elle a déposé une gerbe de fleurs devant le Monument aux morts en hommage à tous les Résistants et a lu le texte suivant :

A Montataire, Alain Blanchard, vice-président de l’ANACR-Oise, a participé à la cérémonie qui se déroulait devant la plaque de la « rue du Conseil National de la Résistance » ; il a déposé une gerbe de fleurs en hommage à tous les Résistants ; voici son intervention :

A Lamorlaye, l’ANACR-Oise a prêté à l’école Marie Marvingt une exposition sur le Conseil National de la Résistance et le programme du CNR.

Nous avons reçu, début mai, la déclaration de l’ANACR Nationale pour cette journée du 27 mai ; la voici avec un peu de retard !

Trois textes qui se complètent pour honorer tous ceux qui ont su choisir leur camp et s’engager, jusqu’aux périls les plus grands, corps et âme, pour la défense de la Liberté et de la Démocratie.

8 mai 2022 : la participation de l’ANACR-Oise

Ce dimanche 8 mai 2002, l’ANACR-Oise a été présente aux cérémonies de commémoration de la capitulation allemande et donc de la fin de la guerre en Europe, il y a 77 ans…

Hélène Boulanger, présidente de l’ANACR-Oise, et Gil Boulanger étaient à Fleurines.

Alain Blanchard, vice-président de l’ANACR-Oise, était à Montataire :

Christian Alizard, président du comité de Noyon, membre du bureau départemental de l’ANACR-Oise était à Tracy-le-Mont.

Michel Le Drogo, président du Comité d’Entente des associations issues de la Résistance et de la Déportation, membre du bureau départemental de l’ANACR-Oise, était à Beauvais.

Lucienne Jean, membre du bureau départemental de l’ANACR-Oise, était à Lamorlaye :

D’autres membres de l’ANACR-Oise ont certainement participé aux cérémonies organisées dans leur commune ou près de chez eux. Nous les indiquerons dès que nous aurons eu leur retour*. Tout comme il y a sans doute eu plusieurs interventions au nom de l’ANACR-Oise ; voici pour l’instant celle qui a été prononcée à Lamorlaye, après celle du président de l’UMRAC et avant celle du maire qui a ensuite lu le message, Geneviève Darrieussecq, ministre déléguée auprès de la ministre des Armées, chargée de la mémoire et des anciens combattants.

* Ainsi, Céline Govaerts était présente pour l’ANACR-Oise à Cauffry : mise à jour du 16 mai.

Le 8 mai : commémoration de la fin de la seconde guerre mondiale

En cette période troublée où la guerre se poursuit en Ukraine, soyons encore plus nombreux à participer aux cérémonies de commémoration de la fin de la Seconde Guerre mondiale !

Deux conférences peuvent nous permettre de mieux comprendre ou au moins de réfléchir à cette période de notre histoire dont on voulait croire qu’elle ne se reproduirait plus : la ligne Chauvineau, ultime défense de Paris, n’a pas empêché la défaite de 1940 ; l’horreur des camps nazis nous submerge toujours aujourd’hui.

L’Histoire peut nous aider à porter la mémoire de ce passé auprès, en particulier, de la jeunesse : c’est à quoi s’emploie notre association qui participe à l’organisation du Concours National de la Résistance et de la Déportation qui concerne principalement les collèges et les lycées, en organisant ou en participant à des événements porteurs de mémoire et en vous invitant à participer à ces conférences, elles aussi porteuses de mémoire. Frédéric Gondron est historien et membre de l’ANACR-Oise ; et un autre de nos adhérents, Jean-François Monnet, a participé, pour l’Oise, à l’immense travail et hommage que constitue le Livre des 9000 déportés de France à Mittelbau-Dora, livre que l’ANACR-Oise a offert à la médiathèque de Creil où vous pouvez le consulter.