Le Réveil publie un article sur la rencontre avec Denise Dubos -Decamp à Formerie !

« La guerre n’est pas un jeu ». Denise Dubos est venue témoigner à Formerie de sa vie en temps de guerre

Denise Dubos, originaire de Beauvais, est venue à Formerie (Oise) ce samedi 16 mai pour évoquer son vécu lors de la Seconde Guerre mondiale avec son père engagé dans la résistance.

Denise Dubos était accompagnée de sa petite-fille Marcelle pour son intervention
Denise Dubos était accompagnée de sa petite-fille Marcelle pour son intervention ©Adélie Fabre-Forlini

Par Adélie Fabre-ForliniPublié le 19 mai 2026 à 15h32

Elle fait partie des dernières personnes vivantes à avoir vécu la Seconde Guerre mondiale. Denise Dubos avait sept ans quand le conflit a été déclaré. Aujourd’hui âgée de 94 ans, elle sillonne maintenant les établissements scolaires de l’Oise avec sa petite-fille Marcelle pour partager son histoire avec les plus jeunes. Déterminée à transmettre le flambeau « pour ne pas oublier ». Elle est venue à Formerie ce samedi 16 mai après l’invitation de Samuel Ferrand, jeune porte-drapeau et passionné par l’Histoire.

Née en 1932 d’un père intellectuel, journaliste et communiste, Marcel Dubos était l’un des chefs de la résistance dans le Beauvaisis.

Pendant plus d’une heure, Denise Dubos-Decamp raconte son quotidien pendant la Seconde Guerre mondiale en Bretagne et son retour à Beauvais en août 1940. Entre l’occupation allemande, les tickets de rationnement, le couvre-feu, elle relate également le parcours de son père entré dans la clandestinité. « On en garde un souvenir à vie, c’est un souvenir inoubliable », assure Denise.

Son père échappe aux Allemands

Mobilisé une première fois dans l’Aisne, il échappe au front à cause de sa myopie. Il rejoint ensuite le service auxiliaire à Margny-lès-Compiègne jusqu’à sa démobilisation en 1940.

Un jour, un Allemand rend visite au domicile de la famille recherchant un certain Emile Dubos, son deuxième prénom. C’est ainsi qu’il échappe une arrestation et entre dans la clandestinité. Il vit dans des fermes à Rainvillers, Agnetz-Ronquerolles ou encore dans une maison située dans une impasse derrière l’église de Bresles, où il échappe à une nouvelle arrestation des Allemands et se cache dans les tourbières.

Un homme politique

C’est à ce moment-là qu’il entre en relation avec la résistance et crée le journal Patriote de l’Oise [ Le Patriote de l’Oise est créé en avril 1942, à la demande du Comité national du Front national, par Edmond Léveillé et Pierre Auzi]

Après la Libération de Beauvais en août 1944, il fut élu conseiller municipal et maire adjoint de la ville. Il s’est présenté plusieurs fois aux élections cantonales.

En 2024, Denise Dubos-Decamp a écrit un livre, Un résistant en Picardie, pour rendre hommage à son père, décédé en 1979.

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