Robert Petit-Lorraine, peintre et Résistant, à découvrir en Ardèche : sur la route des vacances ?

Le Musée de la Résistance et de la Déportation de l’Ardèche accueille cet été une exposition des œuvres de Robert Petit-Lorraine qui lui sont parvenues de manière anonyme.

Le Musée se situe 15, rue du Travail, 07 400 LE TEIL, sur la rive gauche du Rhône au niveau de Montélimar sur la « Nationale 7 » de Charles Trenet… Donc peut-être sur la route de vos vacances !

Né en 1920 à Nancy, Robert Petit est issu d’une famille de patriotes catholiques fervents. Sa famille est forcée de quitter Nancy pendant l’exode de 1940 et elle échoue en Ardèche. De juillet 1941 à février 1942, Robert Petit appartient au groupement 13 des Chantiers de jeunesse de Cavaillon (Vaucluse). Contrairement à sa famille qui retourne à Nancy après plus de deux ans d’exil, Robert Petit décide de rester en Ardèche où il côtoie des personnalités qui développent chez lui de nouvelles valeurs humanistes et laïques, très différentes de son héritage familial.
Une première exposition de ses dessins à la plume est présentée à Vals-les-Bains en août 1942.

A la mise en place du Service du Travail Obligatoire (STO), après avoir été recensé et avoir passé la visite médicale le 4 mars 1943, il entre en clandestinité dès le lendemain. Lorsque le danger se précise, il rejoint le plateau ardéchois et ses fermes-refuges, comme celle de «la Grande Borie», près de la Chartreuse de Bonnefoy sur le plateau ardéchois et prend comme nom de résistant «Lorraine» en référence à sa région natale.

Pendant cette période, il continue de dessiner et réalise manuellement plusieurs affiches pour la Résistance qui sont placardées dans Aubenas afin d’appeler la population à résister. Vers le milieu de l’année 1944, Robert Petit rejoint les Francs-Tireurs et Partisans. Sous le pseudonyme de « Lorraine », il devient à partir du numéro 6 du 21 août 1944, le dessinateur attitré du journal des FTP : L’Assaut, jusqu’au numéro 14 du 9 octobre 1944. L’imprimerie typographique Mazel située à Largentière qui sort le journal ne disposant pas d’équipement en photogravure, Petit Lorraine réalise ses clichés d’illustration en gravant des plaques de linoléum qu’on peut voir au musée. Il est ensuite l’illustrateur du bandeau du titre de l’hebdomadaire FFI Valmy qui remplace l’Assaut et La IVe République, organes des FTP et de l’Armée Secrète suite à leur unification. Entre le 14 et le 28 octobre 1944, Robert Petit Lorraine crée une série de remarquables affiches appelant au combat patriotique. A partir de septembre 1944, il a désormais la possibilité d’utiliser les services de grandes imprimeries lyonnaises spécialisées.
Ses affiches sont souvent accompagnées d’une légende avec des expression comme « vengeance », « châtier les traîtres », « balayer les boches », « les profiteurs… »

photo d’une partie de l’exposition du musée avec une affiche originale de Robert-Petit Lorrain – source : facebook.com/musee.ardeche

Après la guerre, Lorraine continue de fréquenter des milieux intellectuels et artistiques et de peindre désormais sous le nom de «Robert Petit Lorraine». Il meurt en 2006.

(informations extraites du site Musée de la Résistance en ligne.

Le Musée de la Résistance et de la Déportation en Ardèche a présenté récemment « Loin des Fronts ? Commémoration(s) en action », un livre richement illustré, qui résulte d’une expérience de terrain partagée par des chercheurs, des archivistes et des professionnels des lieux de Mémoire. L’ouvrage interroge sur ce qui fait la commémoration, hier et aujourd’hui, mais aussi sur ce qu’elle fait à travers pratiques, usages et appropriations sociales auxquels elle donne lieu. Un thème qui nous concerne bien évidemment ! Les intervenants, auteurs du livre, seront : Phillipe Hanus, coordinateur de l’ethnopôle « migrations, frontières, mémoires » (CPA de Valence), Bernard Delpal, Professeur des Universités (Lyon III), Pascal Guyon, professeur agrégé d’Histoire & Géographie et Gilles Vergnon (Institut d’études Politiques de Lyon).

Les intervenants et auteurs : Ph. Hanus, coordinateur de l’ethnopôle « migrations, frontières, mémoires » (Centre du Patrimoine Arménien de Valence), B. Delpal, professeur des Universités (Lyon III), P. Guyon, professeur agrégé d’Histoire & Géographie et G. Vergnon (Institut d’études Politiques de Lyon).

Le Musée de la Résistance et de la Déportation en Ardèche a présenté récemment « Loin des Fronts ? Commémoration(s) en action », un livre richement illustré, qui résulte d’une expérience de terrain partagée par des chercheurs, des archivistes et des professionnels des lieux de Mémoire. L’ouvrage interroge sur ce qui fait la commémoration, hier et aujourd’hui, mais aussi sur ce qu’elle fait à travers pratiques, usages et appropriations sociales auxquels elle donne lieu. Un thème qui nous concerne bien évidemment !

Le 27 mai : journée nationale de la Résistance

Ce 27 mai 2022, l’ANACR-Oise a été présente aux cérémonies organisées par les maires de Montataire et de Mouy.

A Mouy, à l’invitation du Maire, c’est Hélène Boulanger, présidente de l’ANACR-Oise qui était présente; elle a déposé une gerbe de fleurs devant le Monument aux morts en hommage à tous les Résistants et a lu le texte suivant :

A Montataire, Alain Blanchard, vice-président de l’ANACR-Oise, a participé à la cérémonie qui se déroulait devant la plaque de la « rue du Conseil National de la Résistance » ; il a déposé une gerbe de fleurs en hommage à tous les Résistants ; voici son intervention :

A Lamorlaye, l’ANACR-Oise a prêté à l’école Marie Marvingt une exposition sur le Conseil National de la Résistance et le programme du CNR.

Nous avons reçu, début mai, la déclaration de l’ANACR Nationale pour cette journée du 27 mai ; la voici avec un peu de retard !

Trois textes qui se complètent pour honorer tous ceux qui ont su choisir leur camp et s’engager, jusqu’aux périls les plus grands, corps et âme, pour la défense de la Liberté et de la Démocratie.

8 mai 2022 : la participation de l’ANACR-Oise

Ce dimanche 8 mai 2002, l’ANACR-Oise a été présente aux cérémonies de commémoration de la capitulation allemande et donc de la fin de la guerre en Europe, il y a 77 ans…

Hélène Boulanger, présidente de l’ANACR-Oise, et Gil Boulanger étaient à Fleurines.

Alain Blanchard, vice-président de l’ANACR-Oise, était à Montataire :

Christian Alizard, président du comité de Noyon, membre du bureau départemental de l’ANACR-Oise était à Tracy-le-Mont.

Michel Le Drogo, président du Comité d’Entente des associations issues de la Résistance et de la Déportation, membre du bureau départemental de l’ANACR-Oise, était à Beauvais.

Lucienne Jean, membre du bureau départemental de l’ANACR-Oise, était à Lamorlaye :

D’autres membres de l’ANACR-Oise ont certainement participé aux cérémonies organisées dans leur commune ou près de chez eux. Nous les indiquerons dès que nous aurons eu leur retour*. Tout comme il y a sans doute eu plusieurs interventions au nom de l’ANACR-Oise ; voici pour l’instant celle qui a été prononcée à Lamorlaye, après celle du président de l’UMRAC et avant celle du maire qui a ensuite lu le message, Geneviève Darrieussecq, ministre déléguée auprès de la ministre des Armées, chargée de la mémoire et des anciens combattants.

* Ainsi, Céline Govaerts était présente pour l’ANACR-Oise à Cauffry : mise à jour du 16 mai.

Le 8 mai : commémoration de la fin de la seconde guerre mondiale

En cette période troublée où la guerre se poursuit en Ukraine, soyons encore plus nombreux à participer aux cérémonies de commémoration de la fin de la Seconde Guerre mondiale !

Deux conférences peuvent nous permettre de mieux comprendre ou au moins de réfléchir à cette période de notre histoire dont on voulait croire qu’elle ne se reproduirait plus : la ligne Chauvineau, ultime défense de Paris, n’a pas empêché la défaite de 1940 ; l’horreur des camps nazis nous submerge toujours aujourd’hui.

L’Histoire peut nous aider à porter la mémoire de ce passé auprès, en particulier, de la jeunesse : c’est à quoi s’emploie notre association qui participe à l’organisation du Concours National de la Résistance et de la Déportation qui concerne principalement les collèges et les lycées, en organisant ou en participant à des événements porteurs de mémoire et en vous invitant à participer à ces conférences, elles aussi porteuses de mémoire. Frédéric Gondron est historien et membre de l’ANACR-Oise ; et un autre de nos adhérents, Jean-François Monnet, a participé, pour l’Oise, à l’immense travail et hommage que constitue le Livre des 9000 déportés de France à Mittelbau-Dora, livre que l’ANACR-Oise a offert à la médiathèque de Creil où vous pouvez le consulter.

La Journée Nationale du souvenir des Victimes et des Héros de la Déportation a été commémorée

Le 24 avril, ou parfois quelques jours avant, la Journée Nationale du souvenir des Victimes et des Héros de la Déportation a été marquée à Beauvais et à Montataire, par des cérémonies auxquelles l’ANACR-Oise était associée.

Ainsi à Beauvais, c’est Véronique Decayeux, au nom de l’entente pour le Concours national de la Résistance et de la Déportation, et à Montataire, c’est Jacky Avril, tous deux membres de notre association, qui ont lu la déclaration de la FNDIRP, la FMD, les associations de mémoire des camps nazis et l’UNAFDIF-FNDIR que nous avions mise en ligne le 22 avril sur ce blog.

A Beauvais, la cérémonie a eu lieu devant le monument qui a été érigé pour rappeler l’ancienne caserne Agel ; cette caserne avait servi de prison pendant la Seconde Guerre mondiale : de très nombreux résistants du départements y ont été incarcérés avant d’être déportés par l’occupant nazi.

Aujourd’hui, au cœur du quartier Saint-Jean, la friche de 9 Ha qu’était devenue la caserne Agel, a permis une rénovation et le désenclavement de ce quartier ; de la caserne Agel il ne restait qu’un petit pavillon de gardien et les associations de mémoire ont été nombreuses à demander qu’il soit épargné ; elle n’ont pa sété écoutées. Les photos ci-dessous datent de 2011 et 2012. Le monument devant lequel a eu lieu la cérémonie du 24 avril a été conçu en utilisant les briques du dernier bâtiment et les plaques mémorielles qu’il portait.

24 avril : journée nationale du souvenir des héros et victimes de la Déportation

Voici le message des associations FNDIRP (Fédération Nationale des Déportés, Internés, Résistants et Patriotes), FMD (Fondation pour la Mémoire de la Déportation), les associations de mémoire des camps nazis et l’UNADIF-FNDIR (Union Nationale des Associations de Déportés Internés de la Résistance et Familles) qui expriment la pérennité du combat contre l’exclusion, la xénophobie et le repli nationaliste à l’occasion de la journée nationale du souvenir des héros et victimes de la Déportation : cette journée fixée au dernier dimanche d’avril sera donc cette année le 24 avril…

Les 2 et 3 avril, L’ANACR-OISE sera présente au Salon des Publications d’Histoire Locale de Lamorlaye

Venez nous retrouver de 10h à 17h le samedi et de 10h à 18h le dimanche au Foyer culturel de Lamorlaye.

Le travail de mémoire de l’ANACR-Oise sur l’histoire de la Résistance dans l’Oise y sera représenté par nos nombreuses plaquettes.

Vous pourrez suivre de nombreuses conférences-flash (30 minutes) dont celle que fera Alain Blanchard pour l’ANACR-Oise :

Voici l’ensemble des manifestations qui jalonneront ce Salon organisé par l’ALMA : il réunit 21 associations ou acteurs du Patrimoine.

avril-Mai : plusieurs manifestations soutenues par le Comité d’entente des associations issues de la Résistance et de la Déportation

Dans le cadre de la Journée nationale du souvenir des victimes et des héros de la déportation, fixée au dernier dimanche d’avril (cette année le 24 avril), le samedi 23 avril à 15h, à la Médiathèque centrale, Cour des Lettres à Beauvais : lecture publique Les cahiers de Yanina en soutien à l’association SOFIA (Association de Fraternité Internationale par l’Art). Inscriptions au 03 44 15 67 02.

Pour découvrir toutes les activités proposées pour célébrer cette journée par l’association SOFIA : merci de cliquer ICI.

Mercredi 27 avril 16h30 au Cinéma Agnès Varda, 8, avenue de Champagne à Beauvais, projection et échanges : le film Les leçons persanes de Vadim Pérelman.

Renseignements : 03 44 10 30 80.

Mercredi 11 mai à 14h à l’Auditorium des Archives de l’Oise, conférence de Laurent Thiery et Jean – François Monnet autour du Livre des 9000 déportés de France à Dora – Mittelbau : sur invitation ; renseignements : 03 44 10 42 00.

Grande et belle cérémonie à Carlepont et Royallieu, le dimanche 13 mars.

Le dimanche 13 mars a eu lieu à Carlepont et à Compiègne une cérémonie particulièrement importante qui a rendu hommage aux otages fusillés de Compiègne et Carlepont à l’initiative du PCF, de la CGT, de l’ANACR-Oise et du FNDIRP-Oise ; de très nombreuses associations (AMOI, Mémoire vive, ARAC, …) étaient aussi représentées.

Il y a exactement 80 ans, 16 otages ont été fusillés puis inhumés dans six différents cimetières de l’Oise : 2 à La Croix saint Ouen, 2 à Vieux Moulin, 3 à Carlepont, 3 à Cuts, 6 au cimetière Nord de Compiègne. Tous extraits du camp allemand d’internement de Compiègne Royallieu (Front stalag 122). Tous, militants ou sympathisants communistes ou considérés comme tels. Tous ont été fusillés au titre d’otages.

Il y a une seule stèle commémorative à la Butte aux Zouaves à Moulin-sous-Touvent en forêt de Carlepont pour les six fusillés qui ont été ensuite inhumés à Carlepont. La Butte aux Zouaves à Moulin-sous-Touvent a été classée monument historique en 2002 mais il y a actuellement une demande de déclassement de la part de l’entreprise Gurdebeke (traitement de déchets) qui voudrait agrandir son site à proximité de la Butte aux Zouaves. Une procédure est en cours, et le tribunal administratif d’Amiens a décidé provisoirement que ce lieu, hautement symbolique des deux guerres mondiales dans l’Oise, restera classé au titre des monuments historiques.

La première partie de la cérémonie prévue initialement à la Butte aux Zouaves s’est déroulée au cimetière de Carlepont pour rendre hommage à :

  • Léon Durville, 61 ans : marchand forain, militant communiste de l’Aisne, fusillé le 21 février 1942, inhumé à Carlepont
  • Arthur Lefebvre, 45 ans : ouvrier mécanicien, militant communiste, fusillé le 21 février 1942, inhumé à Carlepont
  • Emile Michaud, 41ans : commerçant, militant communiste, fusillé le 21 février 1942, inhumé à Carlepont
  • Corentin Cariou, 43 ans : ajusteur à la Société du gaz de Paris, syndicaliste, membre du comité central du Parti communiste, conseiller municipal de Paris, résistant, fusillé le 7 mars 1942, inhumé à Cuts
  • Jean Baptiste Réchaussière, 41 ans : contrôleur, Société des transports en commun de la région parisienne, militant syndicaliste et communiste, fusillé le 7 mars 1942, inhumé à Cuts
  • Pierre Rigaud, 41 ans : ouvrier et dessinateur industriel dans la construction électrique de France, dirigeant de la Jeunesse communiste à Paris et à Lyon, fusillé le 7 mars 1942, inhumé à Cuts

Après la lecture des noms de ces 6 otages et les allocutions de Patrice Carvalho, Maire de Thourotte, ancien député et conseiller départemental et de Nicolas Bonnet, Président du Groupe des élus communistes de la ville de Paris, des gerbes de fleurs ont été déposées et une minute de silence a été observée suivie de la Marseillaise et du Chant des Partisans.

La cérémonie s’est ensuite poursuivie à Compiègne, au Mémorial de la Déportation de Royallieu pour rendre hommage à :

  • Roger L’Hévéder, 27 ans : marin communiste, inhumé à la Croix-Saint-Ouen, fusillé le 14 février 1942, inhumé à La-Croix-Saint-Ouen
  • Lucien Levavasseur, 31ans  : ouvrier du textile, militant communiste et syndicaliste, fusillé le 14 février 1942, inhumé à Vieux-Moulin
  • Jacques Samson, 22 ans : ouvrier du textile, syndicaliste CGT et militant communiste, fusillé le 14 février 1942, inhumé à La-Croix-Saint-Ouen
  • Chaïm Porecki, 27 ans : fourreur, juif, sympathisant communiste, fusillé le 14 février 1942, inhumé à Vieux-Moulin
  • Gustave Delarue, 58 ans : ouvrier du textile, puis de la chimie, secrétaire du syndicat CGTU, secrétaire de section communiste, fusillé le 31 mars 1942, inhumé au cimetière-nord Compiègne
  • Maurice Boulet, 41 ans : ouvrier du textile, militant syndicaliste, fusillé le 9 mai 1942, inhumé au cimetière-nord Compiègne
  • Jean Delatre, 21 ans : ouvrier métallurgiste, militant communiste, fusillé le 9 mai 1942, inhumé au cimetière-nord Compiègne
  • André Giraudon, 25 ans : ajusteur, militant communiste du Cher, résistant, fusillé le 9 mai 1942, inhumé au cimetière-nord Compiègne
  • Gustave Lecomte, 36 ans : syndicaliste, résistant, fusillé le 9 mai 1942, inhumé au cimetière-nord Compiègne
  • Ursin Scheid, 43 ans : ouvrier métallurgiste, militant syndicaliste et communiste, fusillé le 9 mai 1942, inhumé au cimetière-nord Compiègne

Après la lecture des noms de ces 10 otages et les allocutions de Loic Pen pour le Parti communiste, fédération de l’Oise, Nayé Sidibe pour l’Union départementale de la CGT-Oise et Hélène Fabre Boulanger pour l’Association Nationale des Anciens Combattants, ami-e-s de la Résistance de l’Oise, comme à Carlepont, des gerbes de fleurs ont été déposées et une minute de silence a été observée suivie de la Marseillaise et du Chant des Partisans.

Voici le texte qu’Hélène Fabre Boulanger a prononcé au nom de l’ANACR-Oise :

Mesdames Messieurs, chers Amis chers Camarades,

L’Association Nationale des Anciens Combattants de la Résistance est née au lendemain de la seconde guerre mondiale. C’est au nom des 60 millions de morts et des destructions considérables qu’elle a engendrées, que notre association s’est donnée comme objectif de transmettre la Mémoire des Hommes et des Femmes qui ont lutté contre le régime hitlérien, pour la Liberté de notre pays, pour la paix, pour la défense des valeurs patriotiques, démocratiques et humanistes.

Ces valeurs ont été confortées et enrichies -en particulier à propos des fusillés- par les recherches et le travail d’un homme trop vite disparu et à qui je souhaite devant ce monument rendre hommage : notre ami, Jean-Pierre BESSE, professeur et historien.

C’est au titre de ces valeurs que nous commémorons les assassinats commis il y a 80 ans en forêts de Compiègne et de Carlepont. Ces crimes, accomplis contre des hommes de tout âge, des fils, des pères, des frères, des hommes engagés, qui au préalable, ont été emprisonnés ici même dans ce camp allemand de COMPIEGNE.

Ils étaient, internés politiques, syndicalistes, Résistants. Ils étaient des otages, choisis avec la complicité du gouvernement français de Vichy, en représailles à des actes de la Résistance, des sabotages, des attentats.

Nous nous inclinons avec respect devant ces patriotes qui sont tombés pour libérer la France. nous ne les oublierons pas, comme nous ne voulons rien oublier de cette guerre tragique, afin de transmettre en particulier aux jeunes générations, cette mémoire indispensable pour que la Paix l’emporte sur la guerre, sur toutes les guerres.

Nous n’oublions pas, ce que nous devons au peuple russe, à son engagement et ses sacrifices pour en finir avec Hitler et le nazisme. Mais notre association s’oppose résolument à cette nouvelle guerre en Ukraine, engagée par Vladimir Poutine. Nous exigeons un cesser le feu immédiat et l’ouverture de négociations de Paix, entre l’Ukraine et la Russie sous l’égide de l’ONU.

Je vous remercie.

Commémoration au Monument aux Morts du Mémorial de l’Internement et de la Déportation de Compiègne le 13 mars 2022