Nous avons appris avec tristesse le décès de Claude Leleu, le 1er novembre dernier, à l’âge de 83 ans. Ancien technicien chez Honeywell, il était adhérent de l’ANACR-Oise dans le Comité Compiègne-Crépy depuis plusieurs années.
Claude Leleu a très longtemps travaillé à l’histoire des fusillés de la citadelle d’Amiens pendant l’occupation. Avec Lucienne Fabre-Sebart et Jean-Pierre Besse, il a aussi travaillé sur les liens existant entre l’Oise et la Somme pendant l’occupation. Il a fait beaucoup de recherches avec Jacques Lejosne, historien amiénois décédé en 2019. Jacques Lejosne avait inauguré en 2004 une plaque à l’hôpital Philippe Pinel en hommage à quatre résistants fusillés en ce lieu dont Edmond Léveillé, en présence de Lucienne Fabre-Sebart et de Michelle Asselin, la fille de Jeanne Léveillé-Asselin.
Claude Leleu, avec Jacques Lejosne et d’autres, a fait partie des fondateurs de l’association Centre de Mémoire et d’Histoire-Somme- Résistance et Déportation ; ce centre a été créé en 2012 avec pour objectif la construction d’un musée de la Résistance à la citadelle. Elle fait connaître la Résistance et le martyr des fusillés de la citadelle. Pour aller sur son blog : merci de cliquer ICI.
L’ANACR-Oise et l’association Centre de Mémoire et d’Histoire-Somme- Résistance et Déportation étaient présentes avec ses proches à ses obsèques. Le comité ANACR de Compiègne-Crépy-sur-Oise lui a rendu hommage en déposant des fleurs.
Nous adressons nos sincères condoléances à sa famille et à ses amis.
Voici, pour un autre de nos adhérents disparus, le texte d’hommage à Christian Lucas lu par Alain Blanchard le 31 octobre dernier
Vendredi 31 octobre 2025, jour anniversaire du décès de Christian Lucas, une commémoration a eu lieu au cimetière de Senlis, en présence de l’ANACR-Oise et du Souvenir Français de Senlis avec les drapeaux de l’ANACR-Oise et du Souvenir Français. Hélène Boulanger, présidente de l’ANACR-Oise, a accueilli les présents et a présenté l’ANACR-Oise : Christian Lucas qui fut un très jeune Résistant de Senlis, était un fidèle adhérent de notre association. Alain Blanchard, vice-président de l’ANACR-Oise, lui a rendu hommage (nous mettrons en ligne son texte dès que possible).
Hélène Boulanger et Françoise Vincent ont déposé un coussin de fleurs au nom de l’ANACR-Oise. Monsieur Luc Pessé a déposé des fleurs au nom du Souvenir Français.
Christian Lucas avait en 2024 beaucoup œuvré pour les cérémonies commémorant la Libération à Senlis : à voir sur notre blog EN CLIQUANT ICI
La bibliothèque de Rantigny organise le jeudi 20 novembre 2025 à 20 heures 30, Salle Paul Eiselé, une soirée Ciné-Histoire avec le premier film de Germain et Robin Aguesse 39-45, Elles n’ont rien oublié en version cinéma (1 h 31). Pour voir la bande-annonce, vous pouvez CLIQUER ICI. Cette projection sera suivie d’une rencontre avec les réalisateurs. Ce film documentaire est sorti en salle le 29 mai 2024 . Robin et Germain Aguesse sont des réalisateurs, scénaristes, directeurs de la photographie, originaires des Hauts-de-France. C’est la deuxième fois qu’ils présentent un de leurs films à Rantigny. Ils ont aussi réalisé Ascq 44, Les martyrs du Nord en 2023 et La Catastrophe de Liévin en 2024.
39-45, elles n’ont rien oublié retrace le parcours de quatre Françaises durant la SecondeGuerre mondiale. Aujourd’hui, âgées de 90 ans et plus, elles nous racontent avec force et dignité comment elles ont survécu de 1939 jusqu’à la Libération et nous livrent des témoignages intimes où leurs propres histoires se mêlent à la grande. Quatre destins de femmes (résistante, rescapée des camps de Ravensbrück et de Bergen-Belsen, fille de conservateurs de Musées, fille de soldat) qui ont traversé la guerre avec courage et abnégation.
Entrée libre – Réservations obligatoires auprès de la bibliothèque municipale (03 44 73 43 20).
Le samedi 4 octobre, Hélène Boulanger, a participé à la commémoration organisée à Pontpoint devant le mémorial dédié aux soldats morts pour la France en Algérie, au Maroc et en Tunisie entre 1954 et 1964. L’assistance était nombreuse, après La Marseillaise, Hélène a été sollicitée par monsieur Saint-Paul, président de l’UDACVG, pour déposer avec lui une gerbe de fleurs. Juste avant s’est tenue l’assemblée générale de l’UDACVG.
Un article sur la rencontre à Saint-Just-en-Chaussée avec Denise Dubos et une visio-conférence faite dans un lycée de Beauvais en 2021 (avec les masques !) : C’est sur YouTube du 9 janvier 2021. Voici le lien : VIDEO ICI
Le Courrier Picard du 1er octobre 2025
Quelques photos du stand de l’ANACR-Oise au Carnaval des Possibles le 28 septembre :
Au Carnaval des possibles , dimanche 28 septembre, le stand de l’ANACR-Oise a accueilli de nombreux visiteurs, dont des jeunes qui, au vu de la situation actuelle, se pose beaucoup de questions ! Donc de belle discutions avec le public et de nombreuses revues Pages de la Résistance vendues ! Un moment très agréable pour Patrick, Françoise et Hélène qui ont tenu le stand toute la journée.
A la médiathèque Anne Franck de Saint-Just-en-Chaussée, le 27 septembre, c’est autour de Denise Dubos, pour un premier témoignage de rentrée, qu’une quarantaine de personnes, de tout âge, se sont retrouvées. Une belle rencontre clôturée par une interview de la médiathèque.
(Une erreur sur les dates a été corrigée le 26 septembre…)
Vendredi 19 septembre Hélène Boulanger, présidente de l’ANACR-Oise, a participé à l’inauguration de l’exposition présentée par le Mémorial de l’internement et de la déportation de Royallieu. Dans la seconde partie de la visite, quand l’exposition aborde le retour des déportées, Hélène Boulanger a lu un passage du témoignage de sa mère Lucienne Fabre-Sebart qui fut une grande résistante successivement dans l’Oise (elle habitait Nogent-sur-Oise), le Calvados, l’Eure-et-Loir, la Somme et enfin Paris auprès de l’état-major des FTP au moment de la libération de Paris :
Fin avril 1945, on nous annonça qu’un train de femmes déportées devait arriver gare de Lyon. C’était le premier convoi de déportées qui revenait en France. Nous étions tous et toutes là pour accueillir nos amis, Gare de Lyon, ce jour-là, à 11 heures du matin ! Près de moi on installa une tribune ceinte du drapeau tricolore car le Général de Gaulle venait d’arriver pour souhaiter la bienvenue aux femmes de ce train…
Brusquement un silence de mort, le train arrivait lentement en gare. Nous eûmes brusquement la vision de squelettes déambulant doucement, amorphes, hébétés, les yeux vides, regardant sans voir. Je garde de cette arrivée de déportées en Gare de Lyon une douloureuse impression… À côté de moi, le Général de Gaulle qui ne s’attendait certainement pas à voir une telle détresse humaine, demanda qu’on range la tribune et, visiblement ému, il repartit sans dire un seul mot. Claude DAUPHIN, l’acteur bien connu, cherchait sa femme Rosine DEREAN, belle actrice d’avant-guerre, parmi les rescapées. Il ne la reconnut pas tant elle était méconnaissable.
Une femme au milieu de cette foule se mit à crier : « Je suis Martha DESRUMEAUX*, les nazis ne m’ont pas eue » ! Jacques DUCLOS et André MARTY, ses amis, l’emmenèrent fraternellement. Elle était originaire du Nord de la France. Déportée, elle eut un moral d’acier dans les camps. Certaines femmes très éprouvées tenaient encore sur leurs jambes, d’autres complètement à bout arrivèrent à Paris pour y décéder.
Notre service civique [ Lucienne Fabre-Sébart s’y est engagée juste après la libération de Paris] fut très utile pour aider les rapatriés et leurs familles. nous emmenions tous les déportés à l’hôtel Lutécia pour les examiner, les soigner, les restaurer et les habiller. Nous leur remettions un peu d’argent pour qu’ils puissent retourner chez eux. La plus pénible situation était pour celles et ceux que personne n’attendait plus. Familles décimées par la guerre. Lorsque personne ne vous attend plus c’est l’écrasement total, la détresse physique, la détresse morale, la détresse sentimentale. Dans leurs yeux vides, sans vie, désespérés, on pouvait cependant y lire tout le drame qu’ils venaient de vivre dans un enfer insoupçonné de beaucoup d’entre nous.»
Ce texte est extrait des souvenirs rédigés à l’intention de sa famille par Lucienne Fabre-Sébart ; elle lui a donné un titre révélateur de sa personnalité et de son engagement : J’ai choisi. Pages de la Résistance N° 30-31, Hommage à Lucienne Fabre-Sébart, cite de nombreux extraits de son texte.
Samedi 20 septembre, il y a eu une conférence sur Les femmes dans la Résistance par Frédérique Neau-Dufour, historienne française, docteure en histoire contemporaine, actuelle cheffe de projet de la stratégie mémorielle de la région Grand-Est et ancienne directrice du Centre européen du Résistant Déporté (CERD), centre installé sur le site de l’ancien camp de concentration de Natzweiler-Struthof.
Un autre aspect de la guerre était présenté mardi 23 septembre par la médiathèque de Saint-Leu d’Esserent : une présentation de l’utilisation par les Allemands, à partir de 1943, des carrières du Couvent et de Saint-Christophe à Saint-Leu d’Esserent pour y stocker les V1 venant d’Allemagne avant de les acheminer sur les site de lancement sur la côte de la Manche. Sur ce site deux Alsaciens « malgré-nous » Joseph Reith et Pierre Michel étaient enrôlés dans l’armée Allemande ; le fils de Pierre Michel était présent et a évoqué le parcours de son père qui avait travaillé, avec Joseph Reith, pour la Résistance locale au sein même de l’armée allemande. Une conférence passionnante faite par Stéphane Spitz et beaucoup d’émotion et de souvenirs partagés avec le fils de Pierre Michel.
L’inauguration du mémorial à Crisolles a été une réussite avec plus de 500 personnes présentes dont de très nombreux jeunes et de très nombreux habitants de plusieurs communes, 35 porte-drapeau, six cadets de la gendarmerie, l’Harmonie de Noyon, de très nombreux représentants officiels, de nombreuses familles de résistants, du colonel Louis Ledanois, centenaire aujourd’hui, qui a participé à la Libération de Noyon : dans le froid et le vent mais avec une organisation impeccable et une émotion palpable. Cinq adhérents de l’ANACR-Oise étaient présents : Jocelyne Dumontois avec le drapeau, son compagnon Fabrice Carrier, Gil et Hélène Boulanger et Xavier Lespierre. Vingt gerbes ont été déposée dont celle qu’Hélène Boulanger, présidente de l’ANACR-Oise a déposé en notre nom.
photo FR3-Picardie
Le projet de mémorial nait en 2002 autour du Souvenir Français,avec un financement très large (Région des Hauts de France, Conseil départemental de l’Oise, ONAC, l’UMRAC OISE, des communes – Crisolles bien sûr – et de simples habitants, …). Le monument se compose de cinq murs de briques, rappelant les ruines du pavillon, avec six bas-reliefs thématiques réalisés par le sculpteur Didier Paigneau et les élèves du lycée Jean Calvin.
photos du Souvenir Français sur Oise-Hebdophotos : cite-scolaire-noyon.60.ac-amiens.fr/
Les élèves de spécialité Arts plastiques de Première et Terminale, encadrés par leur Professeur, Monsieur Drouart, ont travaillé avec Didier Paigneau , céramiste, afin de produire des hauts-reliefs cuits dans l’atelier du céramiste et maintenant présents sur le mémorial de Crisolles, à la mémoire des Résistants du maquis des Usages et des évènements de Juin 1944. Source cite-scolaire-noyon.60.ac-amiens.fr/
«Ce mémorial est la preuve que les grandes réalisations naissent toujours de la réflexion, du dialogue et de la persévérance. Par ce parcours de mémoire, nous honorons les Déportés, les acteurs de la Résistance et du maquis et nous insistons pour que leur souvenir demeure un exemple afin que la paix, la liberté et la démocratie perdurent et ne tombent pas dans l’oubli», a conclu Henri Germain, l’un des gros artisans de ce projet devenu concret.Le Souvenir Français et ses partenaires locaux, collectivités et associations patriotiques, entendent désormais inscrire le site de Crisolles dans un circuit mémoriel reliant Compiègne, Noyon et Tergnier. Pour les organisateurs comme pour les participants, ce mémorial, situé à l’entrée de Crisolles le long de la départementale reliant Noyon à la Somme, est désormais un point d’ancrage pour la mémoire collective du Noyonnais. Source Oise-Hebdo
Avec un peu de retard, un mois tout juste, voici un message du Mouvement de la Paix qui rappelle la tragédie des bombardements sur Hiroshima et sur Nagasaki : ils ont entraîné la capitulation du Japon mais le 2 septembre) et aussi un nombre de victimes directes qui varie selon les sources entre 110 000 et 250 000. La première bombe le 6 août 1945, l’avancée soviétique en Mandchourie et la seconde bombe le 9 août ont certainement accéléré la fin de la Seconde guerre mondiale en Asie en conduisant le Japon à capituler : il accepte les conditions des alliés le 15 août et la capitulation est signée le 2 septembre. Mais le prix payé par les civils pendant et après les bombardements sont immenses. L’émotion qu’ils soulèvent dans le monde aussi. La nécessité de ces bombardements pour mettre fin à la guerre est discutée. Le message du Mouvement de la Paix publié le 27 juillet dernier rappelle les avancées et les reculs de la lutte contre l’usage de bombes atomiques :
En Europe la guerre est terminée depuis la capitulation de l’Allemagne le 8 mai 1945 (une date trop importante pour être éliminée du calendrier des commémorations) et pour la France, la libération a été célébrée dans l’Oise du 28 août au 2 septembre.
A Montataire, le 31 août, Alain Blanchard a déposé une gerbe. A Lamorlaye, le 30 août une cérémonie a eu lieu devant la plaque posée en mai dernier pour rappeler la libération de la ville. A Beauvais, les 30 et 31 oût, de nombreuses manifestations ont eu lieu ; Denise Dubos était présente et a saluée par le Préfet de l’Oise. Voici les manifestations prévues et concernant l’ANACR-Oise : les exposition sont encore visible jusqu’au 20 septembre !
Samedi 30, à 12h45, rue Jean de Lignières : Vernissage de l’exposition Exposition de l’ANACR Oise « Beauvais, Août 1944, nous sommes libérés ! », présentée par Michel LE DROGO, membre de l’Association Nationale des Anciens Combattants et Amis de la Résistance de l’Oise qui a reçu des remerciements en tant que Président du Comité d’entente des associations issues de la Résistance et de la Déportation de l’Oise.
Samedi 30, à 14h00 et à 15h00, RDV Rue Jean de Lignières : Visites guidées en centre-ville « Sur le parcours de nos libérateurs », gratuites (Durée 30 à 45 minutes) animées par Michel Le Drogo, membre de l’ANACR et M. Le Guillou, professeur d’Histoire et de Géographie, Lycée Felix Faure
Jusqu’au 20 septembre : Exposition de l’ANACR de l’Oise « Beauvais, Août 1944, nous sommes libérés ! », rue Jean de Lignières et Exposition des archives municipales de la douille de l’obus tiré le 30 août 1944, à l’Hôtel de ville
Et à Noyon, le 13 septembre sera inauguré le Mémorial Noyonnais de la Résistance et de la Déportation, Guerre 1939-1945 ; Hélène Boulanger y déposera des fleurs au nom de l’ANACR-Oise
A MONTATAIREDEUX RESISTANTS ONT ETE HONORES : Henri GAUDICHET et Louis PLOTA LAMORLAYE, l’ALMA et l’UMRAC LES CEREMONIES DU 30 SEPTEMBRE A BEAUVAIS
Ce mercredi 27 août, s’est déroulée à Andeville, la cérémonie en mémoire du massacre perpétré par les Allemands le 27 août 1944.
Première étape, devant la plaque apposée sur le mur de l’église : devant une foule nombreuse où se trouvent beaucoup de descendants des 16 martyrs et plusieurs porte-drapeau, le maire a rappelé comment ce qu’on appelle « massacre d’Andeville » c’était produit. Une dame appartenant à une de ces familles a lu les noms, chacun étant suivi de « Mort pour la France » dit par les gens présents. Puis ce fut le dépôt des gerbes : l’ANACR, l’association des anciens combattants d’Andeville, celle de la municipalité par le maire accompagné d’un enfant, membre du conseil municipal des jeunes.
Deuxième étape de ce parcours de mémoire, la plaque qui rappelle le lieu où sept personnes ont été fusillées à 11 heures et demi : » Le 27 août 1944 à 11 heures 1/2 à l’entrée de cette rue furent lachement sacrifiés sans aucun motif par des nazis ivres de fureur et de cruauté les personnes suivantes : Petit Charles, maire d’Andeville, Abrahams David, Beaucheron Octave, Cheron Maurice, Noble Bostander, Oranger Maurice, Viville Alexandre. Ce crime fut parachevé 1/2 heure plus tard sur la place communale par le massacre de neuf autres otages dont les noms suivent : Crigny André, Daelmans Jean, Dedreux Georges, Gapaillard Jean, Laflandre Marcel, Letaille Jean, Miguel Sotero, Pinquier Jean, Voisy Lucien. Cette plaque commémorative a été apposée grâce à la générosité des habitants des communes de : Amblainville, Andeville, Anserville, Corbeil-Cerf, Esches, Fosseuse, Hénonville, Ivry-le-Temple, La Boissière, Lardières, Le Coudray, Le Déluge, Le Menil-Théribus, Lormaison, Méru, Mortefontaines, Saint-Crépin, Ste-Geneviève, Villeneuve-lès-Sablons. Qu’elle serve à perpétuer le souvenir de nos morts et que nos fils n’oublient jamais que la race nazi sera toujours capable de commettre de pareilles atrocités. »
Le texte gravé ici et le nombre de communes participant à la pose de la plaque (14 du canton de Méru, 4 du canton d eNoailles et 1 du canton d’Auneuil) témoignent de l’horreur et du choc provoqués par ce massacre.
Troisième étape, le cimetière où les corps ont été d’abord mis dans une fosse commune puis repris et enterrés par leurs familles. La trace de la fosse a été conservée et à côté les tombes des deux aviateurs : David ABRAHAMS, 20 ans, appartenant au Indian and Malay Corps et Noble BOSTANDER, 32 ans, né en Afrique du Sud, qui étaient cachés chez le maire.
dans le cimetière, les nombreuses tombes sont fleuries et le maire va saluer chaque famille. Cette étape fait comprendre combien le village a été meurtri pas ce massacre ; 81 ans plus tard, l’émotion est présente.
Le 27 août à 18h30, la commune d’Andeville se souviendra du terrible massacre perpétré par les nazis le 27 août 1944 : 16 personnes vont périr ce jour là, tuées une à une par les Allemands. L’ANACR-Oise y sera représentée.
À l’origine de cette tuerie, un soldat allemand se prétendant déserteur : le 23 août le soldat se confie à un coiffeur qui le conduit à des résistants ; Marcel Beaucheronet d’autres résistants le conduisent chez Maurice Oranger, chef de la Résistance à Andeville, qui lui donne des vêtements civils et l’héberge sous bonne garde. Le 26 août, alors que le soldat est amené chez Alexandre Cheudail à Laboissière, il s’échappe. Le lendemain, vers 11 heures, une soixantaine de soldats allemands débarquent de camions, de voitures, de motos et de side-cars, et prennent position sur la place d’Andeville puis vers le quartier d’Angleterre. Ils abattent Marcel Laflandre qui s’enfuyait en courant. Conduit par deux jeunes adolescents du village, un groupe se rend chez le maire, Georges Petit, et l’emmènent en voiture chez Maurice Oranger où il est abattu. Un autre groupe a déjà fusillé Maurice Oranger et les deux soldats sud-africains cachés à son domicile. Sa maison et celle de M. Germain sont incendiées à la grenade tandis que deux passants, Octave Beaucheron et Alexandre Viville sont abattus dans la rue. La troupe allemande perquisitionne les maisons du quartier, tue Maurice Chéron parti se réfugier chez lui et regroupe trente-cinq personnes qui sont alignées devant le mur de l’église. Huit d’entre elles sont exécutées, une par une, d’une balle dans la tête sous les tilleuls de la place de la République, par le “déserteur” allemand : André Crigny, Jean Daelmans, Georges Dedreux, Jean Gapaillard, Jean Letaille, Jean Pinguier, Miguel Sotero, Lucien Voisy.
A 14h tout est fini. Le commandant de l’opération désigne l’abbé Guerville comme maire et lui ordonne de faire disparaître les corps avant 19 heures. D’abord enterrés dans une fosse commune, les corps sont rendus aux familles le 3 septembre :
Méru, chef-lieu du canton, à moins de 4km d’Andeville est libérée le 31 août.
Le 3 septembre, une impressionnante colonne de FFI en armes et de sympathisants se rend à pied, en cortège, à Andeville, pour rendre hommage à leurs camarades.
Les habitants d’Amblainville, Andeville, Anserville, Esches, Fosseuse, Lardières, Le Coudray sur Thelle, Le Déluge, Mortefontaine en Thelle, Saint Crépin, Sainte Geneviève et Villeneuve les Sablons ont permis par leur dons, d’apposer les plaques commémoratives sur le mur de l’église et à l’angle de la rue Marinette. Elles sont inaugurées le 22 avril 1945.
Le Maire, Georges PETIT, fut décoré chevalier de la légion d’honneur, à titre posthume, en 1961.
La commune fut décorée, le 11 novembre 1948, de la croix de guerre 1939-1945,avec étoile d’argent.
Fin août – début septembre , on commémore la Libération dans presque toute la France (les dernières villes d’Alsace sont libérées le 19 mars 1945 : Wissenbourg et Lauterbourg. Et la dernière « poche » allemande, la « poche de Saint-Nazaire » ne tombera que le 11 mai 1945) :
Mais avant la répression allemande a été très brutale : le 15 août, à Trie-Château, c’est le massacre des Kroumirs (le nom d’une ferme où 7 Résistants ont été tués avec le fermier qui les abritait et son commis : voir les articles précédents sur ce blog en faisant une recherche avec le mot « Kroumirs » ) ; le 27 août, à Andeville. ce sont 16 personnes qui sont abattues. Voir sur ce blog un précédent article.
Mais les départs vers les camps de concentration et les prisons du Reich ont continué : le dernier convoi est parti le 3 octobre 1944 de Belfort (libérée le 20 novembre 1944) vers Buchenwald. Avant cet ultime convoi, entre le 9 août et le 2 septembre, il y a eu 10 autres convois de déportés dont le « train fantôme », parti le 9 août de Bordeaux et arrivé à Dachau le 28 septembre ! Et celui qui est commémoré chaque année en forêt de Compiègne : le dernier train parti de Compiègne le 17 août 1944. La cérémonie est organisée le dimanche le plus proche de la date anniversaire, donc en principe le 16 août (à vérifier).
Et le dernier convoi vers les prisons du Reich est aussi parti de Belfort le 17 novembre…
Maintenir le souvenir de ces évènements est essentiel ! Maintenir aussi la mémoire sur ce que fut l’occupation, la Déportation et la Résistance dans sa globalité (car s’il y a eu des massacres perpétrés par les nazis, il y a eu aussi toutes les actions de la Résistance pendant 4 ans pour lutter contre l’occupant et, à partir du 6 juin 1944, pour combattre aux côtés des alliés et ralentir par tous les moyens les mouvements de l’armée allemande vers la Normandie :
Le 13 septembre ce sera l’inauguration d’un mémorial de la Résistance et la Déportation à Noyon.
Et Le 27 septembre, nous pouvons déjà annoncer une rencontre avec Denise Dubos à la médiathèque Anne Franck de Saint-Just-en-Chaussée ! « Un brin de Causette » au cours duquel elle évoquera la vie sous l’occupation et le parcours dans la Résistance de son père Marcel Dubos.
Le 13 septembre ce sera l’inauguration d’un mémorial de la Résistance et la Déportation à Noyon.
Et Le 27 septembre, nous pouvons déjà annoncer une rencontre avec Denise Dubos à la médiathèque Anne Franck de Saint-Just-en-Chaussée ! « Un brin de Causette » au cours duquel elle évoquera la vie sous l’occupation et le parcours dans la Résistance de son père Marcel Dubos.