Un Salon du Livre Résistant, à Paris, le samedi 10 décembre

L’association des Amis de la Fondation de la Résistance – Mémoire et Espoirs de la Résistance organise le samedi 10 décembre 2022 de 14h à 18h le Salon du Livre Résistant où on pourra rencontrer des auteurs de récits historiques, bandes dessinées, livres audio…consacrés à la Résistance :

  • Adresse : 30 boulevard des Invalides, Paris 7, dans le grand salon de la Fondation de la Résistance.
  • Liste des auteurs présents (à ce jour, susceptible d’évoluer) : Claire Andrieu, Nigel Atkins, Brian Bouillon-Baker, Fabrice Bourrée, Guy Caraes, Cyrille Cardona, Simon Deleyrolle, Gaston Erlom,Thomas Fontaine, Antoine Grande, Fabrice Grenard, Marc Lefranc, Bruno Leroux, Philippe Millour, Jean-David Morvan, Jean-Louis Perquin, Guillaume Pollack, Aurélien Raynaud, Jean-Baptiste Romain, François Romon, Dominique Soulier, Association Germaine Tillon, Vladimir Trouplin, Odile de Vasselot.
  • Pour tout renseignement : contact@memoresist.org

L’association des Amis de la Fondation de la Résistance – Mémoire et Espoirs de la Résistance – a été créée en 1994 par des Résistants et leurs descendants. Elle accueille des femmes et des hommes soucieux de pérenniser les valeurs de la Résistance, des historiens, des enseignants et collégiens et lycéens. Elle organise la présentation du Concours National de la Résistance et de la Déportation (nous avons mis en ligne dans l’article précédent sur ce blog, la Lettre de la Fondation de la Résistance qui donne de nombreuses informations sur le thème du concours 20022-2023), l’hommage annuel aux étudiants fusillés par les Nazis, le Printemps des poètes de la Résistance et de nombreux colloques à Paris et en Province ainsi que les rencontres de dédicaces autour du Livre Résistant.

L’assemblée générale de l’ANACR-Oise : bilan et projets

L’ANACR-Oise a tenu samedi 12 novembre son assemblée générale, occasion de rencontres entre adhérents et de débats approfondis. Une AG est toujours à la fois un bilan et une projection vers l’avenir.

Retenons deux points : le Concours National de la Résistance et de la Déportation (CNRD) et la célébration du 80ème anniversaire de la création du Conseil National de la Résistance (CNR).

Le Concours National de la Résistance et de la Déportation (CNRD)

Le Comité d’entente pour le CNRD, présidé par Michel Le Drogo et l’Association Oise pour le CNRD (AOCNRD), présidée par Christian Laude sont tous les deux impliqués dans l’organisation du concours. De nombreux membres de l’ ANACR participent à ces deux organisations.
Pour l’année scolaire 2021-2022, il y a eu 718 candidats (417 collégiens de 14 collèges et 301 lycéens de 12 lycées) soit une progression de plus de 50% très spectaculaire dans les lycées dont 29% dans les lycées professionnels.
Le voyage, financièrement porté par le Conseil départemental, a permis d’emmener 85 jeunes sur les défenses de la côte nord et à Dunkerque via le musée de la Coupole de Saint-Omer.
Cette pérennisation du CNRD dans l’Oise est largement due à la vitalité associative que les anciens Résistants et Déportés ainsi que des enseignants et historiens ont su développer au fil des décennies avec une implication très importante de l’ANACR-Oise, notamment celle de Jean-Pierre Besse à qui hommage a été rendu par une journée de conférence aux archives de l’Oise le 19 octobre dernier et celle de Raymond Zerline est toujours actif comme nous l’avons vu en juillet dernier à la remise des prix des lauréats isariens du concours.
Le thème 2022-2023 du CNRD L’école et la Résistance, des jours sombres au lendemain de la Libération 1940-1945 est beaucoup plus concret et plus accessible pour les scolaires que les thèmes des années précédentes. C’est un sujet favorable à l’évocation du 80ème anniversaire du CNR, créé le 27 mai 1943.
Cette fois encore, les enseignants et leurs élèves trouveront dans l’ANACR-Oise une aide précieuse à la préparation du concours :

la plaquette de Véronique Decayeux, Les enseignants de l’Oise pendant l’occupation que vous pouvez nous commander.

la synthèse L’école et la résistance dans l’Oise de Françoise Rosenzweig, historienne et membre de l’ANACR-Oise, qui rédige les pistes de réflexion à l’intention des enseignants chaque année.

un document rédigé par Tristan Lecoq, inspecteur général et président du jury national des correcteurs : L’école et la Résistance, des jours sombres au lendemain de la Libération 1940-1945.

La Lettre de la Fondation de la Résistance de septembre 2022 où vous retrouverez la lettre de cadrage signalée ci-dessus et un important dossier pratique (comment inscrire sa classe ou quelque élèves au concours) et historique (près de 30 pages)

Pour l’Oise, de nombreuses rencontres seront organisées comme chaque année pour permettre aux participants au concours ; Michel Le Drogo proposera un travail sur le patrimoine littéraire et cinématographique à partir du film de Louis Malle Au revoir les enfants (paru en 1987) et du livre Et la lumière fut, de Jacques Lusseyran. Jacques Lusseyran fut un membre très actif du mouvement de Résistance Défense de la France et le livre choisi évoque sa vie : l’enfance, l’accident qui lui a fait perdre la vue, la jeunesse, l’entrée en Résistance, le développement du réseau, l’arrestation, Buchenwald et la libération en avril 1945 (paru en 1994 et réédité en 2005 puis 2008).

Le voyage de mémoire pour 2023 est prévu à Oradour-sur-Glane. La remise des prix prévue au Conseil Départemental est effectivement programmée pour le samedi 27 mai 2023.

La célébration du 80ème anniversaire de la création du Conseil National de la Résistance (CNR)

Nous avons réfléchi ensemble aux initiatives que nous pouvons prendre pour célébrer cette étape si importante dans l’histoire de la Résistance : l’unité de la Résistance qui par les conditions mêmes de son développement était très diverse autant dans son organisation que dans ses références politiques et/ou philosophiques était un objectif stratégique pour la suite de la guerre.

L’aide précieuse que la Résistance de l’intérieur a apporté aux alliés et à la France libre avant et après le débarquement du 6 juin 1940 ne pouvait atteindre l’ampleur et l’efficacité qu’elle a montré sans être unie.

Un parcours rapide du livre de Jean-Pierre Besse L’Oise, septembre 1940 – septembre 1944 permet de s’en faire une idée : en février 1943, il cite 6 actions de la Résistance et 1 mitraillage par un avion allié. En mai, on passe à 19 actions de la Résistance, 3 parachutages d’armes (2 réussis), 1 parachutage d’un agent du SOE, 1 opération pick-up Lysander (ratée), 2 mitraillages par des avions alliés…

Jean Moulin, à qui le général de Gaulle avait confié la mission d’unifier la Résistance, est parachuté près de Salon-de-Provence dans la nuit du 1er au 2 janvier 1942. Il lui faudra un an et demi de travail clandestin dont on imagine les difficultés et les dangers, pour aboutir à la fameuse réunion du 27 mai 1943 fondatrice du CNR.

Le premier acte du CNR, réuni le 27 mai, a été la rédaction d’une motion reconnaissant le rôle joué par le général de Gaulle dans la résistance à Vichy et à l’occupant. La France libre était bien devenue la France combattante unissant les forces françaises de de l’extérieur et de l’intérieur du territoire. Ce terme de « France combattante » avait été adopté le 13 juillet 1942.

Le CNR a deux objectifs :

  • participer à la Libération de la France avec les alliés en appliquant le plan vert pour le sabotage des voies ferrées, le plan violet pour le sabotage des lignes téléphoniques et le plan bleu pour celui des installations électriques.
  • préparer une plateforme politique pour la France une fois libérée à partir de juin 1943, le CNR y travaille et les points essentiels de son travail (rapport Courtin élaboré au sein du Comité général d’étude du CNR) seront entérinés par le général de Gaulle à Alger en novembre 1943 et deviendront le Programme du Conseil National de la Résistance base des grandes réformes mises en place après le Libération :
    • « plan complet de sécurité sociale » c’est-à-dire une Sécurité sociale pour tous prévoyant remboursements des frais médicaux et indemnités de chômage ;
    • retraites étendues à toutes les catégories de salariés (les commerçants en resteront exclus) ;
    • « retour à la nation » des grandes entreprises exploitées par l’occupant, en particulier Renault, la SNCF, Air France, de grandes banques, sans pour autant rompre avec le capitalisme (compromis majeur avec le programme du PCF qui cédait ainsi, au moins provisoirement, sur un principe) ;
    • subvention d’un programme culturel ;
    • indépendance de la presse vis-à-vis des capitaux des grandes industries ;
    • etc

Le 27 mai, les enseignants doivent sensibiliser leurs élèves à l’histoire de la Résistance et les mairies doivent pavoiser…

Le 27 mai 2023 nous serons plus spécialement mobilisés pour en faire un moment important pour tous !

Hommage à René Lucot (1925-2022)

Nous remercions Roselyne Levêque, la fille de Monsieur René Lucot, ainsi que Madame Chantal Druart, présidente de l’association « Mémoire d’Attichy et de son canton » pour les documents qu’elles nous ont transmis sur la Résistance de René Lucot, décédé le 31 mai 2022.

René Lucot est né le 12 février 1925 à Berzy-le-Sec dans l’Aisne à 5 kms de Soissons mais a vécu presque toute sa vie à Attichy dont il a été conseiller municipal de 1953 à 1995.

Attichy a connu de violents combats pendant la Campagne de France. La rivière Aisne était le dernier rempart avant Paris. L’armée allemande parvint à franchir l’Aisne malgré la résistance du 170ème RI, ce qui conduisit de lourdes pertes de part et d’autre. Attichy fut une commune particulièrement éprouvée et subit ensuite 4 années d’occupation.

René Lucot y vivait donc avec ses grands-parents et c’est après le bombardement de la gare que son grand-père (ancien combattant de la 1ère guerre mondiale) décida d’évacuer le lendemain sans attendre l’ordre officiel. René évoque cette période dans les Annales de Compiègne (voir AHC N° 157-158) : « On effectuait les étapes de 15 kms à pied…nous sommes allés jusqu’à Chantilly et nous avons attendu plusieurs jours dans une maison abandonnée en espérant que les Allemands ne franchiraient pas l’Aisne…Malheureusement des soldats qui se repliaient nous ont annoncé que la rivière avait été franchie. Nous sommes donc partis en train jusqu’à Paris, payant même notre billet de train. Là nous sommes montés dans un autre train sans connaître sa destination. Nous sommes finalement arrivés à Castillonnès dans le Lot-et-Garonne…Nous sommes revenus tardivement fin septembre, début octobre car notre maison avait été détruite et la municipalité cherchait à nous reloger. »

René travaillait dans l’entreprise Colles et Gélatines, ancienne usine de produits chimiques, installée depuis 1922 à Attichy. C’est en mars 1943, à 18 ans, qu’il entre officiellement en Résistance dans le groupe OCM, secteur 138, du capitaine Gabriel Cochet de Vic-sur-Aisne (voir article de JP Besse dans Résistance 60 : l’OCM dans la région d’Attichy.) René et ses camarades suivirent un entraînement en vue des opérations futures. Le groupe de René transportait des armes et munitions de récupération ( cachées dans l’usine même), fournissait des renseignements sur les mouvements des troupes allemandes, fabriquait des clous jetés sur la Nationale 31 aux passages prévus de convois allemands, a fait sauter l’écluse de Couloisy et celle de Trosly-Breuil en 1944, a contribué à plusieurs sauvetages d’aviateurs, participé aux combats de la Libération mais l’arrestation de Gabriel Cochet le 29 juin 1944 et d’une partie de son groupe fut une catastrophe arrêtant les projets.

Le groupe de René Lucot se contentera de prendre position sur la rive droite de l’Aisne entre Jaulzy et Berneuil-sur- Aisne le 31 aout dans la matinée afin de couper éventuellement la retraite des groupes allemands égarés. Deux soldats furent faits prisonniers et remis à la gendarmerie d’Attichy.

Le 1er septembre 1944, c’était la Libération.

A la fin de la guerre, son père qui était prisonnier de guerre, étant de retour, René s’engagea dans la 2ème DB du 15 juin 1945 au 21 novembre 1946.

René Lucot s’est ensuite investi dans la vie associative d’Attichy : à la fanfare, à l’union sportive, élu 42 ans au conseil municipal. Il a témoigné   dans « Mémoire d’Attichy et de son canton ». Il y évoque notamment ses souvenirs du 1er octobre 1942 quand l’usine fut encerclée par les Allemands à la recherche d’armes cachées, il détaille la terrible journée du 1er septembre 1944 où son lieutenant Gaston Poussot fut tué.

René Lucot est titulaire de la Croix du combattant 1939-1945 moins de 20 ans, croix du combattant volontaire de la Résistance, médaille commémorative 1939-1945 et titre de reconnaissance de la Nation.

L’ANACR et les Amis (ies) sont reconnaissant aux Résistants qui se sont engagés pour libérer la France du nazisme, et ils continuent de transmettre leur Mémoire.

L’ANACR-Oise, le 25 octobre 2022

« L’autre camp », exposition sur les prisonniers de guerre français à Royallieu et premières images de la journée « Hommage à Jean-Pierre Besse » aux Archives départementales de l’Oise

Le 7 octobre 2022, l’ANACR-Oise, représentée par sa présidente Hélène Boulanger et d’autres membres de notre association, a participé au vernissage de l’exposition L’Autre Camp consacrée aux soldats prisonniers français qui ont été internés en 1940 à Royallieu…

Le commissaire de l’exposition, Fabien Théofilakis, historien, maître de conférences à l’université Paris I Panthéon-Sorbonne, a présenté l’exposition qui s’accompagne d’un catalogue ; Frontstalag 170 KN 654: l’autre camp.

La cérémonie était présidé par M. Marini, maire de Compiègne en présence de Mme Arielle François, adjointe au maire déléguée à l’action culturelle, de M. Joël Dupuy de Méry, adjoint au maire délégué à la vie patriotique et de M. Aurélien Gnat, directeur du Mémorial de l’Internement et de la Déportation.

La réunion s’est poursuivie avec une belle séance de lecture de lettres de prisonniers par Jean Lebrun.

L’exposition est ouverte du 4 octobre 2022 au 05 février 2023.

Mercredi 19 octobre 2022, c’est aux Archives départementales de l’Oise que l’ANACR-Oise et Résistance 60 organisaient une journée d’étude en hommage à Jean-Pierre Besse, historien du monde ouvrier et de la Résistance qui nous a quitté en juillet 2012 : le travail qu’il a accompli pour l’histoire industrielle de Creil, Nogent-sur-Oise, Montataire se retrouve au sein de l’association qu’il a créée et présidée : l’Association pour la Mémoire Industrielle et Ouvrière du bassin creillois, AMOI au nom de laquelle Jacques Pénit a évoqué sa première rencontre avec Jean-Pierre Besse : un témoignage sensible et émouvant qui a rappelé combien le scientifique qu’était Jean-Pierre Besse respectait la mémoire des acteurs de base , ouvriers ou (souvent ET) Résistants… C’est cette même démarche qu’il a mise au service de l’ANACR-Oise, rencontrant les Résistants, enregistrant des heures de témoignages aujourd’hui si précieux !

Hélène Boulanger, a pu l’évoquer dans son intervention, L’engagement associatif de l’historien : le cas de l’ANACR, qui était la première intervention de la matinée après les mots d’ouverture par Françoise Rosenzweig-Leclère et Jean-Yves Bonnard. La matinée, placée sous la présidence de Clotilde Romet, directrice des Archives départementales de l’Oise, était consacrée à l’hommage à l’œuvre de Jean-Pierre Besse ; l’après-midi, sous la présidence de Bruno Ricard, directeur des Archives nationales, était consacrée à différents exposés sur des points d’histoire concernant plus particulièrement l’Oise.

Nous attendons maintenant avec impatience les actes de cette magnifique journée qui témoigne, au-delà de la personnalité incontournable de Jean-Pierre Besse, de la vitalité et de la richesse du travail en cours sur les différents aspects de la Résistance dans notre département.

L’ANACR-Oise, comme certainement Résistance60, est ouverte à tous les chercheurs, historiens, professeurs ou simples passionnés, prêts à la rejoindre dans cet immense et si nécessaire travail.

Les intervenants de la matinée :

Les intervenants de l’après-midi :

Journée d’études en hommage à Jean-Pierre Besse : ouvert à tous sur inscription.

Jean-Pierre Besse (1949 – 2012)

Professeur d’histoire & géographie au Lycée Jules Uhry de Creil, docteur en 3ème cycle en histoire, correspondant départemental de l’Institut d’histoire du temps présent (CNRS). Sa thèse portait sur l’histoire du monde ouvrier dans l’Oise et cela l’a mené d’une part à créer l’Association pour la Mémoire Ouvrière et Industrielle (autour de Creil) et d’en devenir le président et d’autre part à réorienter ses recherches sur l’histoire de la Résistance.

Historien du mouvement ouvrier et social, de la Résistance et de la Picardie, Jean-Pierre Besse était l’un des principaux responsables de la nouvelle série du dictionnaire Maitron et il assurait la direction scientifique du Dictionnaire des fusillés et exécutés. Dans le cadre de cette activité, il est l’auteur de nombreuses biographies du dictionnaire, plusieurs ouvrages et articles dont Les fusillés, répression et exécutions pendant l’Occupation (Éditions de l’Atelier, 2006) avec Thomas Pouty et Juin 1940, la négociation secrète (Éditions de l’Atelier, 2006) avec Claude Pennetier.

Jean-Pierre Besse fut le président de l’ANACR-Oise et membre du conseil national de l’ANACR, président de l’Association pour le Concours national de la Résistance et de la Déportation, fondateur de l’Association Résistance 60, auteur du CD ROM La Résistance dans l’Oise repris depuis quelques années (avec de nouvelles contributions) sur le site Resistance60.fr ; Jean-Pierre Besse est celui qui a recueilli les témoignages de Résistants à travers toute l’Oise, a publié L’Oise, septembre 1940- septembre 1944 et a dirigé la publication de l’ouvrage de l’ANACR-Oise Ils ont fait le sacrifice de leur vie… Le prix de la liberté dans l’Oise.

ORGANISATION de la JOURNEE

MATIN
9h00 – Accueil
9h15 – Mot d’accueil de la présidente du Conseil départemental de l’Oise
Ouverture par Françoise Rosenzweig-Leclère et Jean-Yves Bonnard (Résistance 60).
9h30 – Présidence de Clotilde Romet, directrice des Archives départementales de l’Oise

  • L’engagement associatif de l’historien : le cas de l’ANACR, par Hélène Boulanger (ANACR – comité de l’Oise)
  • Les fusillés, état de la question, par Claude Pennetier (directeur du Maitron)
  • Jean-Pierre Besse, un précurseur, par Laurence Thiebault (AERI – Fondation de la Résistance)
  • L’AMOI, par Jacques Pénit (Association pour la Mémoire ouvrière et industrielle du bassin creillois)

12h00 – Repas libre

APRES-MIDI

  • 14h00 – Présidence de Bruno Ricard, directeur des Archives nationales
  • Les otages fusillés par Alain Blanchard (ANACR – comité de l’Oise)
  • Emile Rossi (1913-1965) : un engagement total par Marc Pilot (Résistance 60)
  • Le réseau Confrérie Notre-Dame dans l’Oise par Jean-Yves Bonnard (Résistance 60)
  • L’attentat contre de Brinon à Gouvieux – 16-17 octobre 1943 par Frédéric Gondron (Résistance 60)
  • Historiographie : évolutions et perspectives pour l’étude de la Résistance dans l’Oise par Régis Moreau (Résistance 60)

17h00 – Fin de la journée

anacr-oise.org – resistance60.fr

En ce début d’octobre, l’ANACR participe à plusieurs manifestations, dont Mai du Cinéma qui continue jusqu’au 22 octobre…

Le 1er octobre, l’ANACR a été présente  à Pontpoint pour la cérémonie d’inauguration d’un monument commémorant les morts pour la France pendant la guerre d’Algérie et les luttes pour l’indépendance du Maroc et de la Tunisie entre 1954 et 1964.

 Oise-Hebdo y a consacré un grand article que vous pouvez retrouver en cliquant ICI. Il ne retient que la guerre d’Algérie alors que le monument concerne l’ensemble des luttes en Afrique du Nord.

En présence de très nombreux porte-drapeaux, dont Jocelyne Dumontois pour l’ANACR, les 234 noms des morts pour la France ont été lus par les présidents des associations d’Anciens Combattants dont l’ANACR, les enfants du Conseil municipal des Jeunes de Pontpoint disant, après chaque liste lue, « Morts pour la France ».

Le 7 octobre, à la demande des congressistes, l’ANACR était invitée au  congrès de la FAPT (Fédération des Activités Postales et télécommunications)  à la salle des Rencontres à Montataire. Françoise Vincent a fait une courte conférence sur la Résistance des Femmes dans l’Oise et Hélène Boulanger a été interrogée sur la Résistance de Lucienne Fabre-Sébart.

Le 8 octobre, dans le cadre d’un partenariat organisé par l’association Mai du Cinéma de Pont-Sainte-Maxence, l’ANACR, représentée par Hélène Boulanger et Françoise Vincent, était présente le 8 octobre à la bibliothèque Reine-Philiberte de Pont-Sainte-Maxence pour le vernissage de l’exposition des Archives Nationales, Simone Veil : archives d’une vie. Françoise Vincent a retracé la Résistance de la sœur de Simone Viel, Denise Jacob : Résistante à 19 ans, elle a été déportée et, avec sa sœur, a survécu à la déportation.

Le 9 octobre, toujours au cinéma de Pont-Sainte-Maxence, Hélène Boulanger et Françoise Vincent étaient également présentes pour la projection, en avant-première, du film Simone, le voyage du siècle.

Mai du Cinéma continue jusqu’au 22 octobre ; voici le programme :

Article corrigé le 10/10/2022

Carnaval des possibles le 25 septembre, conférence à Clermont le 6 octobre

Le dimanche 25 septembre l’ANACR sera présente au Carnaval des Possibles à la base de loisirs de Saint Leu d’Esserent de 10h à 18h.

C’est la 5ème édition de cette grande réunion organisée par l’association Carnaval des possibles de l’Oise ( CDPO) qui intervient toute l’année pour sensibiliser un large public par l’éducation populaire. C’est la 3ème année que l’ANACR y tient un stand dans le « village Solidarités » et il y a aussi un « village Alimentation », Bio bien sûr, un « village Biodiversité Bien-être animal » et un « village Transport, Mobilité Energie Climat » ; plus des spectacles et de nombreux intervenants (conférences, démonstrations, …) : pour consulter le programme, merci de cliquer ICI.

Sur le stand de l’ANACR, vous découvrirez notre exposition sur le Conseil National de la Résistance et nos plaquettes. En discutant avec Hélène, Alain Céline ou d’autres vous aurez peut-être envie de soutenir l’action de l’ANACR pour la mémoire de la Résistance et pour la Paix. Depuis déjà longtemps l’ANACR « Association Nationale des Anciens Combattants de la Résistance » s’est ouverte « aux Ami-e-s de la Résistance : si vous partagez ce double objectif d’honorer et d’aider les Résistants et de faire connaître ce qu’a été la Résistance, les valeurs de Liberté et de Paix, de Solidarité et de Justice sociale qu’elle a portées, vous êtes déjà un ou une ami-e de la Résistance ; dimanche 25 septembre vous choisirez peut-être d’adhérer à notre association !

La ville de Clermont propose une conférence de Latifa Ibn Ziaten le jeudi 6 octobre à 18h au Centre Socioculturel à Clermont.

Latifa Ibn Ziaten est la mère de Imad Ibn Ziaten, militaire assassiné par Mohamed Merah en 2012. Depuis, elle est mobilisée pour la défense de la Laïcité, et pour donner les outils permettant de lutter efficacement contre les discriminations et la radicalisation. Elle a créé une association et œuvre inlassablement pour l’éducation et la tolérance : elle va dans les écoles ou les prisons et donne des conférences comme celle du 6 octobre. Pour assister à cette rencontre il faut s’inscrire en téléphonant au 06 42 75 81 34.

Mercredi 14 septembre, le comité de Saint-Leu a tenu son assemblée générale. Nous en mettrons prochainement en ligne le compte-rendu. L’ANACR est organisée comme une fédération regroupant les associations ANACR existant dans chaque département. L’Anacr-Oise est organisée en 3 comités : comité de Noyon pour le Nord -Est de l’Oise, comité du Valois pour le Sud Est de l’Oise et comité de Saint-Leu d’Esserent pour la moitié ouest du département.

Commémoration de la Libération de l’Oise

Entre le 28 août et le 2 septembre 1944, toute l’Oise était libérée par les armées britanniques arrivant par l’ouest et les armées américaine arrivant du sud. Sur ce blog, l’article publié en août 2019 (on célébrait le 75ème anniversaire de la Libération) tente de rappeler le contexte historique de ce moment qui sans être la fin de la guerre a permis, jour après jour, ville par ville, d’en terminer avec le régime de Vichy et l’Occupation.

Montataire qui a été libérée le 31 août, organise chaque année une cérémonie le dimanche qui précède cette date . Cette année, c’était donc dimanche 28 août et Alain Blanchard, vice-président de l’ANACR-Oise était présent à cette cérémonie au cours de laquelle il a déposé des fleurs au nom de notre association.

Dans son discours, le maire de Montataire a évoqué les Résistants Maurice Mignon dit le Colonel Théo, Edmond Leveillé, Marceau Horcholle, Ernest Biette, Marcel Coene, mais aussi des femmes comme Annette Quenardel en rappelant que ce sont des membres du détachement FTP Valmy, auquel appartiennent Marcel Coene et Maurice Mignon, qui vont à la rencontre des soldats américains pour les guider vers Montataire ; il a aussi rappelé la mort du jeune Résistant André Ginisti au cours d’une opération à Saint Vaast-les-Mello quelques jours avant la Libération de la ville. Mais par cette commémoration, honorant les Résistants de Montataire, honneur a été rendu à tous ceux qui ont su Résister et à ceux, peuple afghan, peuple ukrainien, peuple palestinien, qui luttent aujourd’hui pour la Paix et la Liberté.

Clermont, qui a subi un bombardement très important le 25 aout avant d’être libéré le 1er septembre commémore les deux évènements le même jour : le 1er septembre à 19h devant le Monument aux Morts.