prochain rendez-vous ANACR : dimanche 29 septembre

L’ANACR sera présente au Carnaval des Possibles sur la Base de Loisirs de Saint-Leu-D’Esserent le dimanche 29 septembre : une occasion parmi beaucoup d’autres pour l’ANACR de porter la mémoire de la Résistance et une occasion pour vous de découvrir notre travail et nos projets…

Et de décider peut-être d’adhérer à l’ANACR-Oise ! Car, si vous pensez qu’il faut connaître et faire connaître l’histoire de la Résistance, les valeurs qu’elle a portées, ce qu’elle suppose de courage, de clairvoyance et d’engagement personnel, vous partagez déjà l’objectif principal de l’ANACR !

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contact : anacr-oise-comitedepartemental@gmail.com

Faire vivre la mémoire de la Résistance

Samedi 31 août à Clermont, le spectacle du Théâtre du Pressoir ´Odette Sauvage » était présenté sur l’esplanade du Donjon devant un public très nombreux où les plus âgés avaient peut-être connu Odette Sauvage, une Résistante  qui a caché 24 aviateurs pendant la seconde guerre… La famille d’Odette Sauvage était présente et – fait remarquable et très encourageant,  beaucoup de jeunes et de très jeunes étaient aussi présents.

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La mise en scène était remarquable avec en particulier une utilisation de l’immense mur qui fermait la scène sur lequel une vidéo était projetée et de l’espace du public (les premiers rangs ont eu droit à une « distribution de tracts…)

Le spectacle était aussi une très belle évocation des Résistants de Clermont ! Et une bien belle façon de célébrer la Libération de Clermont le 31 août 1944 !

Vous pouvez relire ICI la fiche rédigée par Jean-Pierre  Besse que nous avions déjà publiée l’an dernier.

Dans Le Parisien du 30 août un très bel article est consacré à Denise Dubos, membre de l’ANACR-Oise, dont le père Marcel Dubos était Résistant à Beauvais.

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Denise Dubos, 87 ans, se déplace aujourd’hui dans les écoles, afin de témoigner et de transmettre sa mémoire aux jeunes générations. LP/Clémence Bauduin

Pour lire l’article du Parisien vous pouvez aller sur le site du journal  ou  cliquer ICI

Voici ce la courte biographie publiée dans L’Oise septembre 1940 – septembre 1944 de Jean-Pierre Besse :  » Marcel, Emile DUBOS : né à Beauvais en 1902, employé, fondateur du PC à Beauvais, il échappe à l’arrestation en juillet 1941 et entre dans la clandestinité. Il participe aux activités du Front national, du PC et collabore au Patriote de l’Oise. Après guerre, il devient adjoint au maire. Il est mort en 1979. »

 

Avis de décès de la femme de Lucas Christian

 

 

Notre camarade Christian Lucas a eu la douleur de perdre son épouse Madeleine cet été. Nous l’avons appris trop tard pour pouvoir lui témoigner par notre présence de toute notre sympathie et notre affection. Que Christian et sa famille les retrouvent ici ! L’ANACR-Oise leur présente ses condoléances attristées. 

 

 

Du 28 août au 2 septembre 1944 : la Libération de l’Oise, il y a 75 ans !

 

 

 

La Libération de la France continentale a commencé le 6 juin 1944 avec le débarquement en Normandie. Suivi le 15 août par le débarquement en Provence.

Le débarquement en Normandie marque le début de la fin de la guerre. Une étape -la dernière- après bien des combats sur tous les fronts pendant de longues années :

  • le 22 juin 1941, l‘opération Barbarossa lance la guerre à l’est devait durer 4 mois…  la décisive bataille de Stalingrad (17 juillet 1942 – 2 février 1943) marque un tournant dans la seconde guerre mondiale.
  • le 8 novembre 1942,  l’opération Torch : le débarquement des alliés (américains et britanniques) au Maroc et en Algérie avec le soutien décisif de la Résistance intérieure. Ces pays, comme la Tunisie, étaient sous le contrôle de Vichy. L’opération Torch va conduire les Allemands à envahir la Tunisie et donc à la Bataille de Tunisie (17 novembre 1942 – 13 mai 1943). Les Forces Françaises libres fusionnent avec l’Armée d’Afrique pour former l’Armée Française de la Libération.
  • Le 10 juillet 1943 : débarquement en Sicile et début de la Campagne d’Italie.
  • Le 4 octobre 1943 : libération de la Corse par  une partie de l’Armée Française de la Libération et la Résistance corse.

Il faudra attendre encore plus d’un an pour voir le débarquement en Normandie !

La première ville libérée sera Bayeux, le 7 juin 1944 ! Caen qui est à un peu plus de 30km à l’est de Bayeux sera libéré près d’un mois plus tard, le 9 juillet 1944.

Pour l’Oise, la libération commence avec les Américains au sud-est le 28 août.  Le 30 août,  Beauvais est libérée par les Anglais.  Le 30 août aussi libération de Chaumont en Vexin, Méru, Cinqueux et Noailles par les Américains. Le même jour libération de Lamorlaye par une autre division américaine qui libèrera le 31 août Chantilly, Senlis, Creil, Nanteuil-le-Haudoin. Compiègne et Clermont seront libérés le 1er  septembre,  Noyon le 2 septembre : à cette date toute l’Oise est libérée.

La Résistance a joué ici comme sur tout le territoire un grand rôle pour retarder les mouvements de troupes allemandes dès le débarquement et dans les combats de libération de chaque ville et village. Les nazis ne s’y tromperont pas qui multiplient les rafles et les massacres dans cette période : rafle à Boulincourt (juin 1944), à Salency (juillet) et Anserville (juillet également), massacres à Troissereux (du 16 au 18 août, plus de 20 morts), à Andeville (23 août, 23 morts) et Cauvigny-Château Rouge (20 morts).

Nous commémorons cette année le 75ème anniversaire de tous ces évènements !

À Beauvais, l’exposition de l’ANACR « Nous sommes libérés » à base de photographies d’époque sur les trois jours de Libération de Beauvais sera présentée à partir du 30 août de 14h à 17h30, devant la Mairie, place Jeanne Hachette, en regard d’une exposition réalisée par des élèves  du Collège Beaumont (zup Argentine – Beauvais) sous la direction de leur professeur d’Histoire, puis, à partir de 17h30, elle sera réinstallée et exposée dans les locaux de la mairie pour plusieurs semaines.

Panneau présentation, Expo photos ANACR     1908-beauvais-liberation-prog

à gauche, un des panneaux de l’exposition de l’ANACR ; pour le télécharger :  Cliquer ICI

à droite, le programme de la commémoration de la Libération de Beauvais ; pour le télécharger : Cliquer ICI

À Senlis, dès le 25 août, une cérémonie s’est tenue au cimetière municipal à laquelle ont participé Christian Lucas et Jacqueline Leroy, tous deux anciens -très jeunes- Résistants et membres de l’ANACR-Oise.

Commémoration de la Libération de Senlis.Ici devant la stèle des déportés, dépôt de gerbes par Christian Lucas et Jacqueline Leroy, les deux survivants des 70 Résistans de Senlis (photo GU)
Commémoration de la Libération de Senlis. Ici devant la stèle des déportés, dépôt de gerbes par Christian Lucas et Jacqueline Leroy, les deux survivants des 70 Résistants de Senlis : ils étaient membres  du « GROUPE F.F.I-F.T.P. du secteur  N° 4 de l’OISE – (photo GU)

 

 

 

À Clermont le 1er septembre, comme nous l’avons déjà annoncé la Libération sera célébrée avec une pièce de théâtre consacrée à la Résistante Odette Sauvage :

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Nous avons utilisé dans cet article un document publié par le CRDP de l’académie d’Amiens que vous pouvez lire en  Cliquant ICI

Les commémorations d’août et … notre bulletin N°64 – pompiers et routiers dans la Résistance

Le 15 août, Alain Blanchard représentait l’ANACR-Oise à la cérémonie à la ferme des Kroumirs à Trie-Château :

Aujourd’hui 17 août, se déroule la cérémonie de pose d’une plaque rappelant la rafle à Bulles de 7 réfractaires au STO Résistants.

Le dernier bulletin de l’ANACR-Oise est paru en juillet et il semble que la mise en ligne a été oubliée ! Le voici donc : MERCI de CLIQUER ICI pour le TELECHARGER

On connait bien l’immense contribution des cheminots ou des enseignants à la Résistance. Celle des pompiers ou des « Routiers (les fameux restaurants) est moins connue ; voici des documents intéressants :

Sur les « routiers » :  un article du journal LA CROIX

Sur les pompiers de l’Oise : un article du journal Le Parisien Oise   et  un lien vers un reportage vidéo

 

 

En souvenir de Robert Lejeune, ancien Résistant et ancien Oisien

Nous avons appris le décès de Robert Lejeune, un ancien Résistant qui a vécu quelques années de 1950 à 1957 dans l’Oise à Méru y devint secrétaire du syndicat CGT d’EDF et de la section communiste locale. Il intégra alors le bureau de la fédération communiste..

Nous présentons nos sincères condoléances à sa famille et aux très nombreux habitants de l’Oise qui l’ont connu comme militant et syndicaliste ou parce que un de ses fils habite Saint Leu et a été maire adjoint à Saint Leu durant plusieurs mandats.

EXTRAIT DU MAITRON EN LIGNE :

En 1943, il s’engagea dans les FTP et y acquit le grade d’adjudant au sein de la 8e région. Lors de la Libération, il participa à l’organisation des FTPF à Bois-Colombes (Seine, Hauts-de-Seine) puis aux opérations en banlieue ouest (Asnières, Clichy, Neuilly et Colombes). À partir de décembre 1944, il effectua son service militaire dans les parachutistes.

EXTRAIT DU « CARNET » de l’édition du Jeudi 8 Août 2019 du journal L’HUMANITÉ :

Robert Lejeune, ancien résistant, syndicaliste CGT à EDF

Robert Lejeune, ancien résistant, syndicaliste CGT à EDF, ancien responsable de l’Association française d’amitié et de solidarité avec les peuples d’Afrique (Afaspa), est décédé à l’âge de 92 ans. Enfant de l’Assistance publique, il rejoint en 1943 les FTPF. En 1946, il intègre EDF et adhère à la CGT et au Parti communiste. Muté à Méru (Oise) en 1950, il milite à la CGT et au PCF. 1957, le militant s’installe à Romainville (Seine-Saint-Denis) et prend des responsabilités syndicales à l’échelle internationale (FSM) et au sein des activités sociales des électriciens et gaziers. Retraité, il agit à l’Association française d’amitié et de solidarité avec les peuples d’Afrique (AFASPA), dont il sera secrétaire général de 1998 à 2006. Ses obsèques ont lieu aujourd’hui à 10 heures au crématorium des Joncherolles, 95, rue Marcel-Sembat à Villetaneuse, puis à 15 heures cimetière ancien de Romainville, rue Paul-de-Kock. L’Humanité prése20190831 – ODETTE SAUVAGE, SPECTACLE – V12nte ses condoléances à sa famille et à ses proches.

Rappel : le 31 août à Clermont de l’Oise :

Pensez à réserver par mail : theatredupressoir@free.fr ou par téléphone : 06 71 16 74

Cliquer  pour télécharger l’AFFICHE ou pour télécharger le FLYER

 

 

Se souvenir … de la fusillade des Kroumirs (15 août) et d’Odette Sauvage (6 au 31 août)

Le jeudi 15 août 2019 à 10h30 à la ferme des Kroumirs, route de Villers-sur-Trie à Trie-Château, aura lieu la commémoration de « la fusillade des Kroumirs » où des fermiers de Trie-Château et des résistants et patriotes du maquis de Ronquerolles furent fusillés par les SS. Cette cérémonie est, chaque année, un moment très émouvant qui réunit beaucoup d’associations et aussi d’habitants de la région.

Dans la région de Chambly, c’est le détachement FTP Patrie qui agit à partir d’avril 1942 ; en 1944 il travaille dans le cadre des FFI avec le mouvement Défense de la France de Philippe Viannay et un autre détachement FTP An II. Ils mènent de nombreuses actions à partir du 6 juin 1944 pour ralentir l’armée allemande : le mouvement Défense de la France est basé dans la ferme des Tuileries à Ronquerolles, les détachements FTP sont dans une grotte à Courcelles. A la suite d’une dénonciation, le 19 juin, le maquis de Ronquerolles  est attaqué par près de 1000  soldats allemands ; les détachements FTP de Courcelles viennent les aider mais le combat est inégal : il y aura 3 maquisards tués au combat, 1 maquisard abattu et 15 faits prisonniers : 11 seront torturés puis fusillés dans le bois de Cassan et 2 seront déportés. Les autres maquisards ont réussi à s’échapper. Le 12 août 1944 le détachement FTP Patrie installe un maquis à Trie-Château dans la ferme des Kroumirs avec 6 hommes rescapés de Ronquerolles qui reprennent les sabotages. Mais le 14 août les Allemands encerclent la ferme : les 6 maquisards qui ont caché leurs armes sont faits prisonniers. Les Allemands découvrent ensuite les armes et fusillent sur place le fermier et ses deux commis. Les prisonniers tentent de s’échapper : 1 seul réussira ; 4 seront tués et 1 sera déporté.

C’est cet épisode des combats de la Résistance dans notre région qui est évoqué, le 20 juin à L’Isle-Adam et à Belle-Eglise et le 14 août à Trie-Château… A Ronquerolles, 10 des maquisards tués avaient entre 23 et 27 ans ; Corentin Quideau qui commandait le détachement An II  avait 48 ans …

Participer avec ses enfants ou ses petits-enfants à cette commémoration (comme à beaucoup d’autres) est une excellente occasion de leur faire découvrir l’engagement de ces souvent très jeunes hommes (et femmes : les 2 agents de liaison qui ont averti les FTP de Courcelles étaient 2 femmes ) qui ont choisi de défendre la liberté fusse au prix de leur vie.

Du 6 au 31 août, c’est la Résistante Odette Sauvage qui sera à l’honneur à Clermont de l’Oise avec une exposition à l’Espace Séraphine Louis, 11 rue du Donjon :

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Henri Barbusse et les pacifistes dans l’Oise: conférence le 29 juin à 15h à Chantilly

 

SAMEDI 29 JUIN 2019 à 15h

dans la salle des conférences de la mairie de Chantilly – Entrée libre

Après la Grande Guerre, Henri Barbusse et les mouvements sociaux dans l’Oise vus au travers des rapports de police

par Philippe Lamps

C’est la 3ème des conférences des Cahiers de Chantilly  autour de leur N°11 dans lequel Philippe Lamps a publié « Barbusse et l’Oise pacifiste » un article montrant bien toute l’activité des mouvements pacifistes de l’Oise au travers de journaux libertaires comme Le Franc Parleur ou Germinal et au travers aussi des rapports de police : une police qui est sur les dents et toujours à l’affut de la plus petite manifestation en faveur de la PAIX. Il faut croire que la paix faisait plus peur que la guerre !

Henri Barbusse qui vient souvent travailler dans sa maison à Aumont -en-Halatte, se bat sans relâche pour la paix.

  • En fondant, dès novembre 1917, l’ARAC Association Républicaine des Anciens Combattants.
  • Et en 1919, il crée le collectif Clarté avec -entre autres- son ami Pau Vaillant-Couturier « Pour la paix dans un monde juste ».
  • En impulsant au niveau international les luttes pour la Paix et contre le fascisme : en 1932, avec Romain Rolland il organise le Congrès d’Amsterdam, avec Aragon il crée l’Association des écrivains et artistes révolutionnaires. En  1933, il participe au Congrès mondial contre la guerre et le fascisme dit Amsterdam-Pleyel.

Barbusse est aujourd’hui connu pour son magnifique témoignage LE FEU, Journal d’une escouade, qui parut sous forme de feuilleton dans le quotidien L’Œuvre  à partir du 3 août 1916, puis intégralement à la fin novembre 1917 aux éditions Flammarion, recevant la même année le pris Goncourt : deux ans avant la fin de la guerre ! Les Cahiers de Chantilly ont analysé, toujours sous Laplume de Philippe Lamps, dans leur N°9 un carnet inédit d’Henri Barbusse : « Le carnet d’Henri Barbusse : Enfer, Feu, Clarté »

« Enfer », du titre d’un premier succès de Barbusse avec un roman un peu esthétisant écrit en 1908 ; « Clarté », du titre d’autre roman de Barbusse, écrit en 1919, qui décrit la profondeur de l’onde de choc que fut la Grande Guerre :  « Je suis revenu des régions des sacrifices humains prématurément vieilli et physiquement malade, mais aussi malade du désir de faire quelque chose d’utile à la cause de tous » ; est-ce Simon, le héros du roman qui parle ? Est-ce Barbusse?