Ce mercredi 27 août, s’est déroulée à Andeville, la cérémonie en mémoire du massacre perpétré par les Allemands le 27 août 1944.



Première étape, devant la plaque apposée sur le mur de l’église : devant une foule nombreuse où se trouvent beaucoup de descendants des 16 martyrs et plusieurs porte-drapeau, le maire a rappelé comment ce qu’on appelle « massacre d’Andeville » c’était produit. Une dame appartenant à une de ces familles a lu les noms, chacun étant suivi de « Mort pour la France » dit par les gens présents. Puis ce fut le dépôt des gerbes : l’ANACR, l’association des anciens combattants d’Andeville, celle de la municipalité par le maire accompagné d’un enfant, membre du conseil municipal des jeunes.



Deuxième étape de ce parcours de mémoire, la plaque qui rappelle le lieu où sept personnes ont été fusillées à 11 heures et demi : » Le 27 août 1944 à 11 heures 1/2 à l’entrée de cette rue furent lachement sacrifiés sans aucun motif par des nazis ivres de fureur et de cruauté les personnes suivantes : Petit Charles, maire d’Andeville, Abrahams David, Beaucheron Octave, Cheron Maurice, Noble Bostander, Oranger Maurice, Viville Alexandre. Ce crime fut parachevé 1/2 heure plus tard sur la place communale par le massacre de neuf autres otages dont les noms suivent : Crigny André, Daelmans Jean, Dedreux Georges, Gapaillard Jean, Laflandre Marcel, Letaille Jean, Miguel Sotero, Pinquier Jean, Voisy Lucien. Cette plaque commémorative a été apposée grâce à la générosité des habitants des communes de : Amblainville, Andeville, Anserville, Corbeil-Cerf, Esches, Fosseuse, Hénonville, Ivry-le-Temple, La Boissière, Lardières, Le Coudray, Le Déluge, Le Menil-Théribus, Lormaison, Méru, Mortefontaines, Saint-Crépin, Ste-Geneviève, Villeneuve-lès-Sablons. Qu’elle serve à perpétuer le souvenir de nos morts et que nos fils n’oublient jamais que la race nazi sera toujours capable de commettre de pareilles atrocités. »
Le texte gravé ici et le nombre de communes participant à la pose de la plaque (14 du canton de Méru, 4 du canton d eNoailles et 1 du canton d’Auneuil) témoignent de l’horreur et du choc provoqués par ce massacre.


Troisième étape, le cimetière où les corps ont été d’abord mis dans une fosse commune puis repris et enterrés par leurs familles. La trace de la fosse a été conservée et à côté les tombes des deux aviateurs : David ABRAHAMS, 20 ans, appartenant au Indian and Malay Corps et Noble BOSTANDER, 32 ans, né en Afrique du Sud, qui étaient cachés chez le maire.



dans le cimetière, les nombreuses tombes sont fleuries et le maire va saluer chaque famille. Cette étape fait comprendre combien le village a été meurtri pas ce massacre ; 81 ans plus tard, l’émotion est présente.
