Denise Décamp-Dubos est intervenue deux fois au collège Phileas Lebesgue de Marseille en Beauvaisis, les mardi 3 puis 10 février afin que toutes les classes de troisième bénéficient de son témoignage : à chaque fois, un récit de 1h30 et 30 minutes d’échanges et de présentation d’anciens objets. Et un projet avec une des classes va être mis en place en juin suite à ces rencontres.
Le 3 févrierLe 10 février
L’ANACR rend hommage chaque année, dans le carré des fusillés du cimetière d’Ivry, aux fusillés de l’Affiche Rouge ; cette année Missak Manouchian est au Panthéon avec sa femme Mélinée. Mais à Ivry, reposent presque tous les martyrs du 21 février 1944 et l’ANACR sera présente pour eux le dimanche 22 février 2026.
27 janvier, Journée internationale à la mémoire des génocides et de la préventiondes crimes contre l’humanité :
Les représentants du comité d’entente, Michel Le Drogo, Hélène Boulanger et Philippe Lelièvre étaient présents au Mémorial de Compiègne, le 27 janvier pour cette commémoration : cette date a été choisie car elle marque la libération, en 1945, du camp d’extermination d’Auschwitz-Birkenau par l’Armée rouge.
Michel Le Drogo est pris la parole au nom du Comité d’Entente et tous trois ont déposé un coussin de fleurs.
L’après-midi de formation consacré au thème 2026 du Concours National de la Résistance et de la Déportation : La fin de la Shoah et de l’univers concentrationnaire nazi, survivre, témoigner, juger, 1944-1948
Une trentaine de personnes étaient présentes dont une dizaine de membres de l’AOCNRD (Association Oise CNRD) le mercredi 28 janvier au Mémorial de Royallieu à Compiègne.
L’objectif de cette conférence qui est organisée chaque début d’année est d’aider les élèves et leurs enseignants à préparer le concours.
Le 28 janvier, l’intrevenant invité était Alexandre Bande, historien chercheur, professeur d’histoire en classes préparatoires aux grandes écoles et membre de la commission enseignement de la Shoah dont le livre Auschwitz 1945, une synthèse actualisée et utile. vient d’être publié. Alexandre Bande s’est spécialisé sur les questions relatives à la Shoah et à l’antisémitisme.
S’appuyant sur une connaissance fine de la topographie de cet immense complexe concentrationnaire d’Auschwitz-Birkenau, il nous fait connaître sa dimension économique (avec fermes, usines, serres,…) inséparable du processus d’extermination qui est à l’acmé de sa puissance en 1944-1945. En reprenant des témoignages, des documents et l’étude des lieux qu’il a maintes fois visités, Alexandre Bande éclaire vraiment le sujet du concours.
En résumé, les trois thèmes du concours peuvent être étudiés à travers le prisme d’Auschwitz :
Les Déportés ont lutté pour survivre ;
Les Déportés ont voulu laisser des traces (exemple des membres des Sonderkommandos qui ont enterré dans des boîtes en métal tout ce qu’ils avaient pu écrire sur les faits dont ils avaient été témoins) et témoigner dès leur libération ;
« Juger » : Nuremberg, le procès d’Auschwitz*
Selon Alexandre Bande, les trois thèmes du concours peuvent être traités séparément. Il a donné de nombreux détails sur le camp et a évoqué, notamment, le livre de Tal Bruttmann, L’album d’Auschwitz.
La conférence a duré, approximativement, 1h30 et a été suivie d’une présentation par Céline Trousselle-Brouri, professeure détachée de l’Education nationale, du service éducatif du Mémorial qui propose une offre pédagogique pour le CNRD.
Le vendredi 23 janvier, Denise Dubos-Decamp était à nouveau au collège Condorcet à Bresles pour une seconde intervention devant trois autres classes : toute sle s3èmes du collège ont ainsi pu écouter son témoignage !
Et le lundi 26 janvier, Denise était invitée pour la première fois au collège Compère Morel à Breteuil ; elle a rencontré deux classes de troisième : un témoignage de 1h30 suivi d’un échange avec les élèves autour de son récit et des objets de l’époque de l’occupation qu’elle leur présente. Sa petite -fille, Marcelle, qui l’accompagnait a invité les élèves à aller à la rencontre de leur propre histoire de famille.
Mme Delphine Labeau, une des enseignantes présentes a dit en introduction :
Dans le cadre du Concours National de la Résistance et de la Déportation (CNRD), une formation, ouverte à tous et gratuite, est proposée le 28 janvier au Mémorial de Compiègne.
Toujours dans ce cadre, une rencontre a été organisée à Clermont, le 19 janvier avec Lili Keller-Rosenberg
DEUX INITIATIVES POUR L A PAIX :
A Creil, dimanche 18 janvier, une soixante de personnes a manifesté de la gare de Creil jusqu’à la Faïencerie, pour l’arrêt immédiat des bombardements sur Gaza, des violences en Cisjordanie et contre les violations des droits de l’homme et le non-respect des accords de l’ONU.
A Beauvais, le samedi 17 janvier, un rassemblement – d’une quarantaine de personnes faisant large cercle – s’est tenu aux abords du marché central de Beauvais, à une heure d’affluence, pour s’indigner des coups de force répétés contre peuples et Etats , en violation du droit international. « Ces violations se sont multipliées, s’aggravant ces dernières années, notamment au Proche et au Moyen-Orient, leur extension à d’autres régions du monde ne peut qu’ accroître les risques de conflit majeur. » a alerté l’intervention faite au nom de l’ANACR, faisant écho aux condamnations du Mouvement de la Paix et de la FSU-Oise. La Ligue des Droits de l’Homme a, par lecture de son communiqué du 13 janvier, appelé le Président français à ne pas avaliser par sa présence le Comité de la Paix dont Trump s’est attribué la présidence afin de soustraire ce club international au contrôle de l’ONU et à l’application de ses résolutions. De son côté, l’Association France Palestine Solidarité a mis en évidence la bénédiction du président étatsunien avec chaque violation israélienne des accords de cessez-le-feu, tout comme avec l’annexion de fait de la Cisjordanie palestinienne. Enfin, au nom de Collectif Enfantiste de l’Oise ( qui défend les droits des enfants et des adolescents) il a été réaffirmé que défendre les droits bafoués des enfants de Gaza ne pouvait en aucun cas être assimilé à de l’antisémitisme. Une précision toujours bienvenue en cette deuxième quinzaine de janvier. Drapeaux de la Paix, drapeaux palestiniens, diversité des prises de parole n’ont pas manqué d’attirer l’attention des passants dont certains se sont arrêtés pour écouter les intervenants ou se joindre aux participants .
Denise Décamp-Dubos a repris ses témoignages ! Une belle façon de commencer l’année : pour cette première rencontre en 2026, c’est au collège Condorcet à Bresles. le 15 janvier devant deux classes de troisième.
Voici le mot d’accueil prononcé par un des professeurs du collège :
Les élèves ont suivi avec beaucoup d’attention le récit de Denise : comme à l’habitude … Ils sont toujours « scotchés » devant son âge et sa mémoire….et son histoire
Puis il y a eu les questions des élèves : « En voulez-vous aux Allemands ? » ; « Votre papa était résistant…et vous, avez-vous fait des actes de résistance ? » ; « Votre cousin a t il été libéré ? »…
Nos vœux pour une année 2026 qui progresse vers la PAIX, sont aussi des actes pour la mémoire de la Résistance (grand combat pour la LIBERTE et la PAIX) et ses héros et pour une meilleure connaissance de l’histoire et de sapports de la Résistance.
L’ANACR-Oise s’y applique tout au long de l’année et son bulletin N° 73, paru à la mi-décembre présente toutes les actions de 2025 :
Le Congrès de l’ANACR s’est tenu les 7, 8 et 9 novembre à Périgueux à la FILATURE de L’ISLE. Hélène et Gil Boulanger, élus délégués à l’Assemblée générale de l’ANACR-Oise du 11 octobre 2025, y ont participé. Alain Blanchard n’avait pas souhaité être délégué en raison de ses soucis de santé.
Le comité départemental de Dordogne compte 300 adhérents (es), un certain nombre d’entre eux nous ont accueilli avec les deux secrétaires Christiane et Carmen de l’ANACR Nationale qui avaient préparé les dossiers et consignes qui nous ont été indispensables pour la gestion de ces trois journées. Ce fut un accueil chaleureux. Nous étions près de 200 délégués issus des Comités départementaux de toute la France.
Le département de la Dordogne a été un haut lieu de Résistance, avec plusieurs maquis : une exposition a été réalisée pour cet évènement.
affiche ANACR DORDOGNEphoto actu.fr
Le rapport d’ouverture évoque la situation délicate du vieillissement et de la disparition des Résistants (es) et des Amis (ies), et bien entendu la situation créée par les conflits existants. Les Résistants (es) ont lutté contre l’envahissement allemand et pour la PAIX. la lutte pour la Paix est plus que jamais d’actualité.
6664 cartes AMIS (IES) ont été enregistrées dans la trésorerie nationale en 2023. Et 6424, en 2024. Ils sont recensés dans 88 départements dont 74 départements ont un comité départemental, 10 ont plus de 100 adhérents (es) et 40 ont plus de 40 adhérents.
Les délégués ont travaillé le samedi dans trois commissions, celle des candidatures dans les instances nationales, celle des orientations de la vie de l’ANACR et celle de la transmission de la Mémoire.
Le maire de Périgueux, Monsieur Emeric Lavitola, est très engagé dans la transmission des Valeurs de la Résistance, de la Mémoire des Résistants et des Résistantes. Nombreux sont ceux qui ont donné leur vie, fusillés, abattus, déportés. Une importante commémoration a eu lieu au cénotaphe de la place Montaigne en présence des élus, des représentants officiels et des associations patriotiques et de tous les délégués.
Mémorial : Le lieu où les Résistants ont été fusillés Mémorial : Le mur des fusillés au cimetière de PérigueuxMémorial : Les noms de tous les fusillésCénotaphe de la Résistance et de la Déportation à Périgueux Cénotaphe : Allégorie aux martyrs
Devant le cénotaphe de la Résistance et de la Déportation, situé sur la place Montaigne à Périgueux, tous les congressistes ont assisté à une importante commémoration avec de nombreux porte-drapeaux, prises de paroles, chants, dépôts de fleurs.
Participer à un congrès national est un moment important : au fil des rencontres, les échanges sur nos initiatives et nos regards sur la transmission des Valeurs de la Résistance et des Mémoires des Résistants et des Résistantes, sont très enrichissants !
Le 23 novembre l’ANACR-Oise était présente au salon du livre de Beaumont-sur-Oise : nous avons fait des rencontres intéressantes autant avec le public qu’avec des auteurs ! Le N° 24 de nos publications Pages de la Résistance a été le local de l’étape ! Normal puisque Frédéric Gondron y présente « La Résistance dans le secteur de Chambly. Le maquis de Ronquerolles » : l’histoire si courte et si héroïque du maquis de Ronquerolles (juin 1944) s’est déroulée à environ 10km de Beaumont-sur-Oise ! Cette histoire est aussi celle du maquis des Kroumirs (août 1944), tous deux emmenés, entre autres, par le détachement FTP « Patrie » ; Frédéric Gondron rappelle aussi le contexte dans lequel la Résistance agissait : la présence massive de troupes allemandes, la proximité des villes et villages qui rendait la clandestinité difficile… De nombreuses actions sont à mettre à l’actif du détachement « Patrie », connues grâce à la confrontation des rapports de gendarmerie, du préfet et des témoignages d’un acteur principal qui a rédigé des rapports à la Libération : Kléber Dauchel. Malgré le déclenchement de violence et de représailles sans précédent, la Résistance a répondu courageusement en participant de façon décisive à la Libération de notre pays. Des stèles et commémorations en rappellent le souvenir.
Le Mémorial de l’Internement et de la Déportation propose, mardi 25 Novembre 2025, un film documentaire sur le camp de Ravensbrück : un sujet qui peut enrichir le travail sur le concours national de la Résistance et de la Déportation dont le thème est, pour cette année scolaire 2025-2026 : « La fin de la Shoah et de l’univers concentrationnaire nazi : survivre, témoigner, juger (1944-1948) ».
Il y a également une exposition sur ce thème : Déportées à Ravenbrück 1942 – 1945
Nous avons appris avec tristesse le décès de Claude Leleu, le 1er novembre dernier, à l’âge de 83 ans. Ancien technicien chez Honeywell, il était adhérent de l’ANACR-Oise dans le Comité Compiègne-Crépy depuis plusieurs années.
Claude Leleu a très longtemps travaillé à l’histoire des fusillés de la citadelle d’Amiens pendant l’occupation. Avec Lucienne Fabre-Sebart et Jean-Pierre Besse, il a aussi travaillé sur les liens existant entre l’Oise et la Somme pendant l’occupation. Il a fait beaucoup de recherches avec Jacques Lejosne, historien amiénois décédé en 2019. Jacques Lejosne avait inauguré en 2004 une plaque à l’hôpital Philippe Pinel en hommage à quatre résistants fusillés en ce lieu dont Edmond Léveillé, en présence de Lucienne Fabre-Sebart et de Michelle Asselin, la fille de Jeanne Léveillé-Asselin.
Claude Leleu, avec Jacques Lejosne et d’autres, a fait partie des fondateurs de l’association Centre de Mémoire et d’Histoire-Somme- Résistance et Déportation ; ce centre a été créé en 2012 avec pour objectif la construction d’un musée de la Résistance à la citadelle. Elle fait connaître la Résistance et le martyr des fusillés de la citadelle. Pour aller sur son blog : merci de cliquer ICI.
L’ANACR-Oise et l’association Centre de Mémoire et d’Histoire-Somme- Résistance et Déportation étaient présentes avec ses proches à ses obsèques. Le comité ANACR de Compiègne-Crépy-sur-Oise lui a rendu hommage en déposant des fleurs.
Nous adressons nos sincères condoléances à sa famille et à ses amis.
Voici, pour un autre de nos adhérents disparus, le texte d’hommage à Christian Lucas lu par Alain Blanchard le 31 octobre dernier