A l’occasion de la journée internationale de la femme : le 6 mars à Chantilly

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Projection du documentaire WOMAN

au Cinéma L’ELYSEE DE CHANTILLY

25, Avenue du Maréchal Joffre

VENDREDI 6 MARS 2020

DE 20 H 30 A 23 H 30

En présence de FEMMES SOLIDAIRES

 

Séance rencontre

WOMAN est un projet mondial qui donne la parole à 2.000 femmes à travers 50 pays différents. Cette très large échelle, n’empêche pas le film d’offrir un portrait véritablement intimiste de celles qui représentent la moitié de l’humanité.
Ce documentaire est l’occasion de révéler au grand jour les injustices que subissent les femmes partout dans le monde.

Mais avant tout, il souligne la force intérieure des femmes et leur capacité à changer le monde, en dépit des multiples difficultés auxquelles elles sont confrontées.

WOMAN, qui repose sur des entretiens à la première personne, aborde des thèmes aussi variés que la maternité, l’éducation, le mariage et l’indépendance financière, mais aussi les règles et la sexualité.

À travers ce film, vous découvrirez la parole des femmes comme vous ne l’aviez jamais entendue auparavant.

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14 février : Royallieu puis Beauvais, travail pour la mémoire…

14 février à COMPIEGNE-ROYALLIEU :

L’ANACR, qui participe au travail de l’association TRANS’mission sur le devenir du mémorial, était bien représentée lors de l’inauguration du nouveau Mur des Noms du Mémorial de l’internement et de la déportation de Royallieu : une cérémonie émouvante où ont été évoqués à la fois le long travail qui a été nécessaire pour faire cette importante mise à jour et le souvenir de tous ceux qui ont été internés dans ce lieu, Frontstalag 122, entre juin 1941 et août 1944 ; certains ont été libérés, d’autres transférés dans d’autres prisons et la plupart sont partis à pied du camp jusqu’à la gare de Compiègne pour être envoyés dans les camps nazis.

Pendant cette période on estime à 54 000 le nombre de personnes qui y ont été internés. Sur le Mur des Noms voulu par l’architecte du Mémorial et créé en 2009 il y avait 43 533 noms. Le Mur des Noms inauguré aujourd’hui en comporte 48 233 et il est le résultat d’un énorme travail de recherche conduit par la Fondation pour la Mémoire de la Déportation et financé grâce à la SNCF. Un travail de récolement des données a été réalisé et on peut maintenant suivre le parcours d’un interné. Les archives sont au Service historique de la Défense de Caen.

Après une introduction par le directeur du Mémorial Monsieur Aurélien Gnat, il y a eu plusieurs interventions :

– au nom de la Fondation pour la mémoire de la Déportation par Monsieur Bertrand Brassens qui représentait la présidente Madame Marie-José Chombart de Lawe,

– au nom de l’association TRANS’mission par Monsieur Philippe Schwartz,

– au nom du Conseil Départemental par Monsieur Eric de Valroger

– et au nom de la ville de Compiègne par Monsieur Philippe Marini.

Monsieur Gnat rappelle tous les partenaires de ce projet : avec 4 700 noms ajoutés, le travail n’est pas terminé mais c’est une étape significative ; ce nouveau Mur des Noms indique aussi la date de naissance quand elle est connue : une aide pour distinguer les homonymes souvent demandée par les familles.

Monsieur Schwartz a évoqué avec beaucoup d’émotion ses parents : son père a été interné entant que juif à Royallieu en octobre 1942, y est resté jusqu’en février 1943 où il a fait partie d’un convoi vers les camps nazis. Il a réussi à s’échapper du train avec un camarade et à revenir à Paris. Il a reçu l’aide de 11 personnes (une aide qui pouvait leur coûter la vie) et s’il a eu la force de tenter cette évasion et de la réussir c’est aussi parce que sa femme lui a régulièrement apporté de la nourriture pendant qu’il était à Royallieu. En moins de 5 mois il avait perdu 20kg mais avait, grâce à ce soutien moral et matériel, encore assez d’énergie…

Monsieur Verges, ancien déporté, était présent et a été salué avec beaucoup de respect par les intervenants.

Ont été évoqués le symbole que représentent les noms gravés ici : les noms de ceux dont les nazis ont voulu nier l’humanité… L’importance des dons faits au mémorial par des familles autant sur les internés que sur tout ce qui a pu concerner l’environnement du Frontstalag 122 et l’action de la population qui vivait autour. Et le désarroi des personnes qui ne trouvaient pas sur le Mur des Noms, le nom d’un parent, d’un ami…

14 février à BEAUVAIS, antenne de l’Université Jules Vernes:

En fin de matinée, dix – sept élèves de bac pro du lycée Les Jacobins ont visité l’exposition montée par ANACR dans le hall de l’antenne universitaire. Une présentation générale leur en a été faite afin de faire ressortir le thème du CNRD à l’occasion de la préparation duquel un groupe prépare un mémoire collectif. Les élèves ont ensuite étudié les panneaux avec un questionnaire approprié et l’aide de leur professeur.

L’après-midi, Guillaume Lanussé et moi-même avons présenté le roman de Vercors Le silence de la mer et l’adaptation de Melville en nous resituant par rapport au thème du concours, en insistant sur leurs points communs et sur les innovations du cinéaste. Notamment les thèmes des œuvres ont été éclairés par des approches littéraire, philosophique ou historique. Il s’agissait de donner des clefs de lecture à un public jeune : une huitaine de lycéens de Félix Faure étaient présents, participant pertinemment aux échanges.

Un public plus âgé habitué des conférences de l’IUTAB , ou averti par les associations notamment l’ANACR – Oise, était également présent et intéressé (25 personnes ).

Un certain nombre de participants viendront voir le film de Melville (dont des extraits significatifs ont été analysés cet après-midi) le 6 mars au CGR , dans un quartier proche.

L’ANACR a pu intéresser à ses publications* une partie du public, tandis qu’une douzaine de participants s’intéressaient à l’exposition du rez- de – chaussée. Une journée où nous avons touché un public intéressé et des jeunes lycéens qui passeront le concours au mois de mars.

Une action que nous espérons bien reconduire en 2021.

*   plaquette-femmes LucienneFabreSebart  et  cnr-version2016

14 février : inauguration du nouveau Mur des Noms du Mémorial de Royallieu

A l’entrée du Mémorial, se dresse le Mur des Noms qui recense les noms des internés et déportés du camp de Royallieu.

Le Mur des Noms rend hommage aux 43 553 personnes, venant de toute la France, qui ont été regroupées dans le camps de Royallieu pendant la Seconde Guerre mondiale :  face à cette immense liste, le visiteur peut se rendre compte « physiquement » du nombre de gens qui ont transité par Royallieu et dont près de la moitié n’est jamais revenue des camps nazis (Buchenwald, Auschwitz-Birkenau, Neuengamme, Mauthausen, Dachau, Sachsenhausen, Ravensbrück).

Créé en 2008 pour l’ouverture du Mémorial, le Mur des Noms nous montrera le 14 février de nouveaux noms qui y ont été inscrits grâce aux recherches des historiens et des associations.

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Des animations à Beauvais pour préparer le Concours national de la Résistance et de la Déportation (CNRD)

« 1940, ENTRER EN RESISTANCE : comprendre, refuser, résister. »

C’est le thème du concours pour cette année scolaire et des animations sont proposées à Beauvais pour apporter de séléments de réflexions ou des informations aux élèves qui y travaillent : elles sont ouvertes aux enseignants, groupes scolaires et tout public.

A l’Institut Universitaire Tous Ages – Beauvais Campus de Beauvais

52,  boulevard St André 60000 BEAUVAIS

en partenariat avec l’ANACR – Oise

Pour les groupes : réservation pour la conférence ou les visites de l’exposition au  06 47 08 55 70)

  • semaine du 8 au 14 février : Exposition sur le thème CNRD 2020 (extraits de L’Oise dans la seconde guerre mondiale – Archives de l’Oise )
  • vendredi 14 février de 14 à 16h : Conférence « La Résistance en 1940 » (littérature/cinéma) à partir du « Silence de la Mer » de Vercors, adapté au cinéma par JeanPierre Melville.silencedelamer
  • Vendredi 6 mars à 14h (installation des groupes scolaires dès 13 h45) : Projection-débat « Le Silence de la Mer » de Jean-Pierre Melville au multiplexe CGR Beauvais 16 rue Correus, 60000 Beauvais

27 janvier à Royallieu : en mémoire des victimes de la Shoah

La Journée internationale à la mémoire des victimes de la Shoah se tient chaque année le 27 janvier, date anniversaire de la libération du camp d’Auschwitz-Birkenau. À cette occasion, des commémorations et des manifestations sont organisées partout dans le monde et comme chaque année, le Mémorial de l’internement et de la déportation de Royallieu organise une cérémonie du souvenir en y associant tous les établissements scolaires du second degrés publics et privés de Compiègne.

L’ANACR Oise y était représentée par son vice-président Alain Blanchard.

La cérémonie commence avec la lecture de la lettre de Simone Veil adressée à la jeunesse de France; puis la lecture d’un extrait du témoignage de Michel Depierre par les nouveaux Ambassadeurs de la Mémoire 2020, la lecture de la réponse de la jeunesse de France à Simone Veil et la passation officielle du « relais des ambassadeurs » par monsieur Sébastien Lafitte, principal du collège Jacques Monod, à monsieur Florent Balaine, proviseur du lycée professionnel Jean-Paul II, en présence des ambassadeurs des promotions 2018 et 2020


Après la cérémonie au mémorial, la cérémonie s’est poursuivie devant le monument des déportés : les élèves ont interprété le Chant des Marais puis après une minute de silence et le dépôt des gerbes, ils ont chanté La Marseillaise et le Chant des Partisans ; puis chaque élève a déposé une fleur au monumant des Déportés.

2020 : les vœux de l’ANACR-Oise

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L’ANACR Oise remercie chaleureusement  toutes celles et tous ceux qui partagent la Mémoire et les valeurs de la Résistance, qu’elle s’efforce de transmettre aujourd’hui.

Les Résistantes et les Résistants ont par leurs actions, leur volonté et leurs sacrifices, pris une part décisive pour que la France soit libérée du joug de l’extrême droite nazie. Cet engagement populaire a permis -avant la victoire et au-delà de victoire- la création du CNR (Conseil National de la Résistance) et de son Programme « Les jours heureux » : programme de justice sociale, de paix, de démocratie et de libertés, programme émancipateur que le patronat, la finance, les forces conservatrices et revanchardes voudraient aujourd’hui voire disparaître.

Souvenons-nous, à l’aube de cette nouvelle année 2020, du Programme du CNR :

  • Établissement de la démocratie la plus large en rendant la parole au peuple français par le rétablissement su suffrage universel, droit de vote des femmes.
  • La pleine liberté de pensée, de conscience et d’expression.
  • La liberté de la presse, son honneur et son indépendance à l’égard de l’État, des puissances d’argent et des influences étrangères.
  • Liberté d’association, de réunion et de manifestation. L’inviolabilité du domicile et le secret de la correspondance, le respect de la personne humaine. L’égalité absolue de tous les citoyens devant la loi.
  • Création de la Sécurité Sociale, les Allocations Familiales, le Retraite par Répartition pour tous permettant aux vieux travailleurs de finir dignement leurs jours

Ce sont ces dispositions de progrès qui ont été mis en œuvre dès la Libération de notre pays dévasté, que le patronat français (MEDEF) et les gouvernements qui le servent ont souhaité détricoter au prix de nouvelles souffrances pour notre pays et son peuple.

Notre association au nom de la mémoire de la Résistance apporte son soutien aux luttes sociales en cours et n’aura cesse de rappeler les sacrifices consentis par la Résistance, pour garantir l’avenir et le progrès démocratique et social.

Nous vous souhaitons une bonne année 2020.

Hélène Boulanger Fabre, Présidente ANACR-Oise et Alain Blanchard, Vice Président ANACR-Oise

Cérémonie en hommage au Colonel Fabien : le 27 décembre au Père-Lachaise

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source : Maitron

Le 27 décembre à 11h, l’ANACR déposera une gerbe sur la tombe du colonel Fabien au cimetière du Père-Lachaise.

Chacun est invité à participer à cet hommage ou à s’y associer par la pensée.

Lucienne Fabre-Sébart avait été agent de liaison pour le colonel Fabien ; elle a assisté à ses obsèques et voici ce qu’elle dit dans ses souvenirs : « En décembre 1945 nous apprenions, avec une immense peine, la mort de notre Colonel Fabien, de ses amis et de la jeune agent de liaison FTPF, Gilberte LAVAIRE que j’eus maintes fois l’occasion d’apprécier. Leurs obsèques eurent lieu à Paris, dans ce froid mois de décembre. Nous étions toutes et tous là pour honorer nos regrettés amis. »

C’était il y a 75 ans…

Ci-dessous le texte du bureau national de l’ANACR organisant la cérémonie du 27 décembre 2019 :

Anniv.Mort Colonel FABIEN

Et voici la courte biographie consacrée à Pierre Georges, alias colonel Fabien, dans la plaquette N°30-31 de l’ANACR-Oise Hommage à Lucienne Fabre-Sébart (1920-2018) : 

Fabien (colonel), de son vrai nom Pierre GEORGES (1919 -1944) ; apprenti boulanger puis ajusteur ; responsable des Jeunesses communistes ; lieutenant des Brigades internationales : engagé à 17 ans en octobre 1936 il sera blessé à 3 reprises ; interné pour activités communistes le 2 décembre 1939, il s’échappe en juin 1940 et reprend contact avec le parti communiste dans le sud de la France. Début 1941, il revient à Paris où il entre à la direction nationale des Jeunesses communistes ; chargé d’organiser le premier groupe armé par le parti communiste, il est l’auteur du premier attentat contre un officier allemand le 21 août 1941 au métro Barbès-Rochechouart ; il échappe de peu à une arrestation le 8 mars 1942 et quitte Paris. En Franche-Comté, sous le nom de colonel Fabien, il sera un grand chef FTP. Blessé le 25 octobre 1942, il revient sur Paris où il est arrêté le 30 novembre 1942 : torturé, il est emprisonné d’abord à Fresnes, à Dijon puis au fort de Romainville ; il s’évade en mai 1943 et va organiser les maquis dans les Vosges, en Haute-Saône et dans le Centre-Nord. Après avoir participé à la Libération de Paris, il rassemble un groupe de cinq cents hommes pour continuer la lutte contre l’armée allemande avec les forces françaises et alliées. Sa troupe devient vite un régiment rattaché à la division Patton et engagé dans la campagne d’Alsace pendant l’hiver 1944. Il meurt à Habsheim, près de Mulhouse, tué avec cinq de ses compagnons par l’explosion d’une mine qu’ils étaient en train d’examiner. Une station de métro et une place porte son nom à Paris. (source : MAITRON)