Carnaval des possibles le 25 septembre, conférence à Clermont le 6 octobre

Le dimanche 25 septembre l’ANACR sera présente au Carnaval des Possibles à la base de loisirs de Saint Leu d’Esserent de 10h à 18h.

C’est la 5ème édition de cette grande réunion organisée par l’association Carnaval des possibles de l’Oise ( CDPO) qui intervient toute l’année pour sensibiliser un large public par l’éducation populaire. C’est la 3ème année que l’ANACR y tient un stand dans le « village Solidarités » et il y a aussi un « village Alimentation », Bio bien sûr, un « village Biodiversité Bien-être animal » et un « village Transport, Mobilité Energie Climat » ; plus des spectacles et de nombreux intervenants (conférences, démonstrations, …) : pour consulter le programme, merci de cliquer ICI.

Sur le stand de l’ANACR, vous découvrirez notre exposition sur le Conseil National de la Résistance et nos plaquettes. En discutant avec Hélène, Alain Céline ou d’autres vous aurez peut-être envie de soutenir l’action de l’ANACR pour la mémoire de la Résistance et pour la Paix. Depuis déjà longtemps l’ANACR « Association Nationale des Anciens Combattants de la Résistance » s’est ouverte « aux Ami-e-s de la Résistance : si vous partagez ce double objectif d’honorer et d’aider les Résistants et de faire connaître ce qu’a été la Résistance, les valeurs de Liberté et de Paix, de Solidarité et de Justice sociale qu’elle a portées, vous êtes déjà un ou une ami-e de la Résistance ; dimanche 25 septembre vous choisirez peut-être d’adhérer à notre association !

La ville de Clermont propose une conférence de Latifa Ibn Ziaten le jeudi 6 octobre à 18h au Centre Socioculturel à Clermont.

Latifa Ibn Ziaten est la mère de Imad Ibn Ziaten, militaire assassiné par Mohamed Merah en 2012. Depuis, elle est mobilisée pour la défense de la Laïcité, et pour donner les outils permettant de lutter efficacement contre les discriminations et la radicalisation. Elle a créé une association et œuvre inlassablement pour l’éducation et la tolérance : elle va dans les écoles ou les prisons et donne des conférences comme celle du 6 octobre. Pour assister à cette rencontre il faut s’inscrire en téléphonant au 06 42 75 81 34.

Mercredi 14 septembre, le comité de Saint-Leu a tenu son assemblée générale. Nous en mettrons prochainement en ligne le compte-rendu. L’ANACR est organisée comme une fédération regroupant les associations ANACR existant dans chaque département. L’Anacr-Oise est organisée en 3 comités : comité de Noyon pour le Nord -Est de l’Oise, comité du Valois pour le Sud Est de l’Oise et comité de Saint-Leu d’Esserent pour la moitié ouest du département.

Commémoration de la Libération de l’Oise

Entre le 28 août et le 2 septembre 1944, toute l’Oise était libérée par les armées britanniques arrivant par l’ouest et les armées américaine arrivant du sud. Sur ce blog, l’article publié en août 2019 (on célébrait le 75ème anniversaire de la Libération) tente de rappeler le contexte historique de ce moment qui sans être la fin de la guerre a permis, jour après jour, ville par ville, d’en terminer avec le régime de Vichy et l’Occupation.

Montataire qui a été libérée le 31 août, organise chaque année une cérémonie le dimanche qui précède cette date . Cette année, c’était donc dimanche 28 août et Alain Blanchard, vice-président de l’ANACR-Oise était présent à cette cérémonie au cours de laquelle il a déposé des fleurs au nom de notre association.

Dans son discours, le maire de Montataire a évoqué les Résistants Maurice Mignon dit le Colonel Théo, Edmond Leveillé, Marceau Horcholle, Ernest Biette, Marcel Coene, mais aussi des femmes comme Annette Quenardel en rappelant que ce sont des membres du détachement FTP Valmy, auquel appartiennent Marcel Coene et Maurice Mignon, qui vont à la rencontre des soldats américains pour les guider vers Montataire ; il a aussi rappelé la mort du jeune Résistant André Ginisti au cours d’une opération à Saint Vaast-les-Mello quelques jours avant la Libération de la ville. Mais par cette commémoration, honorant les Résistants de Montataire, honneur a été rendu à tous ceux qui ont su Résister et à ceux, peuple afghan, peuple ukrainien, peuple palestinien, qui luttent aujourd’hui pour la Paix et la Liberté.

Clermont, qui a subi un bombardement très important le 25 aout avant d’être libéré le 1er septembre commémore les deux évènements le même jour : le 1er septembre à 19h devant le Monument aux Morts.

comme chaque année, l’ANACR a rendu hommage au Soldat Inconnu

Chaque jour, en fin d’après-midi, une cérémonie se déroule sous l’Arc de Triomphe : c’est le ravivage de la flamme du Soldat Inconnu, organisé par l’Association « La Flamme sous l’Arc de Triomphe, Flamme de la Nation » fondée en1925.

La Flamme du Soldat inconnu ne s’est jamais éteinte depuis plus de cent ans et les associations adhérentes à l’association « La Flamme sous l’Arc de Triomphe », les écoles, les villes peuvent y participer.

L’ANACR nationale y participe chaque année, le 23 août ; et cette année, une adhérente de l’ANACR-Oise, Françoise Vincent, était présente avec une vingtaine de personnes. Elle a salué la vice-présidente Anne-Marie Montaudon et le secrétaire général Jacques Varin et a été très impressionnée par cette cérémonie à laquelle elle n’avais encore jamais participé.

C’est le 11 novembre 1921, que le corps d’un soldat non identifié, a été placé sous l’Arc de Triomphe.

Il a été choisi par le soldat Auguste Thin parmi 8 cercueils de soldats morts pour la France tout au long de la ligne de front, tous non identifiés. C’est en 1923, le 11 novembre que pour la première fois la Flamme est allumée par le ministre de la Guerre, André Maginot, bien connu pour avoir été à l’initiative de la ligne de défense des frontières (construite entre 1928 et 1940, elle n’empêchera pas la défaite de juin 40 mais sera occupée par les Allemands pendant les combats de la Libération en 44-45…)

Le dernier train parti de Compiègne, le 17 août 1944

Chaque année un hommage solennel est rendu à ces 1250 déportés partis le 17 août 1944 alors que la Libération était toute proche : Bayeux est libérée depuis le 7 juin et Compiègne le sera le 31 août, 10 jours après leur arrivée à Buchenwald !. Beaucoup d’officiels mais surtout beaucoup de proches des déportés présents font de cette cérémonie du souvenir un moment très particulier avec l’évocation du terrible voyage qui dura quatre jours, les chants et surtout la concentration qui était sur tous les visages.

Le drapeau des déportés rappelle le triangle rouge qu’ils devaient porter

Samedi 13 août, commémoration du massacre des Kroumirs

Ce samedi 13 août, Alain Blanchard, vice-président de l’ANACR-Oise et Lucienne Jean ont participé à la commémoration du massacre perpétré par les Allemands le 14 août 1944 dans la ferme des Kroumirs dans la commune de Trie-Château. Ils ont déposé une fleurs devant la stèle qui rappelle le noms des maquisard et de ceux qui les avaient accueillis.

Le rappel des faits d’après le témoignage de Fernand Duirat

Dans une allocution, le responsable des anciens combattants a évoqué cette tragédie à partir du témoignage du seul survivant parmi les Résistants, Fernand Duirat.

Les Résistants étaient arrivés à Trie Château depuis seulement deux jours et avaient déjà fait des actions de sabotage comme couper en plusieurs endroits des fils téléphoniques utilisés par les Allemands.

On suppose que c’est un coup de feu tiré par les maquisards (ils avaient tué un sanglier) qui aurait alerté les Allemands. Pourtant le fermier, Pierre Bourgeois, qui abritait les maquisards, leur avait assuré que les coups de feu étaient nombreux dans les bois et qu’ils pouvaient chasser sans danger… La fille du fermier qui avait assisté à la mise à mort de son père et avait été interrogée avec sa mère par les Allemands, pensait plus à une dénonciation.

Les Allemands après avoir tué le fermier Pierre Bourgeois, ses deux commis André Vigneron (Alsacien refusant de servir dans l’armée allemande) et Jean Bouvy (son neveu, réfractaire au STO) avaient mis le feu à la ferme. Puis au cours d’un combat engagé entre les maquisards et les Allemands, quatre des six maquisards ont été abattus : Albert Leclère, Georges Rayez, Marcel et Robert Tilloloy. Les Allemands avaient ensuite jeté tous les corps dans le brasier de l’incendie.

Un autre Résistant, Roland Laurence, fait prisonnier, fut déporté par la suite à Buchenwald (départ de Compiègne du 17 août 1944 : c’est le dernier convoi, ). D’après la base de donnée de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation, il en serait revenu sans qu’on connaisse la date de son retour des camps. Il aurait donc été , avec Fernand Duirat, un second survivant du massacre des Kroumirs.

« Morts pour la France : Pierre Bourgeois 1903, André Vigneron 1913 Jean Bouvy 1923, fusillés par les Allemands le 14 août 1944 »

Un responsable de la cérémonie nous a expliqué que, dans l’après-midi, les fleurs déposées devant la stèle des Kroumirs seraient apportées au cimetière à l’emplacement où les cendres de ces martyrs avaient été déposées. Nous avons voulu nous recueillir au cimetière : nous y avons trouvé la tombe de Pierre Bourgeois et ses deux commis mais pas la stèle en hommage aux maquisards tués aux Kroumirs.

A Boran-sur-Oise, une rue porte le nom de Jean Bouvy. A Chambly les noms de Louis Albert Leclère (1910-1944), Georges Rayez (1921-1944), Marcel Tilloloy (1923-1944) et Robert Tilloloy (1921-1944) sont sur le monument aux morts.

C’est aussi à Trie-Château qu’un groupe du réseau Prosper est créé en octobre 1942 par Georges Darling, éleveur de chevaux dans la commune. Le 25 juin 1943, Georges Darling meurt après un accrochage avec les Allemands au cours duquel il est blessé. Le réseau sera démantelé par les arrestations qui suivirent (plus de 30 dans l’Oise et l’Eure).

La cérémonie en souvenir du dernier convoi parti de Compiègne, devant la « Stèle du Dernier Train », se déroulera le Dimanche 21 Aout 2022, à 11h, route tournante à proximité du passage à niveau de la R.N.31 (Direction Soissons).

6 août 1944 – 6 août 2022 : l’hommage à Jean Corroyer à Clermont-sur-Oise

Le 6 août dernier, Hélène Boulanger, présidente de l’ANACR-Oise et Gil Boulanger, membre de l’ANACR-Oise, ont participé à la cérémonie d’hommage à Jean Corroyer organisée par la ville de Clermont-sur-Oise.

La Résistance a été très active à Clermont avec, dès 1941, un groupe de l’OCM (Organisation Civile et Militaire) organisé d’abord par Roland Delnef et Marcel Sailly ; après leur arrestation (en novembre 1943 pour Marcel Sailly et janvier 1944 pour Roland Delnef) le groupe est dirigé par Georges Fleury qui devient rapidement responsable départemental. Depuis les début, Jean Corroyer était leur opérateur radio, probablement un des premiers dans l’Oise.

Au cours de la cérémonie, c’est Patrick Fleury, petit-fils de Georges Fleury, qui a évoqué cette période et rendu hommage à Jean Corroyer.

6 août 2022 – stèle de Jean Corroyer

Le 6 août 1944, vers 5 heures du matin, des véhicules allemands et une voiture remplie de miliciens s’arrêtent devant son magasin, au 78 rue de la République. Pour échapper à l’arrestation, Jean Corroyer tente de s’enfuir mais il est tué.

Sa femme, Léonie, née le 7 novembre 1898 à Albert, et son fils Guy, né à Amiens le 17 avril 1923, sont arrêtés puis déportés. Ils meurent tous les deux en déportation, Léonie à Ravensbrück le 15 mars 1945, Guy à Artens le 5 mars 1945.

Jean Corroyer est né à Amiens en 1898. Ancien officier de marine, il était artisan électricien et avait été nommé conseiller municipal en février 1941. Il est décoré de la Légion d’honneur à titre posthume.

Le 13 août : commémoration du massacre de la ferme des Kroumirs

L’amicale des anciens combattants de Trie-Château commémore les événements du 14 août 1944 communément appelés « la fusillade des Kroumirs » où M. Bourgeois, fermier à Trie-Château, et ses deux commis, Jean Bouvy et André Vigneron, furent fusillés par les SS. Quatre Résistants, Albert Leclère, Marcel Tilloloy, Robert Tilloloy et Georges Rayez furent tués par le sAllemands ; Robert Laurence, fait prisonnier, fut déporté par la suite ; seul Fernand Duirat réussit à s’échapper après avoir abattu avec son arme deux soldats allemands.

Ces maquisards, échappés du maquis de Ronquerolles après l’attaque allemande du 19 juin 1944 qui avait fait 4 morts parmi le détachement FTP Patrie.

Voici un lien vers un article de jean-Yves Bonnard dans le Maitron consacré à l’histoire de ce massacre : il ne fut pas le seul dans cet été 1944 où, après le débarquement de Normandie, les Allemands ont été confrontés à l’action intense de la Résistance partout sur le territoire national pour empêcher l’avancée de leurs troupes vers le front de l’ouest.

Le monument aux morts de Trie-Château – photo J-Y Bonnard
extraite de l’article du Maitron

Chaque année, pour que demeure le souvenir de leur sacrifice, une cérémonie très émouvante a lieu à la ferme des Kroumirs.

Cette année se sera le samedi 13 août.

Le rendez-vous est fixé pour 10h30, à la ferme des Kroumirs, route de Villers-sur-Trie à Trie-Château, où la cérémonie commencera à 10h45.

Dernier adieu fraternel à Lucienne Louvet

Samedi 23 juillet, au petit cimetière de Nourard-le-Franc, la foule des parents, amis, camarades était nombreuse pour accompagner Lucienne Louvet en sa dernière demeure.

Six porte-drapeau étaient présents autour du cercueil représentant des organisations de la Résistance et le parti communiste : symboles de l’engagement de toute la vie de Lucienne Louvet.

Jacky Louvet, un des fils de Lucienne, a pris la parole, pour remercier d’abord les nombreuses organisations présentes et ensuite pour évoquer, très ému, la vie de sa maman.

Sur le cercueil, deux photos évoquent la vie de Lucienne Louvet : sa mère, morte alors que Lucienne avait 3 ans et son arrière-petite-fille… La jeunesse de Lucienne Louvet a été difficile : très jeune, la disparition de sa mère et la pauvreté, puis, elle avait 15 ans en 1940, l’engagement aux côtés de son père Joseph Lemaître : elle était son agent de liaison. Elle a 19 ans quand sont père est arrêté le 3 juillet 1944 au cours des rafles massives du 1er (Salency, près de Noyon, et à Mouy), du 2 (Beauvais et Montreuil-sur-Brêche), du 3 juillet 1944 ( Saint-Just-en-Chaussée, Wavignie, Catillon, Magnelay et Bulles). Quand nous avons rencontré Lucienne Louvet en 2016 (pour le N°25 de Pages de la Résistance consacré au canton de Saint-Just-en-Chaussée), elle se souvenait avec émotion mais aussi avec beaucoup de précision de cette journée, complétant la liste des raflés de ce jour là et insistant sur la dénonciation qui a été à l’origine des rafles autour de Saint-Just-en-Chaussée par un jeune FTP que Joseph Lemaître, avait caché chez lui.

« Le Chiffon rouge » chanté pendant que les amis se recueillaient devant la tombe

Une dernière chanson, « Le chiffon rouge«  a terminé la cérémonie toute de respect et de fraternité.

Le Chiffon rouge a été créé par Michel Fugain en 1977 pour « Juin dans la rue » une manifestation créée dans les années 1970 par la municipalité de gauche du Havre. Un texte est remis au parolier Maurice Vidalin qui crée « Le Chiffon Rouge » : la première interprétation publique aura lieu dans un gymnase où tous les participants se retrouvent pour l’ultime répétition. Le spectacle sera donné sur une scène gigantesque devant 40 000 spectateurs. Michel Fugain dira dans son livre en 2008 Des rires et une larme, éditions Succès « Le Chiffon Rouge est ma Légion d’Honneur à moi. ». (source : cgtvilledelyon.fr)

Lucienne LOUVET nous a quittés

Nous venons d’apprendre le décès de Madame Lucienne LOUVET, fille de Monsieur et Madame LEMAITRE, née le 19 septembre 1925 à Léglantiers, et mère de Jackie LOUVET, tous deux membres de l’ANACR-Oise.

Elle a participé pendant la seconde guerre mondiale à la Résistance auprès de son père, d'Yves Hervé et du détachement Jacques Bonhomme.
Son père a été arrêté le 2 juillet 1944, déporté le 21 août 1944 à Buchenwald et assassiné dans les "marches de la mort" le 2 avril 1945. 

Lors de la publication de la Revue « PAGES DE LA RESISTANCE » n° 25 publiée en novembre 2016 sur « La Résistance dans le canton de Saint-Just-en-Chaussée« , Madame Lucienne LOUVET avait fait part de ses souvenirs et de son vécu de cette période tragique.

Lors de la publication de la Revue « PAGES DE LA RESISTANCE » n° 25 publiée en novembre 2016 sur « La Résistance dans le canton de Saint-Just-en-Chaussée« , Madame Lucienne LOUVET avait fait part de ses souvenirs et de son vécu de cette période tragique.

L’enterrement aura lieu le samedi 23 juillet 2022 à 10 heures au cimetière de Nourard-Le-Franc.

L’ANACR-Oise présente ses plus sincères condoléances et ses meilleures pensées à sa famille.