Norbert Hilger honoré à Chevincourt – Du 13 au 16 avril : week-end de la Résistance à Saint-Maximin

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Samedi 17 mars, en présence d’Emile Hérisson, membre de l’ANACR-Oise et Résistant dans la région de Compiègne et La Croix-Saint-Ouen, d’Alain Blanchard, président de l’ANACR-Oise, de Gérard Nouyou, notre porte-drapeau ainsi que de nombreux membres de l’ANACR-Oise du comité de Noyon ainsi que la famille, les amis et les officiels, une plaque a été dévoilée sur le mur de la ferme de Norbert Hilger à Chevincourt.

Pour lire le reportage paru dans Ose-Hebdo du 21 mars : CLIQUER ICI

Honorer les Résistants c’est une des mission de l’ANACR-Oise et cet hommage à Norbert Hilger est l’aboutissement d’un long travail du Comité de Noyon et d’Emile Hérisson.

Faire comprendre ce qu’était la Résistance est une autre mission que s’assigne l’ANACR-Oise et qui va trouver une nouvelle concrétisation lors de ce week-end du 13 au 16 avril à Saint-Maximin :

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Après la projection du film « Le carnet de Janina »

le livre de Janina

A l’initiative  de la Ligue des Droits de l’Homme, de l’ANACR – Oise et d’associations beauvaisiennes,  une soixantaine de spectateurs ont vu avec émotion,  jeudi soir, au cinéma CGR de Beauvais, Le carnet de Janina, documentaire d’Isabelle Veyron de la Moureyre consacré au témoignage de Janina Hescheles Altman sur son enfance à Lvov, en Pologne orientale, sous l’occupation nazie.

Témoignage exceptionnel une enfant juive orpheline de douze ans cachée par la résistance polonaise qui l’encourage à écrire pour s’opposer à l’oubli et l’impunité de la barbarie nazie qui organise l’extermination de l’importante communauté juive : pogroms, massacres de masse, génocide à Belzec.

Eitan Altman, fils de Janina Hescheles, était présent au débat pour répondre aux nombreuses questions de l’assistance, notamment sur de l’engagement de sa mère en Israël contre la colonisation des territoires palestiniens, pour l’accueil des réfugiés, et contre l’oubli des pogroms et du génocide passés, dans sa ville natale aujourd’hui en Ukraine où son livre de résistance à la barbarie a été publié et où, sur un mémorial juif a été gravée une de ses phrases : « ..aujourd’hui, mon Lvov se trouve partout où on destabilise  la vie, où les gens perdent leur famille, où on les chasse de leurs villes ou de leurs villages natals.» «  C’est faire bien peu de cas de la Shoah que d’agir ainsi » juge-t-elle en 2015, à propos des relations entre Israël et les Palestiniens, lorsqu’elle ajoute un épilogue à son témoignage.

Leçon d’humanité et de résistance morale et intellectuelle pour le progrès humain que le témoignage de Janina Hescheles publié aujourd’hui en France aux éditions classiques Garnier  (ISBN: 978-2-406-07113-6), et dont l’auteur se réfère aux principes universels à transmettre à la jeunesse, dans ce monde de compétition entre les communautés et les  nations.

Cette projection, annoncée sur notre blog a aussi fait l’objet d’aun article dans Oise-Hebdo du 14 mars :  Paru mercredi 14 mars dans Oise Hebdo

Le 17 mars : Norbert Hilger honoré à Chevincourt et AG de notre Comité Saint-Leu

Le 17 mars à 14h30 notre Comité de Saint-Leu d’Esserent Sud & Ouest tiendra son assemblée générale dans la salle de réunion de l’ancienne mairie de Saint-Leu d’Esserent : nous serions ravis d’y accueillir de nouveaux AMI-E-S !

A noter aussi pour le même jour, 17 mars, à 16h : une plaque à la mémoire de Norbert Hilger, Officier de la Résistance, déporté à Buchenwald sera posée à Chevincourt au 132 rue Payot, là où il habitait et peut-être où il est né… Norbert Hilbert est né à Chevincourt en 1905. Il était cultivateur. Mobilisé le 11 septembre 1939, il est blessé à Rouen le 9 juin 1940 et rentre le 1er juillet à Chevincourt. En janvier 1942, grâce à deux militants communistes « Lucien » (André Dumontois) et « Marcel » il entre au Front national de lutte pour l’indépendance de la France et il est responsable du sous-secteur de Thourotte : avec le grade d’adjudant, il dirige 75 hommes. En mai 1942, il devient responsable du secteur de Compiègne : avec le grade de lieutenant, il dirige 250 hommes. Il sera aussi membre de l’état-major FFI du secteur Est de l’Oise.

Le 16 juillet 1944 il est arrêté en même temps que son fils Pierre et qu’un ouvrier agricole ; ces derniers seront libérés alors que Norbert Hilger est déporté à Buchenwald le 16 août dans le dernier train parti de Compiègne. Rapatrié en mai 1945, il est hospitalisé quelque temps à l’hôpital Bichat d’où il sort le 2 juin 1945.

Son arrestation et celles qui suivront sont à mettre en rapport avec la trahison du jeune Adrien Souris, né le 31 octobre 1925, résistant arrêté le 10 juillet, puis libéré peu de temps après. Le 13 juillet 1944, Pierre Pichot, instituteur à Caisnes, échappe à l’arrestation ; le 16 juillet, on l’a dit, c’est au tour de Norbert Hilger, de son fils et d’un ouvrier agricole ; le 17 juillet, c’est Joseph Charles, ferrailleur, domicilié à Tracy-le-Val ; le 18 juillet, André et Max Brézillon, René Philippon sont arrêtés ; le 20 juillet Régis Pons et Michel Depierre ; le 22 juillet, Gilbert Bleuse, charpentier chez Brézillon ; le dernier arrêté est Jules Mercier, le 4 août. Ces arrestations frappent aussi bien le Front national (Hilger, Charles, Mercier) que l’OCM (Brézillon père et fils, Philippon, Depierre, Bleuse).

Norbert Hilger est déporté avec André et Max Brézillon, Joseph Charles, René Philippon, Georges Roos, Michel Depierre, Gilbert Bleuse, Jules Mercier. Tous sont revenus, excepté Joseph Charles. Adrien Souris a  été exécuté par les résistants noyonnais le 18 août 1944.

Après la guerre, Norbert Hilger reprend son métier d’agriculteur et milite à la FNDIRP dont il est le président pendant une dizaine d’années. Il meurt à Villers-Saint-Denis, en novembre 1978.

Cette reconnaissance a été demandée depuis fort longtemps par l’ANACR et en particulier par le Comité de Noyon : le 17 mars, Alain Blanchard, président de l’ANACR-Oise, sera présent à la cérémonie à Chevincourt avec nos porte-drapeau aux côtés du Comité de Noyon

NB : toutes les informations sur Norbert Hilger sont extraites du DVD de Jean-Pierre Besse « L’histoire de la Résistance dans l’Oise »

Connaître ce que l’on combat : un entretien d ‘Annie Lacroix-Riz et un film…

Nous vous avions parlé dans notre bulletin de janvier de la réponse apportée par Annie Lacroix-Riz  à deux documentaires  « Quand l’extrême droite résistait, quand la gauche collaborait » diffusés fin 2017… Le 26 février dernier c’est après « l’affaire » Maurras qu’elle s’exprimait à propos « Des nouvelles droites » dans l’émission « entretien libre » sur LeMediatv.fr:  cliquer iici pour l’écouter

Cette affaire Maurras, arrivée après beaucoup d’autres du même acabit, a d’abord posé le problème : doit-on commémorer Maurras ?  Commémoration abandonnée par le gouvernement et fin apparente du débat. Apparente seulement car on apprend ensuite que la notice préparée en vue de cette commémoration oubliait simplement de signaler l’antisémitisme forcené de Maurras  (lire, par exemple, cet article paru dans Libération le 4 février)  …  Il faut s’interroger devant un tel oubli volontaire ou non… C’est ce que fait Annie Lacroix-Riz en y apportant ses propres réponses.

Pour l’ANACR c’est aussi une justification s’il en était besoin de la nécessité du travail qu’elle fait au travers de rencontres , d’expositions, de projections de films, de publications : un travail qui s’adresse à tous mais tout particulièrement aux plus jeunes élèves de collège ou lycéens.

Ainsi en est-il pour la projection suivie d’un débat du film Le carnet de Janina dont nous vous rappelons la date pour le public :

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Une annonce, le 15 mars, du film « Le carnet de Janina »,des comptes rendus et rappel jusqu’à dimanche : les 10 ans du Mémorial de Royallieu…

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Covoiturage possible : merci de nous contacter

Voici le compte-rendu de la projection-débat du film de Melville L’Armée des Ombres au CGR de Beauvais le 14 février :

Des adhérents de l’ANACR-Oise ont participé au ciné-débat proposé par l’Association de l’Oise pour le Concours  Natioonal de la Résistance et de la Déportation, en présence d’une quarantaine d’élèves d’un lycée professionnel de Beauvais et de leurs professeurs engagés dans la préparation du concours. C’est d’ailleurs dans cette perspective que le film de Melville a d’abord été présenté en référence au thème  « s’engager pour libérer la France » et à l’engagement  dans la France libre de Melville et de Kessel son inspirateur.

De l’avis des autres spectateurs présents comme des intervenants, le public jeune – où dominaient des lycéennes – a marqué par son attention pendant le film et ses nombreuses réflexions au cours de l’échange qui a suivi et permis de nombreuses prises de parole dans le temps assez court laissé par le long métrage.

L’engagement des personnages pour recueillir et transmettre le renseignement,  exfiltrer des personnes recherchées par l’occupant, faire évader des camarades emprisonnés face à la barbarie des tortionnaires SS ou du sadisme d’exécutions collectives a été bien compris ; mais les servitudes imprévues de cet engagement conduisant aux éliminations de Dounat ou de Mathilde ont permis de mesurer l’absence « d’héroïsation » des résistants portés à l’écran par Melville. La mort de Mathilde ayant particulièrement ému les jeunes spectateurs, l’analyse des images de cette séquence a permis de caractériser les choix de Melville dans l’adaptation du roman de Kessel : aucun des résistants représentés à l’écran ne reste en vie jusqu’à la Libération, malgré l’accélération et l’étirement  du temps au cours de cette dernière séquence qui, en quelques secondes augmente d’une année la durée de la période représentée qui s’étendait jusque-là d’octobre 1942 à février 1943, et non de l’automne 1941 à l’automne 1943 comme le roman qui insistait sur la poursuite du combat, 26 ans plus tôt, dans un contexte historique  différent .

Les 10 ans du Mémorial de Royallieu sont célébrés ce week-end !

Le film « La douleur« , a été présenté en séance « cinéclub au Majestic de Compiègne le 17 février en avant-première des manifestations des 10 ans du Mémorial : si vous ne l’avez pas encore vu, c’est un film magnifique : il passe encore dans les salles…

Vendredi 23 février pour le coup d’envoi de l’anniversaire, le concert « Musique et Résistance » a été un moment d’émotions : émotion musicale portée par le  pianiste Thomas Taquet et la soprano Betsabee Haas et émotion à l’évocation par le conférencier Amaury du Closel (directeuir artistique de l’ensemble « Voix étouffées ») de l’histoire des compositeurs et musiciens dans les camps, et émotion toujours renouvelée simplement en pénétrant dans ce lieu si signifiant dans sa sobriété

Nous avons déjà mis le programme en ligne (et le revoici)  il y a une semaine : aujourdhui et demain ce sont des rencontres, débats, conférences et le film « L’armée des ombres » qui vous sont proposés au Mémorial de Royallieu

Royallieu célèbre ses 10 ans !

Les10ansdeROYALLIEU

Vous pouvez télécharger le programme EN CLIQUANRT ICI :

samedi 17 février : projection du film LA DOULEUR suivie d’une rencontre avec le réalisateur au cinéma Le Majestic à Compiègne à 20h – tarifs : 5€ ou 6€50

Du 21 février au 2 avril  au Mémorial : exposition L’ORCHESTRE DU BLOCH 12

Vendredi 23 février, à 20h RETROSPECTIVE 2008 – 2018 et à 20h30 conférence puis concert MUSIQUE ET RESISTANCE

Et des conférences les 21, 24 et 25 février.

Il faut réserver par téléphone au 03 44 96 37 00 ou par mail adressé à memorial@compiegne.fr

 

une exposition en février aux Lilas et les documents de l’AG, du congrès et d’une exposition locale

Avant de vous donner accès à de nombreux documents, voici une date à noter :

L’association MÉMOIRE VIVE DES CONVOIS DES 45000 ET 31000 D’AUSCHWITZ-BIRKENAU tient son assemblée générale le 3 FÉVRIER 2018  et elle présente, dans le hall de la mairie des Lilas, une exposition du 1er au 8 février qui sera inaugurée, en présence du maire des Lilas, aura lieu le 2 février à 18 heures.

Le 20 janvier s’est déroulé un hommage aux 31000 à l’occasion du 75e anniversaire de leur départ. Le rendez-vous était fixé à 10 heures au monument dédié à Danielle Casanova devant la mairie de Romainville. Puis la cérémonie s’est déroulée au Fort de Romainville à 11 heures.

Voici le bulletin N°62 de l’ANACR-Oise : merci de cliquer ICI pour le télécharger ; vous y trouverez des informations sur notre assemblée générale, sur le congrès de l’ANACR nationale à Dax, l’annonce de la plaquette N° 27, nos actions depuis septembre 2017 et nos projets !

Avec la plaquette N° 27 nous avons voulu rendre hommage à Jean-Pierre Besse pour le 5ème anniversaire de sa disparition. Vous pouvez nous la commander !couverture-plaquette-27.jpg

Voici également des documents promis dans nos articles précédents :-

  • après l’exposition sur le Conseil National de la Résistance prétée par l’ANACR-Oise au collège Lucie et Raymond Aubrac de Pont-Sainte-Maxence, nous avons reçu le questionnaire préparé par le professeur d’histoire qui nous l’avait demandé et son compte-rendu :
    • merci de cliquer ICI   pour télécharger le compte-rendu
    • et ICI  pour télécharger le questionnaire
  • après le congrès de l’ANACR nationale à DAX, vous pouvez télécharger :
  • après l’assemblée générale de l’ANACR-OIse  à Agnetz, vous pouvez télécharger :