L’ANACR-Oise remercie pour cette initiative la ville de Montataire et l’association des Femmes solidaires de Montataire qui mettent à l’honneur Lucienne Fabre-Sébart, grande Résistante née à Nogent-sur-Oise dont le parcours de 1940 à 1944, l’Oise, le Calvados, l’Eure-et-Loir, la Somme, puis Paris est exemplaire. Lucienne Fabre-Sébart est présidente d’honneur de l’ANACR-Oise et ses premières actions dedans la Résistance ont été l’organisation de manifestations de femmes devant les mairies, les usines, les magasins …
C’est du 3 au 8 mars que Montataire a choisi de célébrer la journée des DROITS des Femmes ! Une initiative nécessaire que nous saluons ici.
PS : la coulée verte se situe 70 Avenue Anatole France à Montataire.
Samedi 1er mars, nous vous signalons une conférence sur le Lebensborn par l’ALMA, association d’histoire locale de Lamorlaye dont l’ANACR-Oise a été plusieurs fois partenaire ; cette conférence est organisée par La Sylve, association culturelle de Coye-la-Forêt qui l’a demandée à l’ALMA.
Le Lebensborn n’a pas tout de suite était compris pour ce qu’il était : l’instrument de la politique nazie visant à protéger et développer la supposée « race aryenne » pendant que l’autre aspect de la politique nazie, la solution finale, était mise en œuvre.
Lundi 27 janvier 2025, journée de la mémoire des génocides et de la prévention des crimes contre l’Humanité, le Comité d’Entente des associations issues de la Résistance et de la Déportation de l’Oise était représenté par plusieurs de ses membres à la commémoration organisée au Mémorial de Royallieu.
Michel Le Drogo, président du Comité d’Entente a participé aux prises de paroles. Voici son texte :
Hélène Boulanger-Fabre, invitée par M. Philippe Marini en tant que présidente de l’ANACR-Oise, également membre du Comité d’Entente, était présente. Michel Le Drogo et Hélène Boulanger-Fabre ont déposé ensemble une gerbe de fleurs au nom du Comité d’Entente.
Le jeudi 30 janvier,la ville de Beauvais commémorait le 27 janvier 1945 par une conférence de Madame Lili Keller Rosenberg, rescapée de Ravensbrück et Bergen-Belsen.
Membres du Conseil de Vie Patriotique et du bureau du Comité d’Entente, Philippe Lelièvre , Michel Le Drogo, ainsi que Jocelyne Lelièvre-Tassart ont pris l’initiative d’installer dans le hall d’entrée d’Elispace , les panneaux d’une exposition sur la Déportation et le Génocide des Juifs d’Europe réalisée à l’occasion d’une première venus de la conférencière, afin de proposer son prêt à une vingtaine d’enseignant(e)s des collèges et lycées faisant participer des élèves à cette conférence. En 2023, la démarche avait permis une diffusion de l’exposition dans plusieurs collèges et lycées ( et médiathèque) des environs. Des brochures de la FNDIRP (le Patriote résistant) sur le thème du CNRD 2025 étaient à disposition et ont été diffusées à cette occasion.
Le lundi 3 février, au collège Condorcet de Bresles, Denise Dubos animait une deuxième rencontre avec les classes de troisième qu’elle n’avait pas rencontrées lors de son intervention du 20 janvier dernier.
Un moment de partage riche en émotion pour Denise car Bresles a été une des cachettes de son père, Marcel Dubos, pendant sa clandestinité.
Images publiées par le collège Madeleine et Georges Blin sur Facebook
Voici la fiche consacrée à Madeleine et Georges Blin dans le CDROM de Jean-Pierre Besse sur la Résistance dans l’Oise :
Né à Verderel dans l’Oise le 31 août 1908, Georges Blin est instituteur. Après son service militaire, qu’il effectue du 15 mai 1925 au 30 septembre 1930, il enseigne successivement à Rantigny, Creil, Le Frestoy-Vaux et enfin à Méry-la-Bataille. Avant la guerre, il est l’un des dirigeants de la SFIO. Mobilisé en 1939, blessé, il est démobilisé le 10 août 1940 à Pamiers. De retour dans l’Oise, il est l’un des organisateurs de Libé-Nord et, selon un témoignage postérieur, le responsable de la fédération SFIO clandestine. Il est contacté à la fin de 1943 par Edmond Léveillé pour former le Comité départemental clandestin de libération qui naît en novembre. Le 2 février 1944, Georges Blin est arrêté à 11 heures dans son école par quatre hommes, trois de la Gestapo de Creil, 24 rue Henri Pauquet, et un policier français de Creil. Il reste à Creil du 2 au 4 février puis est transféré à la maison d’arrêt de Compiègne. Déporté à Flossemburg, il y meurt le 3 janvier 1945.Madeleine, son épouse, née à Verneuil-en-Halatte le 5 juin 1912, exerce aussi à Méry-la-Bataille. Militante socialiste et résistante, elle est arrêtée le 16 février 1944. Déportée à Ravensbrück en mars 1944, elle revient des camps. En avril 1945, elle est la première femme élue conseillère générale dans l’Oise, elle représente jusqu’en 1949 le canton de Saint-Just-en-Chaussée. Installée par la suite à Creil, elle siège quelques années au conseil municipal. Madeleine Blin est morte à Creil le 15 septembre 1962. Georges Blin a été fait chevalier de la Légion d’honneur à titre posthume, il a reçu la médaille de la Résistance en mai 1946.
Lundi 27 janvier 2025 : cérémonie officielle journée de la Mémoire de l’Holocauste et de la prévention des crimes contre l’Humanité au Mémorial de l’Internement et de la déportation, camp de Royallieu, à Compiègne.
Voici comment s’organise cette cérémonie ouverte à tous, devant le Monument des Déportés, Internés et Fusillés du camp du Royal Lieu à Compiègne :
Michel LE DROGO, Président du comité d’entente des associations issues de la Résistance et de la Déportation de l’Oise et membre du bureau départemental de l’ANACR-Oise sera un des intervenants.
D’autres membres du bureau de l’ANACR-Oise seront présents .
Libération du camp d’extermination d’Auschwitz-Birkenau par l’Armée rouge le 27 janvier 1945 à 15h
Denise Dubos reprend, en ce début d’année 2025, ses témoignages dans les collèges : le 14 janvier elle était au collège Philéas Lebesgue à Marseille-en-Beauvaisis, le 20 janvier, au collège Condorcet à Bresles où la promotion de 3ème porte son nom et où elle a eu droit à un kakémono !
Un hommage bien mérité !
Merci Denise pour ce travail de mémoire formidable que tu réalises avec le soutien de ta fille et de ta petite-fille !
Voici le texte qui a été lu aux obsèques de Christian Lucas en la cathédrale de Senlis et a été repris par la ville de Senlis dans son bulletin municipal. C’est son fils, Claude Lucas, qui l’a bâti avec un ami de son père, monsieur Albert Benloulou ; revenu récemment à Senlis, il a rejoint Luc Pessé au Souvenir Français, Comité de Senlis et de l’Aire cantilienne. C’est à M. Benloulou que Claude Lucas a demandé lire cet hommage :
Christian Lucas auquel nous avons rendu hommage sur ce blog était un adhérent de l’ANACR-Oise. Avec lui, dernier Résistant de notre association, nous perdons cette mémoire directe du témoin et de l’acteur ! Le rôle et la responsabilité des « Amis » membres de l’ANACR-Oise s’en trouvent encore plus essentiels : n’hésitez pas à nous contacter pour participer vous aussi au travail que s’assigne l’ANACR : faire connaître le rôle de la Résistance, rendre hommage à l’engagement et au courage des Résistants, défendre ce qui ont été leurs valeurs : solidarité et combat pour la paix.
Les vœux de l’ANACR-Oise se conjuguent tout au long de l’année avec les manifestations que nous organisons ou auxquelles nous participons ! Le bulletin N°72 qui vient de paraître en témoigne pour toute l’année 2024 :
Les vacances de Noël approchent mais voici, pour la rentrée , une première proposition pour préparer le Concours National de la Résistance et de la Déportation ! Le thème 2024-2025 est Libérer et refonder la France .
Le 27 décembre, l’ANACR Nationale va honorer la mémoire du colonel Fabien mort en opération militaire le 27 décembre 1944 en Alsace. Pierre Georges dit « colonel Fabien » ou « Frédo » est l’auteur du premier attentat contre un militaire allemand : le 21 août 1941, il abat Alfons Moser à la station de métro Barbès-Rochechouart. Adhérent du parti communiste dès l’âge de 14 ans, il a 17 ans quand il s’engage dans les Brigades internationales. Pierre Georges devient commissaire militaire de l’Organisation spéciale (OS) du PC. Il est l’adjoint du commissaire politique Albert Ouzoulias, alias « Colonel André ». Tous deux ont pour mission de recruter, former et encadrer des combattants choisis au sein des Jeunesses Communistes. Ce seront les « Bataillons de la Jeunesse »‘. A partir de mars 1942 il est envoyé dans le Doubs où il organise les premiers maquis FTP. Au début du printemps 1944, Pierre Georges adopte le nouveau pseudonyme de « Colonel Fabien » avec lequel il entrera dans l’Histoire. Il est alors devenu responsable FTP pour tout le sud de la région parisienne. Il participe à la libération de Paris en août 1944. C’est en continuant la guerre au sein de la 2e DB avec un groupe de FTP qu’il va être tué avec plusieurs de ses compagnons en manipulant une mine…
Denise Décamp-Dubos accompagnée de sa petite fille Marcelle était à Longueil-Annel le vendredi 6 décembre pour une rencontre avec des écoliers et le 7 décembre pour une séance de dédicace de son livre.
En présence de Monsieur le maire Daniel Beurdeley, d’élus, de salariés de la mairie, elle a témoigné devant trois classes de CM1-CM2 accompagnés de leurs enseignants(es) et de nombreuses autres personnes.
Denise est née en 1932 elle avait donc 8 ans en 1940. Elle a vécu l’exode, le départ de son père recherché par la police française et allemande. Elle a vécu avec sa mère, sa grand-mère et ses deux sœurs jusqu’à la fin de la guerre.
Les enfants l’on écouté avec beaucoup de concentration et ont posé beaucoup de questions quand le débat a été ouvert. Elle y a répondu avec beaucoup d’émotion.
L’après-midi s’est terminée par un gouter offert à tous les présents par la mairie.
Marcel Dubos le papa de Denise ayant échappé à l’arrestation, il a été nommé par le comité départemental de Libération du département de l’Oise maire-adjoint à la mairie de Beauvais en 1944. Il a été adhérent à l’ANACR et Denise est devenue adhérente de l’ANACR quand celle-ci s’est ouverte aux Ami-e-s de la Résistance.
Le lendemain samedi 7, Denise Décamp-Dubos a dédicacé son livre à la bibliothèque Anne-Frank où le public a répondu présent.
Ces rencontres voulues par le maire de Longueil-Annel ont permis des moments de transmission de Mémoire, intenses, sensibles et bénéfiques aux jeunes générations.