Cérémonie en hommage au Colonel Fabien : le 27 décembre au Père-Lachaise

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source : Maitron

Le 27 décembre à 11h, l’ANACR déposera une gerbe sur la tombe du colonel Fabien au cimetière du Père-Lachaise.

Chacun est invité à participer à cet hommage ou à s’y associer par la pensée.

Lucienne Fabre-Sébart avait été agent de liaison pour le colonel Fabien ; elle a assisté à ses obsèques et voici ce qu’elle dit dans ses souvenirs : « En décembre 1945 nous apprenions, avec une immense peine, la mort de notre Colonel Fabien, de ses amis et de la jeune agent de liaison FTPF, Gilberte LAVAIRE que j’eus maintes fois l’occasion d’apprécier. Leurs obsèques eurent lieu à Paris, dans ce froid mois de décembre. Nous étions toutes et tous là pour honorer nos regrettés amis. »

C’était il y a 75 ans…

Ci-dessous le texte du bureau national de l’ANACR organisant la cérémonie du 27 décembre 2019 :

Anniv.Mort Colonel FABIEN

Et voici la courte biographie consacrée à Pierre Georges, alias colonel Fabien, dans la plaquette N°30-31 de l’ANACR-Oise Hommage à Lucienne Fabre-Sébart (1920-2018) : 

Fabien (colonel), de son vrai nom Pierre GEORGES (1919 -1944) ; apprenti boulanger puis ajusteur ; responsable des Jeunesses communistes ; lieutenant des Brigades internationales : engagé à 17 ans en octobre 1936 il sera blessé à 3 reprises ; interné pour activités communistes le 2 décembre 1939, il s’échappe en juin 1940 et reprend contact avec le parti communiste dans le sud de la France. Début 1941, il revient à Paris où il entre à la direction nationale des Jeunesses communistes ; chargé d’organiser le premier groupe armé par le parti communiste, il est l’auteur du premier attentat contre un officier allemand le 21 août 1941 au métro Barbès-Rochechouart ; il échappe de peu à une arrestation le 8 mars 1942 et quitte Paris. En Franche-Comté, sous le nom de colonel Fabien, il sera un grand chef FTP. Blessé le 25 octobre 1942, il revient sur Paris où il est arrêté le 30 novembre 1942 : torturé, il est emprisonné d’abord à Fresnes, à Dijon puis au fort de Romainville ; il s’évade en mai 1943 et va organiser les maquis dans les Vosges, en Haute-Saône et dans le Centre-Nord. Après avoir participé à la Libération de Paris, il rassemble un groupe de cinq cents hommes pour continuer la lutte contre l’armée allemande avec les forces françaises et alliées. Sa troupe devient vite un régiment rattaché à la division Patton et engagé dans la campagne d’Alsace pendant l’hiver 1944. Il meurt à Habsheim, près de Mulhouse, tué avec cinq de ses compagnons par l’explosion d’une mine qu’ils étaient en train d’examiner. Une station de métro et une place porte son nom à Paris. (source : MAITRON)

Déclaration de l’ANACR nationale du 15 novembre 2019

CONTRE LA DECLARATION REVISIONNISTE DU PARLEMENT EUROPEEN

Le 1er février 2006, suite à l’adoption le 25 janvier précédant par l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe d’une «Résolution 1481» assimilant dans l’un de ses attendus les ex-régimes communistes d’Europe orientale et centrale au régime nazi, l’ANACR, «sans cautionner pour autant les régimes qui, avant comme après-guerre, s’en sont réclamés, ainsi que les graves atteintes aux libertés et aux droits de l’homme qu’ils commirent en son nom, s’élev[ait] fermement contre les tentatives d’assimiler l’idéal communiste à l‘idéologie nazie, tentatives qui – telle celle récemment menée à l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe – n’ont d’autre objet ou pour conséquence que de relativiser le caractère monstrueux et la spécificité du nazisme». Et rappelait qu’«au nom de leur idéal, des millions de communistes, tant dans les pays occupés par les nazis, l’Italie fasciste ou le Japon, qu’en Allemagne même et dans les autres pays fascistes, ont, fraternellement unis aux autres résistants de toutes opinions démocratiques, lutté avec eux pour abattre la «bête immonde», et que des centaines de milliers voire des millions d’entre eux ont donné leur vie dans ce combat pour la Liberté et la dignité humaine. Elle rappel[ait] aussi le rôle capital de l’Union soviétique aux côtés des alliés américains, britanniques et français dans la victoire sur l’Allemagne hitlérienne et le fascisme japonais».

Treize ans plus tard, se référant explicitement à cette «Résolution 1481» du Conseil de l’Europe, le Parlement de l’Union européenne, dans sa session du 19 septembre 2019 – a récidivé, en adoptant une déclaration «sur l’importance de la mémoire européenne pour l’avenir de l’Europe» concernant le Pacte germano-soviétique d’août 1939, dont c’est le 80ème anniversaire et qui est présenté en ces termes comme étant le responsable de la 2ème Guerre mondiale : «la Seconde Guerre mondiale, conflit le plus dévastateur de l’histoire de l’Europe, a été déclenchée comme conséquence immédiate du tristement célèbre pacte de non-agression germano-soviétique du 23 août 1939, également connu sous le nom de pacte Molotov-Ribbentrop, et de ses protocoles secrets, dans le cadre desquels deux régimes totalitaires ayant tous deux l’objectif de conquérir le monde se partageaient l’Europe en deux sphères d’influence»…

Les députés européens – dont hélas des Français n’étant pas tous du Rassemblement national – ayant signé ce texte ont ainsi escamoté l’Anschluss de l’Autriche par le Reich en février 1938, l’occupation des Sudètes tchécoslovaques abandonnés en octobre 1938 à Hitler lors de la Conférence de Munich par la France et la Grande-Bretagne, le démembrement de la Tchécoslovaquie et l’annexion au Reich de la Bohême-Moravie en mars 1939, mais aussi les agressions italiennes contre l’Ethiopie en octobre 1935 et contre l’Albanie en avril 1939, du Japon contre la Chine en 1937, tous événements intervenus avant la signature du Pacte germano-soviétique… Pensent-ils que ces événements n’auraient aucun rapport avec la Seconde Guerre mondiale ? Si tel était le cas, ce serait plus que navrant, affligeant !

Ce texte du Parlement européen du 19 septembre 2019 constitue de fait un véritable manifeste d’écriture révisionniste de l’Histoire, qui a soulevé dans la plupart des pays de l’Union Européenne l’indignation non seulement des anciens combattants contre le nazisme et le fascisme, mais aussi celle de femmes et d’hommes de diverses sensibilités de toutes générations soucieux de vérité historique, de ne pas voir banalisée la spécificité génocidaire du nazisme en la diluant dans le concept de totalitarisme, d’élus de toutes tendances démocratiques ainsi que de très nombreux historiens spécialistes de la Seconde Guerre mondiale.

La «Fédération Internationale des Résistants» («F.I.R.»), qui rassemble 38 associations d’anciens Résistants et de passeurs de mémoire des valeurs et combats de la Résistance – dont l’ANACR – de 24 pays européens et Israël, a publié le 24 septembre dernier à propos de cette Résolution du Parlement européen la déclaration suivante, à laquelle l’ANACR – qui réitère sa condamnation du 1er février 2006 – s’associe pleinement : «La FIR et ses fédérations membres ne peuvent approuver cette résolution en aucune façon. Le texte de la déclaration [du Parlement européen] n’indique pas l’avenir de l’Europe, mais constitue un retour idéologique aux pires moments de la guerre froide… »

L’ANACR – Le 15 novembre 2019

Pour la défense des droits de l’enfant : projection du film KORCZAK, le 1er décembre à Pont-Sainte-Maxence

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Le 20 novembre 2019 sera le 30ème anniversaire de la Convention relative aux droits de l’enfant, adoptée par l’ONU le 20 novembre 1989. A cette occasion, le cinéma LE PALACE de Pont-Sainte-Maxence projette le film KORCZAK à 18h le dimanche 1er décembre.  Le cinéaste polonais bien connu Andrzej Wajda signe, avec KORCZAK, une œuvre dure mais nécessaire : l’action se déroule pendant la Seconde Guerre mondiale et évoque l’histoire vraie du docteur Korczak qui, le 6 aout 1942, quand les SS l’obligèrent à livrer les deux cents orphelins dont il avait la garde dans le ghetto de Varsovie, refusa de les abandonner ; il emmena les enfants en cortège derrière une bannière frappée de l’étoile de David et embarqua avec eux dans le train qui devait les conduire aux chambres de la mort à Treblinka. C’est un film en noir et blanc, sorti en 1990

Dans ce projet, l’ANACR-Oise est partenaire de l’association Mai du Cinéma avec France Pologne, Graines de Mots et l’OMEP ( Organisation Mondiale pour l’Education Préscolaire : ONG fondée en 1948 au bénéfice des enfants de 0 à 8 ans qui participe aux travaux menés par l’UNESCO, l’UNICEF et le Conseil de l’Europe avec d’autres ONG. Soixante-dix Etats sont membres de l’OMEP Mondiale)

La plaquette 30-31 de l’ANACR-Oise vient d’arriver ! Hommage à Lucienne Fabre-Sébart (1920 – 1918)

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La plaquette N°30-31 consacrée à Lucienne Fabre-Sébart (N°30-31) est enfin imprimée !

Nous commencerons à la diffuser auprès de nos adhérents au cours de l’assemblée générale de L’ANACR-Oise ce samedi 2 novembre !

Vous pouvez télécharger le  SOMMAIRE  qui vous permettra de parcourir d’un coup d’œil, le travail et les responsabilités de Lucienne Fabre-Sébart durant ses 4 années de Résistance, son analyse de cette époque et de la nôtre, son engagement constant pour expliquer, éveiller l’intérêt, faire prendre conscience de l’importance de l’engagement hier et aujourd’hui, particulièrement auprès des plus jeunes -les élèves des écoles- et dans le travail d’histoire mené aux côtés  de Jean-Pierre Besse et de ses camarades (on voit ci-dessous Emile hérisson qui nous a quitté il y a quelques jours et qui aurait certainement aimé lire cette plaquette), la reconnaissance de ses pairs et de la nation…

De haut en bas : pendant la remise de la médaille de la Légion d’honneur,  Lucienne Fabre-Sébart avec Emile Hérisson (photo 1) et avec une partie des comédiens de la compagnie Souffler n’est pas jouer (photo 3) ; les enfants de l’école d’Angicourt lors de la cérémonie donnat le nom de Lucienne Fabre-Sébart à l’école du village où elle a vécu plus de  45 ans 

 

 

 

 

Deux des hommages à Emile Hérisson – Portes ouvertes à Royallieu – Exposition à Beauvais

Comme promis, voici les textes de  l’intervention de Michel Certano et de celle d’Alain Blanchard  prononcées en hommage à Emile Hérisson le 11 octobre dernier.

La plaquette N°30-31 de l’ANACR-Oise consacrée à Lucienne Fabre Sébart va sortir ! Elle est chez l’imprimeur… Nous aurions tant aimé qu’Emile la voit, lui qui tenait tant aux publications de l’ANACR et qui était si proche de Lucienne Fabre Sébart …

MemorialRoyallieuEVENEMENT_500x262Dans le cadre des Journées nationales de l’architecture qui auront lieu les 19 et 20 octobre, le Mémorial de l’internement et de la déportation organise des visites thématiques  sur le travail de Jean-Jacques Raynaud, architecte et concepteur du bâtiment d’accueil et de la scénographie du Mémorial, ainsi que sur la structuration et l’organisation des bâtiments de casernement encore conservés et datant du début du XXe siècle. Voici les horaires de ces visites : 11h00 et 14h00 le samedi 19 octobre et 11h00 et 15h00 le dimanche 20 octobre

Une rencontre portant sur la place qu’occupe l’architecture contemporaine au sein des musées d’histoire et des mémoriaux et sur les nouvelles formes de scénographie d’expositions sera organisée à 15h30, le samedi 19 octobre, en présence de M. Jean-Jacques Raynaud, de M. Xavier Boniface, enseignant en histoire contemporaine à l’Université de Picardie-Jules-Verne, et de  M. Brice Pascal, enseignant et docteur en histoire militaire et « muséohistoire ».

Le Mémorial sera ouvert en continu tout le week-end de 10h00 à 18h00.

L’ANACR-Oise est partenaire de l’exposition prévue à Beauvais du 12 au 11 novembre :

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L’adieu à Emile Hérisson

Aujourd’hui, nous étions venus très nombreux rendre hommage à notre ami Emile Hérisson ; un hommage fraternel, admiratif, respectueux, reconnaissant …

Les interventions d’Alain Blanchard, président de l’ANCR-Oise, de Michel Certano, responsable lui aussi au CE de Renault auprès d’Emile Hérisson, passionné par l’histoire du monde du travail chez Renault, de Thierry Aury, secrétaire départemental du PCF dans l’Oise nous ont révélé bien des aspects de sa vie, qu’Emile ne mettait jamais en avant !

Et le message, enregistré par Emile lui-même, que nous avons écouté au début de la cérémonie était lui aussi bien caractéristique de l’homme qu’était Emile, fidèle à ses valeurs, lucide, comptant sur l’implication de tous pour défendre ses idéaux de paix, de liberté, de fraternité !

Il avait choisi Isabelle Aubret et Ferrat pour prolonger son message : Que c’est beau la vie

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Le drapeau tricolore et la présence de 5 porte-drapeau (pour l’ANACR, Gérard Nouyou est au fond à droite ) rendent les honneurs à Emile Hérisson
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L’intervention d’Alain Blanchard, président de l’ANACR-Oise
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L’intervention de Michel Certano pour les travailleurs de Renault-Billancourt
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L’intervention de Thierry Aury, secrétaire départemental du PCF pour l’Oise

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Les trois interventions seront mises en ligne dès que nous les aurons reçues.

Elles sont, par l’évocation de la vie de notre camarade, un tableau des luttes et des espoirs de ces années, de la période de la guerre à presque  son dernier souffle.

Et que de responsabilités a-t-il assumées ! Que de défis a-t-il su relever, ! Que de patientes recherches a-t-il menées tout au long de sa vie !

Une vie de Résistant entre 17 et 21 ans.

Une vie de militant syndical et de militant communiste à Renault-Billancourt pendant 28 ans où très vite il préside le Comité d’Entreprise et organise des activités culturelles et sociales à la hauteur de cette immense entreprise.

Une intense vie de retraité car il continue: responsable très impliqué dans son parti, le Parti communiste dans l’Oise, dont il présida l’association des vétérans , dans notre association ANACR dans l’Oise au bureau départemental …

Au delà du chagrin, du sentiment de vide que la disparition d’Emile Hérisson, c’est une grande responsabilité qu’il nous laisse : ne pas le décevoir là où il nous laisse pour poursuivre le chemin …

 

Emile Hérisson : l’hommage de Thierry Aury

Nous reproduisons ici le très beau message de Thierry Aury, secrétaire départemental du PCF dans l’Oise, qui salut en Emile Hérisson, le camarade (Emile était un vétéran du PCF) le syndicaliste et le Résistant ;

« Disparition de notre camarade Émile HÉRISSON, Président d’honneur de l’Amicale de l’Oise des Vétérans du Parti communiste français (que le Courrier Picard interviewait il y a 3 ans sur son engagement dans la Résistance).
Un dernier hommage lui sera rendu VENDREDI 11 OCTOBRE, à 11h45, au crématorium de Saint-Sauveur (735 Rue de la Roche, 60320 Saint-Sauveur), et son inhumation aura lieu à 16h30 au cimetière de La Croix Saint-Ouen (60610).
Jeune ouvrier tourneur, il est réfractaire au STO (Service du Travail Obligatoire), entre dans la clandestinité, s’engage dans le Front National de lutte pour l’indépendance de la France, échappe à plusieurs reprises à l’arrestation et devient membre des FFI (Forces Françaises de l’Intérieur), menant plusieurs opérations de sabotage contre l’occupant et titulaire à ce titre de la Carte de Combattant Volontaire de la Résistance.
A partir de 1955, il travaille à l’usine Renault-Billancourt où il restera jusqu’à sa retraite, exerçant d’importantes responsabilités au sein du Comité d’entreprise, en y développant notamment les activités sociales et en direction des enfants et des jeunes grâce à l’influence forte de la CGT (qu’il avait rejoint sous l’occupation et dont il restait adhérent comme retraité).
Il adhère aussi en 1957 au Parti communiste français et siège très vite et jusqu’à sa retraite au Comité de section de la très grosse section d’entreprise du PCF de cette « forteresse ouvrière ».
A sa retraite, il s’installe à La Croix Saint-Ouen, dans le Compiégnois, où il avait vécu son enfance et où son père avait été maire communiste à la Libération, et y devient le secrétaire de la cellule du PCF. Il prend aussi rapidement des responsabilités départementales au PCF OISE dont il devient le trésorier fédéral de 1985 à 1990.
Plus tard, il sera élu Président de l’Amicale des Vétérans du PCF, animant de multiples initiatives de débats et un important travail d’archivage, très soucieux de la transmission de la mémoire et de l’histoire.
C’est d’ailleurs aussi dans cet esprit qu’il est l’un des principaux animateurs de l’ANACR (Association des Anciens Combattants de la Résistance), durant de nombreuses années, en témoignant auprès de la Jeunesse des valeurs et combats de la Résistance et en s’impliquant dans un long travail de recensement de tous les résistants tués, fusillés, déportés.
Nous conserverons de lui le souvenir d’un homme aux convictions fortes, intègre et rigoureux, profondément humain, d’un militant fidèle à ses idéaux de jeunesse jusqu’à son dernier souffle et qui resta très engagé jusqu’à ces derniers mois où la maladie l’avait affaibli.
A son épouse Guillemette, à ses enfants, petits-enfants et arrière-petits-enfants, nous adressons toute notre amitié et notre sympathie dans ce moment douloureux.
Plusieurs articles, publications, photos et vidéos évoquent Emile Hérisson sur le site du PCF OISE en cliquant sur le lien :
Voici un article du Courrier Picard cité aussi par Thierry Aury. Il permet de se rendre compte de la détermination d’Emile Hérisson, de son engagement dans la Résistance et … de son souci constant de s’effacer pour mettre en avant la Résistance dans son ensemble. Pourtant c’est la somme des actions de milliers de Résistants comme lui, qui a fait la Résistance.20160324-cp-compiegne-emile_herisson