Demain, à Haudivilliers, ses amis diront adieu au Résistant André Gautraud

Communiqué de l’Association départementale des anciens combattants et ami (e) s de la Résistance ANACR Oise.

L’association des anciens combattants et ami(e)s de la Résistance, son comité départemental de l’Oise, ont la tristesse de vous annoncer la disparition de Monsieur André GAUTRAUD, chevalier de la légion d’honneur, ancien Maire d’Haudivillers.

Membre de l’ANACR Oise, au titre d’ancien Résistant de la seconde guerre mondiale, il est né le 07 Avril 1923 à Haudivillers. Il a alors 18 ans et participe à la protection et la réception de parachutages alliés à proximité de son village, ainsi qu’à des actes de sabotage.

Il était titulaire de la carte de combattant volontaire de la Résistance (CVR) dont la demande fut soutenue par Maurice Segonds et Georges Jauneau et a appartenu aux mouvements de la Résistance Libé-Nord, l’OCM et le Front National de lutte pour la libération et l’indépendance de la France. Après la guerre, devenu agriculteur, il s’investit dans les associations d’anciens combattants, l’UMRAC et l’ONAC. Délégué de l’éducation nationale, il participe également à de nombreuses associations et organisations en particulier dans le monde agricole.

Un hommage civil lui sera rendu le mercredi 19 mai 2021 à 11h à Haudivillers, suivi de l’inhumation au cimetière d’Haudivillers.

L’ANACR Oise présente ses sincères condoléances à ses enfants, petits-enfants, arrière-petits-enfants, à tous les membres sa famille et leur témoigne de ses sentiments de fraternité et de solidarité.

L’ANACR Oise

Le 17 Mai 2021

Après le 25 avril : poèmes et témoignages de déportés ; le 22 mai : conférence de Jean-Yves Bonnard

Le 25 avril dernier l’ANACR-Oise a participé avec l’ALMA et le Coin des poètes de Morlacca à la Journée nationale du souvenir des victimes et héros de la Déportation avec une lecture de poèmes ou de témoignages, écrits par les déportés souvent dans les camps ou après leur retour, ou écrits par des proches de déportés.

Un compte-rendu de cette manifestation au cours de la quelle le maire de Lamorlaye a lu la déclaration de la FNDIRP, FMD et UNADIF-FNDIR , est en ligne sur le blog de l’ALMA : vous y trouverez une petite exposition sur la déportation (encore visible place du Calvaire à Lamorlaye) et tous les textes qui ont été lus (plus ceux qui avaient été préparés mais n’ont pas été lus faute de temps).

Nous avons déjà publié les participations de l’ANACR-Oise à cette journée ; mais voici une autre photo : à Mouy avec Alain Blanchard; elle est arrivée un peu après le premier compte-rendu …

L’ANACR-Oise organise avec l’ALMA, toujours à Lamorlaye, le 22 mai une conférence de Jean-Yves Bonnard, qui, pour nous, s’inscrit dans le cadre des commémorations de ce mois de mai : 8 mai, fin de la Seconde Guerre mondiale en Europe et 27 mai Journée Nationale de la Résistance. Venez nombreux ! A la fin de la conférence, Jean-Yves Bonnard pourra dédicacer son dernier livre « 39-45 dans l’Oise » publié en 2019.

8 mai 2021

76 ans après, la fin de la seconde guerre mondiale (au moins pour l’Europe) a été commémorée en très petit comité une fois encore puisque la pandémie continue de restreindre nos possibilités de rencontres.

A Montataire, Alain Blanchard représenrtait l’ANACR-Oise.

A Beauvais, c’était Michel Le Drogo et à Lamorlaye, c’était Lucienne Jean.

Cette commémoration en quasi huis-clos était à la fois solennelle et déroutante : pas d’enfants des écoles et pas de public ou presque pas…

Les manifestations organisées ce 25 avril, Journée nationale du souvenir des victimes et des héros de la déportation

Ce dimanche 25 avril, plusieurs membres de l’ANACR-Oise ont participé, quand c’était possible, aux manifestations organisées pour la Journée nationale du souvenir des victimes et des héros de la déportation.

Hélène Boulanger, présidente de l’ANACR-Oise était au Mémorial de l’Internement et de la Déportation de Royallieu : devant une cinquantaine de participants réunis devant la stèle commémorative, le représentant de l’UNADIF- FNDIR a lu la déclaration de cette association, déclaration rédigée conjointement par la FNDIRP, la FMD et UNADIF-FNDIR. C’est ce texte qui a été lu ce dimanche dans toutes les communes de France.

Hélène Boulanger a participé au dépôt de gerbe aux côtés des représentants de FNDIRP.

Le maire de Compiègne a ensuite remis un drapeau à Aurélien Gnat, directeur du Mémorial : ce drapeau est donné par la Centurie des plus jeunes combattants volontaires de la Résistance ; cette Centurie à laquelle appartient Raymond Zerline, ancien président et président d’honneur de notre association.

Alain Blanchard était présent à Mouy.

Jacques Avril était présent à Montataire.

Gil Boulanger était présent à Fleurines

Jacky Louvet était présent à Saint-Just-en-Chaussée puis à Catillon. C’est lui qui a lu le message de la FNDIRP, la FMD et UNADIF-FNDIR.

Lucienne Jean était présente à Lamorlaye où l’ANACR-Oise participait avec l’ALMA et le Coin des poètes de Morlacca à la lecture de témoignages de déportés et de poèmes écrits dans les camps ou après leur libération par les déportés. Le maire a lu le message de la FNDIRP, la FMD et UNADIF-FNDIR et l’adjointe chargée de cette commémoration a participé aux lectures. La municipalité envisage d’installer une stèle à la mémoire des victimes de la déportation l’an prochain. Et une vingtaine de personnes ont assisté à cette cérémonie et pour certaines ont demandé à lire un texte.

Nous complèterons ces informations prochainement en ce qui concerne les comités de Crépy -en-Valois et de Noyon. Concernant la ville de Beauvais, nous savons seulement que Michel Le Drogo n’a pas pu avoir d’information sur la cérémonie qui s’y est sans doute tenue. Et n’a donc pas pu y participer comme il en avait le désir.

25 avril : rappels de quelques manifestations d’hommage « aux victimes et héros de la Déportation »

Ce dimanche 25 avril, l’ANACR sera représentée aux cérémonies organisées  pour « La Journée nationale du souvenir des victimes et des héros de la Déportation ».

  • Alain Blanchard, vice-président de l’ANACR-Oise, sera présent à Mouy à 10h sur la Place Cantrel devant le Monument aux Morts
  • Hélène Fabre-Boulanger, présidente de l’ANACR-Oise, nous représentera au Mémorial de l’internement et de la Déportation de Royallieu
  • Gil Boulanger représentera l’ANACR-Oise et la FNDIRP (Fédération nationale des Déportés, internés, Résistants et patriotes) à Fleurine à 11h30 place de l’église

L’ ANACR participera aussi aux lectures de témoignages, lettres et poèmes qui seront proposées à partir de 11h devant la mairie de Lamorlaye à l’initiative de la municipalité et avec les associations ALMA et Le Coin des poètes de Morlacca.

D’autres manifestations d’hommage, forcément limitées en terme de participation du public, auront lieu un peu partout dans l’Oise : chacun de nous peut s’y associer par la pensée.

Poème d’Aragon, écrit en 1943 sous son pseudonyme : François la Colère extrait de Mémoire Vivante N°32

Dimanche 25 avril 2021 : Journée nationale du Souvenir des victimes et héros de la Déportation

« La Journée nationale du souvenir des victimes et des héros de la déportation » a été instituée par une loi le 14 avril 1954 à l’initiative du sénateur Edmond Michelet (il a lancé un premier appel à résister le 17 juin 1940, avait été membre du réseau de résistance Combat et avait été déporté à Dachau en septembre 1943). Cette journée du souvenir est fixée au dernier dimanche d’avril, date proche de l’anniversaire de la libération de la plupart des camps.

Ce dimanche 25 avril, l’ANACR sera représentée aux cérémonies organisées dans le respect des contraintes sanitaires c’est à dire avec un nombre très réduit de participants :

  • à Mouy à 10h sur la Place Cantrel devant le Monument aux Morts.
  • au Mémorial de l’internement et de la Déportation de Royallieu

L’ ANACR participera aussi aux lectures de témoignages, lettres et poèmes qui seront proposées à partir de 11h devant la mairie de Lamorlaye à l’initiative de la municipalité et avec les associations ALMA et Le Coin des poètes de Morlacca.

Voici le message rédigé conjointement par la Fédération nationale des Déportés, internés, Résistants et patriotes (FNDIRP), la Fondation pour la Mémoire de la Déportation (FMD) et les Associations de mémoire des camps nazis et l’Union nationale des Associations de Déportés Internés de la Résistance et Familles (UNADIF-FNDIR) et publié dans Le Patriote résistant d’avril 2021 (N°962) :

Message pour la Journée nationale du Souvenir des victimes et des héros de la Déportation

Dimanche 25 avril 2021

Soixante-seize ans après le retour des derniers déportés libérés, le souvenir de la Déportation demeure dans notre mémoire collective et ne doit pas s’effacer. Ce que furent les camps d’extermination et de concentration nazis et l’horreur vécue par des millions d’êtres humains qui en furent les victimes, ne sont pas une simple page documentaire de l’Histoire du XXe siècle. L’humanité y a été atteinte dans ce qu’elle a de plus sacré.

Des êtres humains étaient catégorisés en surhommes et sous-hommes, leurs vies jugées « dignes ou indignes d’être vécues » sur décision d’un État qui avait érigé en programme politique sa conception raciste et eugéniste du monde et l’a portée à son paroxysme dans un univers concentrationnaire. Des hommes, des femmes et des enfants ont été envoyés dans des centres d’extermination ou des camps de mort lente, par un système qui niait leur appartenance à l’espèce humaine et s’employait à leur faire perdre conscience de leur propre humanité.

Pourtant, dans les pires circonstances, beaucoup ont su résister à la terreur et à la déshumanisation par la force de l’esprit et de la solidarité. Leur engagement et leur combat sont un exemple à suivre. Il nous faut aujourd’hui encore résister à de nouvelles formes de fanatisme et de barbarie qui entendent promouvoir une vision raciste de l’humanité et détruire la liberté et la démocratie par la terreur.

De nouvelles menaces nous rappellent la communauté de destin qui unit l’humanité au-delà des différences culturelles, ethniques ou religieuses et des antagonismes idéologiques, politiques ou économiques. Face à ces périls, l’espoir réside dans l’engagement de tous et en particulier des jeunes générations, à l’exemple des déportés, au service de la liberté et vers des formes nouvelles de résistance et de solidarité.

À tous les déportés, victimes des génocides ou de la répression, nous rendons aujourd’hui un hommage solennel, et nous saluons respectueusement leur mémoire.

1940, entrer en résistance, comprendre, refuser, résister

« 1940, entrer en résistance, comprendre, refuser, résister » est le sujet proposé aux élèves des collèges et lycées pour le Concours national de la Résistance et de la Déportation 2021 ; il n’y a pas eu de session pendant l’année scolaire 2019-2020 à cause de la pandémie et le thème initialement prévu a été reporté sur l’année scolaire 2020-2021.

Les participants avaient le choix entre 5 catégories : devoirs individuels des lycées généraux, devoirs individuels des collèges, devoirs individuels des lycées professionnels, mémoires de tous les lycées et des collèges , y compris mémoires audiovisuels.

A ces catégories, s’ajoute un Prix Spécial attribué par l’Office National des Anciens Combattants et Victimes de Guerre.

Par rapport à 2019, nous observons une forte baisse des participants, environ la moitié des élèves et des établissements.

Pour les collèges, nous passons de 20 à 10 collèges, de 662 participants à 325.

Pour les lycées, nous passons de 429 participants à 233. Pour les lycées généraux et technologiques, la baisse s’avère très forte : de 10 lycées à 3 ! Pour les lycées professionnels, nous restons à 5 établissements comme en 2019.

La correction de ces devoirs aura lieu le 20 avril.

L’ANACR Oise remercie vivement les enseignants qui se sont engagés dans ce concours de la Résistance que ce soit cette année ou l’année dernière : la situation créée par la pandémie rend bien difficile les travaux en groupes, les visites de lieux de mémoire, les rencontres… Tout ce qui accompagne habituellement le travail autour du concours et bien d’autres activités sur les nombreux thèmes abordés normalement au collège et au lycée.

Pierre Hilger, qui fut un très jeune Résistant, membre de l’Anacr-Oise, nous a quitté…

L’ANACR Oise vient d’apprendre le décès de Pierre Hilger qui s’était engagé dans la Résistance à l’âge de 15 ans. Jeune Résistant il agit aux côtés de son père Norbert Hilger dans les FTPF Oise secteur de Compiègne.

Ils sont arrêtés tous les deux et transférés au camp de Royallieu. Pierre sera libéré mais son père sera déporté à Buchenwald.

La Mémoire Vivante de la Résistance continue de disparaître. Nos Résistants (e) très âgés nous quittent les uns après les autres et l’ANACR en est très affectée.

 Heureusement les Amis (es) de la Résistance sont présents pour continuer de transmettre leur Mémoire, la vie rude et dure qu’ils ont connu durant cette guerre nazie et leur a donné un courage à toutes épreuves : un Résistant arrêté était remplacé et leurs luttes ont continué jusqu’à la Libération de la France. Sans eux la Libération n’aurait pu avoir lieu.

Aujourd’hui on enterre Pierre Hilger. L’ANACR sera présente à ses obsèques avec les portes drapeaux et la plaque de l’ANACR.

Nous présentons à sa famille et à ses proches nos plus sincères condoléances. Nos pensées les accompagnent dans ces moments difficiles.

L’ANACR Oise

Le 9 février 2021

L’hommage de Véronique Decayeux à son ami Paul Morel

Nous n’oublierons pas Paul Morel.

C’est un personnage chaleureux, d’une grande gentillesse, d’une extrême discrétion et combattant de la Mémoire qui nous a quittés ce 6 janvier 2021. Il avait dit à Patricia Susset, membre de l’ANACR : « j’irai jusqu’à mes 100 ans » : pari tenu. Il avait beaucoup d’humour : Paul était né le 25 août 1919 à 18h30, l’heure de l’apéro et comme il l’avait écrit dans « Les pages de la Résistance » (n° 8 de décembre 2007), il était « un pur produit de l’Armistice du 11 novembre 1918 ».

Comme beaucoup de familles françaises, la sienne avait été très éprouvée lors de la « Grande guerre ». Ses convictions patriotiques l’amenèrent à s’engager au début de 1940 pour « faire son devoir ».

Paul Morel écrit « dès les premiers jours (après sa démobilisation), j’ai du mal à supporter cette chape de plomb, l’occupation nazie qui nous écrase ; je veux REAGIR, on ne disait pas encore résister ».

Les parents de Paul tenaient un café-épicerie dans le hameau de Giencourt, commune de Breuil-Le-Vert : ils étaient Résistants, d’ailleurs une des dernières sorties de Paul fut lors de l’inauguration d’une rue au nom d’Alice Florençon épouse Morel, sa mère. Celle-ci, engagée dans la Résistance, cachait des aviateurs alliés tombés dans le secteur. Une des tantes de Paul, Madame Florençon, sa cousine Renée (agent de liaison) résistaient également.

Je ne vais pas paraphraser son témoignage paru dans la plaquette citée plus haut. Je vais simplement, en utilisant quelques passages de ses écrits, reprendre l’attestation que Georges Jauneau a établie pour Paul lorsque celui-ci a demandé une Carte de Combattant Volontaire de la Résistance bien méritée et obtenue.

George Jauneau :  «Fin de l’année 1941, Monsieur Morel est l’artisan d’une audacieuse récupération d’armes sur un soldat allemand, puis d’un transport d’armes effectué par lui et un de ses camarades, Monsieur Couanon et dont le bénéficiaire fut Monsieur Oudin, responsable du Mouvement Front National- FTPF pour le secteur de Clermont. Paul Morel est incorporé dans le groupe Oudin. Il se voit confier des missions de liaisons, de renseignements et de distributions de matériel de propagande anti-allemand. En 1942-1943 il procède au sabotage du transformateur haute-tension de l’entreprise Leclerc et Bessières de Clermont (où il travaille), réquisitionnée par les allemands et dont la production de baraques en bois est complètement interrompue pour plusieurs jours…

Requis pour le STO pour l’organisation TODT à Soissons, il s’évade et rentre reprendre ses activités. Il confectionne un très grand nombre de faux certificats de travail et de fausses cartes de travailleurs de force destinés aux réfractaires du secteur et remis à Monsieur Oudin.

Vers la fin de l’année 1943, deux parachutistes américains lui sont confiés par Mme Florençon de Rémerangles (sa tante). Il les héberge jusqu’à leur récupération par le réseau chargé de leur rapatriement.

Cependant, le chef du secteur, Monsieur Oudin ayant été arrêté par la Gestapo et le groupe momentanément dispersé, Monsieur Morel poursuit ses opérations de sabotages dans l’entreprise Leclerc et Bessières »…

Paul Morel selon ses souvenirs, est remis en contact avec la Résistance par l’intermédiaire d’un certain Meuric. Il intègre en fait (il le saura plus tard) l’OCM (chef G. Fleury) et fut répertorié au groupe Fémur dont le chef était Jean Farnault.

Dans le même temps, avec le concours de Mme Florençon, il récupère et héberge plusieurs parachutistes alliés. Là intervient un épisode qu’il m’a raconté et dont il s’est souvenu toute sa vie. Alors qu’il « ramenait » 2 aviateurs, un américain et un australien chez ses parents pour les cacher, le groupe voit au bout de la rue un barrage d’uniformes armés jusqu’aux dents. Impossible de faire demi- tour, le trio passe tranquillement entre 2 sentinelles qui les ignorent totalement. Les allemands devaient arrêter une voiture donc 3 cyclistes ne les intéressaient pas… Paul arrive trempé de la tête aux pieds, vidé de toute énergie…

Il eut la joie de revoir certains aviateurs et fut médaillé pour sa bravoure.

Paul participe à la libération de Clermont. Puis 2 jours plus tard il gagne Paris et se rengage dans l’armée de l’air et cela se termine le 8 mai 1945, sur la base de Saint-Dizier.

Voici pour son parcours de Résistant. Un beau palmarès.

Ce garçon courageux et tenace reprit des cours du soir et fit une belle carrière d’ingénieur. Il avait épousé Gisèle Le Meur en 1941 et eut trois enfants.

  Ses mandats de conseiller municipal et maire d’Airion durèrent plus de 40 ans. Ça c’est de l’implication au service d’une population !

J’ai, pour ma part, connu Paul il y a plus de 25 ans par le biais du Concours National de la Résistance et de la Déportation. Il a pendant de très nombreuses années honoré et défendu ses camarades dans des associations comme l’ANACR et l’Association Oise pour le Concours de la Résistance et de la Déportation. Toujours présent dans ces deux structures jusqu’à ce que ses forces déclinantes l’en empêchent. Inlassable conteur de ses combats et de ceux de ses camarades, témoignant auprès des élèves de collèges et lycées préparant le concours, participant à la correction de leurs travaux. Que de bons moments passés ensemble. Quel exemple !

Non, nous ne t’oublierons pas Paul.

Véronique Decayeux.

Le 15 janvier 2021

Adieu à Paul Morel, Résistant et membre de l’ANACR…

L’ANACR a été informée du décès de Paul MOREL le 6 janvier par sa famille. Son enterrement a eu lieu le 12 janvier dans l’intimité familiale. Paul est décédé dans sa 102ème année, il était en maison médicalisée depuis dix-huit mois.

En 1939 il a vingt ans, en septembre 1940 il est démobilisé et a du mal à supporter l’occupation nazie ; il dit « je veux agir, on ne disait pas encore résister » ce sont ses paroles.  Il s’engage dans la Résistance rapidement avec son ami Oudin qui sera arrêté en août 1942 et qui mourra en déportation en mai 1945. Avec détermination, Paul continuera sa lutte avec d’autres résistants jusqu’à la Libération.

L’ANACR Oise est émue des nombreuses pertes de Résistant(e)s depuis plusieurs mois. Nous sommes affectés car respectueux de leur courage, de leur engagement, de leur lutte jusqu’à la victoire sur le nazisme. L’ANACR continuera à commémorer leur Mémoire, à la transmettre comme Paul l’a fait pendant des années dans les collèges et les lycées.

Paul Morel était Président d’honneur de l’ANACR Oise.  L’ANACR partage la peine de ses enfants et de leurs familles. Nos pensées les accompagnent dans ces moments difficiles.

L’ANACR Oise, le 14 Janvier 2021

Le Bonhomme Picard du 13 janvier lui rend hommage

Paul Morel avait rédigé en 2007, le N°8 de la publication de l’ANACR-Oise « Pages de la Résistance » : « Avoir 20 ans en 1939 »