Du 28 août au 2 septembre 1944 : la Libération de l’Oise, il y a 75 ans !

 

 

 

La Libération de la France continentale a commencé le 6 juin 1944 avec le débarquement en Normandie. Suivi le 15 août par le débarquement en Provence.

Le débarquement en Normandie marque le début de la fin de la guerre. Une étape -la dernière- après bien des combats sur tous les fronts pendant de longues années :

  • le 22 juin 1941, l‘opération Barbarossa lance la guerre à l’est devait durer 4 mois…  la décisive bataille de Stalingrad (17 juillet 1942 – 2 février 1943) marque un tournant dans la seconde guerre mondiale.
  • le 8 novembre 1942,  l’opération Torch : le débarquement des alliés (américains et britanniques) au Maroc et en Algérie avec le soutien décisif de la Résistance intérieure. Ces pays, comme la Tunisie, étaient sous le contrôle de Vichy. L’opération Torch va conduire les Allemands à envahir la Tunisie et donc à la Bataille de Tunisie (17 novembre 1942 – 13 mai 1943). Les Forces Françaises libres fusionnent avec l’Armée d’Afrique pour former l’Armée Française de la Libération.
  • Le 10 juillet 1943 : débarquement en Sicile et début de la Campagne d’Italie.
  • Le 4 octobre 1943 : libération de la Corse par  une partie de l’Armée Française de la Libération et la Résistance corse.

Il faudra attendre encore plus d’un an pour voir le débarquement en Normandie !

La première ville libérée sera Bayeux, le 7 juin 1944 ! Caen qui est à un peu plus de 30km à l’est de Bayeux sera libéré près d’un mois plus tard, le 9 juillet 1944.

Pour l’Oise, la libération commence avec les Américains au sud-est le 28 août.  Le 30 août,  Beauvais est libérée par les Anglais.  Le 30 août aussi libération de Chaumont en Vexin, Méru, Cinqueux et Noailles par les Américains. Le même jour libération de Lamorlaye par une autre division américaine qui libèrera le 31 août Chantilly, Senlis, Creil, Nanteuil-le-Haudoin. Compiègne et Clermont seront libérés le 1er  septembre,  Noyon le 2 septembre : à cette date toute l’Oise est libérée.

La Résistance a joué ici comme sur tout le territoire un grand rôle pour retarder les mouvements de troupes allemandes dès le débarquement et dans les combats de libération de chaque ville et village. Les nazis ne s’y tromperont pas qui multiplient les rafles et les massacres dans cette période : rafle à Boulincourt (juin 1944), à Salency (juillet) et Anserville (juillet également), massacres à Troissereux (du 16 au 18 août, plus de 20 morts), à Andeville (23 août, 23 morts) et Cauvigny-Château Rouge (20 morts).

Nous commémorons cette année le 75ème anniversaire de tous ces évènements !

À Beauvais, l’exposition de l’ANACR « Nous sommes libérés » à base de photographies d’époque sur les trois jours de Libération de Beauvais sera présentée à partir du 30 août de 14h à 17h30, devant la Mairie, place Jeanne Hachette, en regard d’une exposition réalisée par des élèves  du Collège Beaumont (zup Argentine – Beauvais) sous la direction de leur professeur d’Histoire, puis, à partir de 17h30, elle sera réinstallée et exposée dans les locaux de la mairie pour plusieurs semaines.

Panneau présentation, Expo photos ANACR     1908-beauvais-liberation-prog

à gauche, un des panneaux de l’exposition de l’ANACR ; pour le télécharger :  Cliquer ICI

à droite, le programme de la commémoration de la Libération de Beauvais ; pour le télécharger : Cliquer ICI

À Senlis, dès le 25 août, une cérémonie s’est tenue au cimetière municipal à laquelle ont participé Christian Lucas et Jacqueline Leroy, tous deux anciens -très jeunes- Résistants et membres de l’ANACR-Oise.

Commémoration de la Libération de Senlis.Ici devant la stèle des déportés, dépôt de gerbes par Christian Lucas et Jacqueline Leroy, les deux survivants des 70 Résistans de Senlis (photo GU)
Commémoration de la Libération de Senlis. Ici devant la stèle des déportés, dépôt de gerbes par Christian Lucas et Jacqueline Leroy, les deux survivants des 70 Résistants de Senlis : ils étaient membres  du « GROUPE F.F.I-F.T.P. du secteur  N° 4 de l’OISE – (photo GU)

 

 

 

À Clermont le 1er septembre, comme nous l’avons déjà annoncé la Libération sera célébrée avec une pièce de théâtre consacrée à la Résistante Odette Sauvage :

affiche
Nous avons utilisé dans cet article un document publié par le CRDP de l’académie d’Amiens que vous pouvez lire en  Cliquant ICI

Les commémorations d’août et … notre bulletin N°64 – pompiers et routiers dans la Résistance

Le 15 août, Alain Blanchard représentait l’ANACR-Oise à la cérémonie à la ferme des Kroumirs à Trie-Château :

Aujourd’hui 17 août, se déroule la cérémonie de pose d’une plaque rappelant la rafle à Bulles de 7 réfractaires au STO Résistants.

Le dernier bulletin de l’ANACR-Oise est paru en juillet et il semble que la mise en ligne a été oubliée ! Le voici donc : MERCI de CLIQUER ICI pour le TELECHARGER

On connait bien l’immense contribution des cheminots ou des enseignants à la Résistance. Celle des pompiers ou des « Routiers (les fameux restaurants) est moins connue ; voici des documents intéressants :

Sur les « routiers » :  un article du journal LA CROIX

Sur les pompiers de l’Oise : un article du journal Le Parisien Oise   et  un lien vers un reportage vidéo

 

 

En souvenir de Robert Lejeune, ancien Résistant et ancien Oisien

Nous avons appris le décès de Robert Lejeune, un ancien Résistant qui a vécu quelques années de 1950 à 1957 dans l’Oise à Méru y devint secrétaire du syndicat CGT d’EDF et de la section communiste locale. Il intégra alors le bureau de la fédération communiste..

Nous présentons nos sincères condoléances à sa famille et aux très nombreux habitants de l’Oise qui l’ont connu comme militant et syndicaliste ou parce que un de ses fils habite Saint Leu et a été maire adjoint à Saint Leu durant plusieurs mandats.

EXTRAIT DU MAITRON EN LIGNE :

En 1943, il s’engagea dans les FTP et y acquit le grade d’adjudant au sein de la 8e région. Lors de la Libération, il participa à l’organisation des FTPF à Bois-Colombes (Seine, Hauts-de-Seine) puis aux opérations en banlieue ouest (Asnières, Clichy, Neuilly et Colombes). À partir de décembre 1944, il effectua son service militaire dans les parachutistes.

EXTRAIT DU « CARNET » de l’édition du Jeudi 8 Août 2019 du journal L’HUMANITÉ :

Robert Lejeune, ancien résistant, syndicaliste CGT à EDF

Robert Lejeune, ancien résistant, syndicaliste CGT à EDF, ancien responsable de l’Association française d’amitié et de solidarité avec les peuples d’Afrique (Afaspa), est décédé à l’âge de 92 ans. Enfant de l’Assistance publique, il rejoint en 1943 les FTPF. En 1946, il intègre EDF et adhère à la CGT et au Parti communiste. Muté à Méru (Oise) en 1950, il milite à la CGT et au PCF. 1957, le militant s’installe à Romainville (Seine-Saint-Denis) et prend des responsabilités syndicales à l’échelle internationale (FSM) et au sein des activités sociales des électriciens et gaziers. Retraité, il agit à l’Association française d’amitié et de solidarité avec les peuples d’Afrique (AFASPA), dont il sera secrétaire général de 1998 à 2006. Ses obsèques ont lieu aujourd’hui à 10 heures au crématorium des Joncherolles, 95, rue Marcel-Sembat à Villetaneuse, puis à 15 heures cimetière ancien de Romainville, rue Paul-de-Kock. L’Humanité prése20190831 – ODETTE SAUVAGE, SPECTACLE – V12nte ses condoléances à sa famille et à ses proches.

Rappel : le 31 août à Clermont de l’Oise :

Pensez à réserver par mail : theatredupressoir@free.fr ou par téléphone : 06 71 16 74

Cliquer  pour télécharger l’AFFICHE ou pour télécharger le FLYER

 

 

Se souvenir … de la fusillade des Kroumirs (15 août) et d’Odette Sauvage (6 au 31 août)

Le jeudi 15 août 2019 à 10h30 à la ferme des Kroumirs, route de Villers-sur-Trie à Trie-Château, aura lieu la commémoration de « la fusillade des Kroumirs » où des fermiers de Trie-Château et des résistants et patriotes du maquis de Ronquerolles furent fusillés par les SS. Cette cérémonie est, chaque année, un moment très émouvant qui réunit beaucoup d’associations et aussi d’habitants de la région.

Dans la région de Chambly, c’est le détachement FTP Patrie qui agit à partir d’avril 1942 ; en 1944 il travaille dans le cadre des FFI avec le mouvement Défense de la France de Philippe Viannay et un autre détachement FTP An II. Ils mènent de nombreuses actions à partir du 6 juin 1944 pour ralentir l’armée allemande : le mouvement Défense de la France est basé dans la ferme des Tuileries à Ronquerolles, les détachements FTP sont dans une grotte à Courcelles. A la suite d’une dénonciation, le 19 juin, le maquis de Ronquerolles  est attaqué par près de 1000  soldats allemands ; les détachements FTP de Courcelles viennent les aider mais le combat est inégal : il y aura 3 maquisards tués au combat, 1 maquisard abattu et 15 faits prisonniers : 11 seront torturés puis fusillés dans le bois de Cassan et 2 seront déportés. Les autres maquisards ont réussi à s’échapper. Le 12 août 1944 le détachement FTP Patrie installe un maquis à Trie-Château dans la ferme des Kroumirs avec 6 hommes rescapés de Ronquerolles qui reprennent les sabotages. Mais le 14 août les Allemands encerclent la ferme : les 6 maquisards qui ont caché leurs armes sont faits prisonniers. Les Allemands découvrent ensuite les armes et fusillent sur place le fermier et ses deux commis. Les prisonniers tentent de s’échapper : 1 seul réussira ; 4 seront tués et 1 sera déporté.

C’est cet épisode des combats de la Résistance dans notre région qui est évoqué, le 20 juin à L’Isle-Adam et à Belle-Eglise et le 14 août à Trie-Château… A Ronquerolles, 10 des maquisards tués avaient entre 23 et 27 ans ; Corentin Quideau qui commandait le détachement An II  avait 48 ans …

Participer avec ses enfants ou ses petits-enfants à cette commémoration (comme à beaucoup d’autres) est une excellente occasion de leur faire découvrir l’engagement de ces souvent très jeunes hommes (et femmes : les 2 agents de liaison qui ont averti les FTP de Courcelles étaient 2 femmes ) qui ont choisi de défendre la liberté fusse au prix de leur vie.

Du 6 au 31 août, c’est la Résistante Odette Sauvage qui sera à l’honneur à Clermont de l’Oise avec une exposition à l’Espace Séraphine Louis, 11 rue du Donjon :

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Henri Barbusse et les pacifistes dans l’Oise: conférence le 29 juin à 15h à Chantilly

 

SAMEDI 29 JUIN 2019 à 15h

dans la salle des conférences de la mairie de Chantilly – Entrée libre

Après la Grande Guerre, Henri Barbusse et les mouvements sociaux dans l’Oise vus au travers des rapports de police

par Philippe Lamps

C’est la 3ème des conférences des Cahiers de Chantilly  autour de leur N°11 dans lequel Philippe Lamps a publié « Barbusse et l’Oise pacifiste » un article montrant bien toute l’activité des mouvements pacifistes de l’Oise au travers de journaux libertaires comme Le Franc Parleur ou Germinal et au travers aussi des rapports de police : une police qui est sur les dents et toujours à l’affut de la plus petite manifestation en faveur de la PAIX. Il faut croire que la paix faisait plus peur que la guerre !

Henri Barbusse qui vient souvent travailler dans sa maison à Aumont -en-Halatte, se bat sans relâche pour la paix.

  • En fondant, dès novembre 1917, l’ARAC Association Républicaine des Anciens Combattants.
  • Et en 1919, il crée le collectif Clarté avec -entre autres- son ami Pau Vaillant-Couturier « Pour la paix dans un monde juste ».
  • En impulsant au niveau international les luttes pour la Paix et contre le fascisme : en 1932, avec Romain Rolland il organise le Congrès d’Amsterdam, avec Aragon il crée l’Association des écrivains et artistes révolutionnaires. En  1933, il participe au Congrès mondial contre la guerre et le fascisme dit Amsterdam-Pleyel.

Barbusse est aujourd’hui connu pour son magnifique témoignage LE FEU, Journal d’une escouade, qui parut sous forme de feuilleton dans le quotidien L’Œuvre  à partir du 3 août 1916, puis intégralement à la fin novembre 1917 aux éditions Flammarion, recevant la même année le pris Goncourt : deux ans avant la fin de la guerre ! Les Cahiers de Chantilly ont analysé, toujours sous Laplume de Philippe Lamps, dans leur N°9 un carnet inédit d’Henri Barbusse : « Le carnet d’Henri Barbusse : Enfer, Feu, Clarté »

« Enfer », du titre d’un premier succès de Barbusse avec un roman un peu esthétisant écrit en 1908 ; « Clarté », du titre d’autre roman de Barbusse, écrit en 1919, qui décrit la profondeur de l’onde de choc que fut la Grande Guerre :  « Je suis revenu des régions des sacrifices humains prématurément vieilli et physiquement malade, mais aussi malade du désir de faire quelque chose d’utile à la cause de tous » ; est-ce Simon, le héros du roman qui parle ? Est-ce Barbusse?

11h à Nogent-sur-Oise, 17h30 à Angicourt, 20hà Chantilly : une belle Journée nationale de la Résistance pour l’ANACR-Oise

L’ANACR-Oise a bien célébré la Journée nationale de la Résistance 2019 !

En participant à l’hommage rendu à deux grands Résistants de l’Oise, Marcel Deneux et Lucienne Fabre-Sébart et en organisant la projection d’un film sur le groupe Manoukian « Arsène Tchakarian, mémoire de l’affiche rouge ».

D’abord à Nogent-sur-Oise pour une belle cérémonie en hommage à Marcel Deneux : nous avons avec la municipalité de Nogent-sir-Oise remis en état sa tombe et le 27 mai nous nous sommes retrouvés au cimetière :

Le maire de Nogent-sur-Oise a lu le message de Geneviève DARRIEUSSECQ, secrétaire d’Etat auprès de la ministre des Armées :

Il est des journées qui font l’histoire d’une Nation, qui nourrissent son espérance et bâtissent son avenir. Le 27 mai 1943, dans Paris occupé où flottait la bannière à croix gammée, le Conseil National de la Résistance tenait sa première réunion. POUR LIRE LA SUITE, MERCI DE CLIQUER ICI

Voici ce qu’Alain Blanchard a dit ensuite, au nom de l’ANACR-Oise :

Nous sommes réunis en ce lieu pour rendre hommage à un grand homme, un Résistant qui durant la seconde guerre eu l’immense courage de « vivre à en mourir » :

Marcel Deneux.

Cet hommage nous le rendons alors que notre pays consacre la journée d’aujourd’hui, comme chaque année, le 27 Mai depuis 2014,  à la mémoire de la Résistance.

Rappeler, comme nous y invite la loi instituant la Journée Nationale de la Résistance, plus particulièrement dans les établissements scolaires, les valeurs humanistes, démocratiques et patriotiques qui inspirèrent le combat de la Résistance, s’inscrit dans le travail et devoir de mémoire à l’égard de celles et ceux qui ont combattu, et souvent sont tombés pour la Liberté, victimes de la répression de l’envahisseur et du régime félon dit de l’Etat Français.

Marcel DENEUX fut de ceux-là.

Né le 23 juin 1907 à Breuil-le-Vert, il avait 32 ans lorsqu’il s’engage dans la Résistance, dès 1940. POUR LIRE LA SUITE, MERCIDE CLIQUER ICI

En fin d’après-midi c’est à Angicourt, dans la cour de l’école, au cours d’une très belle cérémonie, le respect, l’admiration et l’affection envers Lucienne Fabre-Sébart se sont exprimés : on dévoilait officiellement la plaque apposée sur le mur de l’école qui désormais porte son nom.

Cette date, celle de la Journée nationale de la Résistance n’a pas été choisie par hasard : c’est certainement celle qu’aurait voulu Lucienne Fabre-Sébart et Monsieur Delagrange, maire d’Angicourt, en a tenu compte.

La cérémonie qui s’est déroulée en présence des élèves et avec leur participation a réuni beaucoup de monde : des officiels bien sûr, conscients de l’importance de cet hommage rendu à une grande Résistante, de nombreux membres de l’ANACR-Oise, mais aussi, mais surtout, les anciens élèves qui avaient rencontré Lucienne Fabre-Sébart, les parents d’élèves et les citoyens d’Angicourt : tous connaissaient Lucienne qui avait choisi de vivre dans leur village depuis 1973.

 

C’est Céline Govaert qui, intervenant au nom de l’ANACR-Oise, a rappelé l’action inlassable de Lucienne pour faire comprendre aux enfants, des écoles aux lycées, la réalité quotidienne et l’importance historique de la Résistance. POUR LIRE SA DÉCLARATION, MERCI DE CLIQUER ICI

Avant elle, le maire, le sous-préfet, l’inspecteur d’académie, le député, le conseiller départemental ont chacun mis l’accent sur un des symboles incarnés par cette petite femme, aujourd’hui gravés dans le marbre sur le mur d’une de nos écoles communales. POU LIRE LE DISCOURS DU MAIRE, MERCI DE CLIQUER ICI

Ensuite, Hélène Boulanger, la vice-présidente de l’ANACR-Oise, entourée de ses sœurs est intervenue pour exprimer la fierté et la reconnaissance de sa famille et de l’ANACR-Oise. La cérémonie a fait une large place aux enfants qui ont interprété Le Chant des Partisans et La Marseillaise et ont lu des anecdotes racontées par Lucienne Fabre-Sébart dans 1940, J’ai choisi, ses souvenirs rédigés en 1978.

Enfin, à 20h au cinéma Elysée à Chantilly, en présence du cinéaste Michel Violet et d’une assistance pas assez nombreuse nous avons découvert un très beau film « Arsène Tchakarian, mémoire de l’affiche rouge » : beau d’un point de vue purement cinématographique car il va bien au-delà du documentaire didactique ou du film « de famille » ; beau par le sujet centré autour d’un personnage exceptionnel, Arsène Tchakarian, héros modeste, dévoué à la mémoire de ses camarades du groupe Manoukian ce qui n’interdit pas l’humour et une certaine distance. Un personnage qui va de commémorations en collèges à 100 ans ou plus., devenu pour sa ville, Vitry-sur-Seine, un plus qu’un symbole, une icône de la Résistance.

Affiche_rougeIl a appartenu au groupe de Missak Manouchian, un groupe formé avec des combattants de FTP-MOI (Francs-Tireurs et Partisans -Main d’Œuvre Immigrée) et intégré dans les Bataillons de la Jeunesse. Ce groupe aura mené, en 3 mois, plus de 100 actions militaires contre l’occupant et sera décimé en novembre 1943. Le film explique les problèmes de conscience de ces très jeunes gens amenés à tuer de sang-froid. Manouchian commandait à un groupe de plus de 60 FTP ; 23 ont été arrêtés et fusillés au Mont Valérien (sauf une femme décapitée en Allemagne) ; 10 de ces 23 ont été utilisés par les nazis dans l’Affiche rouge et le film analyse cette affiche qui « cherchait un effet de peur sur les passants ».

Le film s’attache au parcours d’Arsène Tchakarian et permet de mieux comprendre d’abord le génocide arménien de 1919 : les FTP-MOI sont nombreux à être arméniens. Pour Tchakarian, l’appartenance à cette communauté est essentielle tout au long de sa vie.

 

 

27 mai à Nogent-sur Oise, à Angicourt et à Chantilly

Mais auparavant quelques images de l’hommage solennel rendu à René Dumontois le samedi 25 mai à Noyon.

ET LUNDI 27 MAI dans le cadre de la Journée Nationale de la Résistance,

à 11h au cimetière de NOGENT-SUR-OISE 

Un hommage à Marcel Deneux dont la tombe vient d’être restaurée  à la demande de l’ANACR-Oise, par la municipalité et l’ANACR-Oise

 

à 17h30 à ANGICOURT

 Invitation-Mme FABRE Mairie27mai2019

Et à 20h à CHANTILLY

flyer-TCHAKARIAN-27mai