Denise Dubos y a rencontré les classes de troisième ; voici le compte-rendu publié par le collège sur Facebook :


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Voici la fiche consacrée à Madeleine et Georges Blin dans le CDROM de Jean-Pierre Besse sur la Résistance dans l’Oise :

Né à Verderel dans l’Oise le 31 août 1908, Georges Blin est instituteur. Après son service militaire, qu’il effectue du 15 mai 1925 au 30 septembre 1930, il enseigne successivement à Rantigny, Creil, Le Frestoy-Vaux et enfin à Méry-la-Bataille. Avant la guerre, il est l’un des dirigeants de la SFIO. Mobilisé en 1939, blessé, il est démobilisé le 10 août 1940 à Pamiers. De retour dans l’Oise, il est l’un des organisateurs de Libé-Nord et, selon un témoignage postérieur, le responsable de la fédération SFIO clandestine. Il est contacté à la fin de 1943 par Edmond Léveillé pour former le Comité départemental clandestin de libération qui naît en novembre. Le 2 février 1944, Georges Blin est arrêté à 11 heures dans son école par quatre hommes, trois de la Gestapo de Creil, 24 rue Henri Pauquet, et un policier français de Creil. Il reste à Creil du 2 au 4 février puis est transféré à la maison d’arrêt de Compiègne.
Déporté à Flossemburg, il y meurt le 3 janvier 1945.Madeleine, son épouse, née à Verneuil-en-Halatte le 5 juin 1912, exerce aussi à Méry-la-Bataille. Militante socialiste et résistante, elle est arrêtée le 16 février 1944. Déportée à Ravensbrück en mars 1944, elle revient des camps. En avril 1945, elle est la première femme élue conseillère générale dans l’Oise, elle représente jusqu’en 1949 le canton de Saint-Just-en-Chaussée. Installée par la suite à Creil, elle siège quelques années au conseil municipal.
Madeleine Blin est morte à Creil le 15 septembre 1962. Georges Blin a été fait chevalier de la Légion d’honneur à titre posthume, il a reçu la médaille de la Résistance en mai 1946.
