Association des Anciens combattants et Amis de la Résistance crée en 1945 et ouvertes aux non résistants qui veulent soutenir son action et assurer la nécessaire "relève" !
Nos objectifs : faire connaître l'histoire de la Résistance , particulièrement dans l'Oise, honorer nos Résistants (pose de plaques, participation aux commémorations), les entourer de notre amitié et de notre respect et défendre en toute occasion les valeurs de la Résistance et du Conseil National de la Résistance.
Denise Décamp-Dubos a repris ses témoignages ! Une belle façon de commencer l’année : pour cette première rencontre en 2026, c’est au collège Condorcet à Bresles. le 15 janvier devant deux classes de troisième.
Voici le mot d’accueil prononcé par un des professeurs du collège :
Les élèves ont suivi avec beaucoup d’attention le récit de Denise : comme à l’habitude … Ils sont toujours « scotchés » devant son âge et sa mémoire….et son histoire
Puis il y a eu les questions des élèves : « En voulez-vous aux Allemands ? » ; « Votre papa était résistant…et vous, avez-vous fait des actes de résistance ? » ; « Votre cousin a t il été libéré ? »…
Nos vœux pour une année 2026 qui progresse vers la PAIX, sont aussi des actes pour la mémoire de la Résistance (grand combat pour la LIBERTE et la PAIX) et ses héros et pour une meilleure connaissance de l’histoire et de sapports de la Résistance.
L’ANACR-Oise s’y applique tout au long de l’année et son bulletin N° 73, paru à la mi-décembre présente toutes les actions de 2025 :
Le Congrès de l’ANACR s’est tenu les 7, 8 et 9 novembre à Périgueux à la FILATURE de L’ISLE. Hélène et Gil Boulanger, élus délégués à l’Assemblée générale de l’ANACR-Oise du 11 octobre 2025, y ont participé. Alain Blanchard n’avait pas souhaité être délégué en raison de ses soucis de santé.
Le comité départemental de Dordogne compte 300 adhérents (es), un certain nombre d’entre eux nous ont accueilli avec les deux secrétaires Christiane et Carmen de l’ANACR Nationale qui avaient préparé les dossiers et consignes qui nous ont été indispensables pour la gestion de ces trois journées. Ce fut un accueil chaleureux. Nous étions près de 200 délégués issus des Comités départementaux de toute la France.
Le département de la Dordogne a été un haut lieu de Résistance, avec plusieurs maquis : une exposition a été réalisée pour cet évènement.
affiche ANACR DORDOGNEphoto actu.fr
Le rapport d’ouverture évoque la situation délicate du vieillissement et de la disparition des Résistants (es) et des Amis (ies), et bien entendu la situation créée par les conflits existants. Les Résistants (es) ont lutté contre l’envahissement allemand et pour la PAIX. la lutte pour la Paix est plus que jamais d’actualité.
6664 cartes AMIS (IES) ont été enregistrées dans la trésorerie nationale en 2023. Et 6424, en 2024. Ils sont recensés dans 88 départements dont 74 départements ont un comité départemental, 10 ont plus de 100 adhérents (es) et 40 ont plus de 40 adhérents.
Les délégués ont travaillé le samedi dans trois commissions, celle des candidatures dans les instances nationales, celle des orientations de la vie de l’ANACR et celle de la transmission de la Mémoire.
Le maire de Périgueux, Monsieur Emeric Lavitola, est très engagé dans la transmission des Valeurs de la Résistance, de la Mémoire des Résistants et des Résistantes. Nombreux sont ceux qui ont donné leur vie, fusillés, abattus, déportés. Une importante commémoration a eu lieu au cénotaphe de la place Montaigne en présence des élus, des représentants officiels et des associations patriotiques et de tous les délégués.
Mémorial : Le lieu où les Résistants ont été fusillés Mémorial : Le mur des fusillés au cimetière de PérigueuxMémorial : Les noms de tous les fusillésCénotaphe de la Résistance et de la Déportation à Périgueux Cénotaphe : Allégorie aux martyrs
Devant le cénotaphe de la Résistance et de la Déportation, situé sur la place Montaigne à Périgueux, tous les congressistes ont assisté à une importante commémoration avec de nombreux porte-drapeaux, prises de paroles, chants, dépôts de fleurs.
Participer à un congrès national est un moment important : au fil des rencontres, les échanges sur nos initiatives et nos regards sur la transmission des Valeurs de la Résistance et des Mémoires des Résistants et des Résistantes, sont très enrichissants !
Le 23 novembre l’ANACR-Oise était présente au salon du livre de Beaumont-sur-Oise : nous avons fait des rencontres intéressantes autant avec le public qu’avec des auteurs ! Le N° 24 de nos publications Pages de la Résistance a été le local de l’étape ! Normal puisque Frédéric Gondron y présente « La Résistance dans le secteur de Chambly. Le maquis de Ronquerolles » : l’histoire si courte et si héroïque du maquis de Ronquerolles (juin 1944) s’est déroulée à environ 10km de Beaumont-sur-Oise ! Cette histoire est aussi celle du maquis des Kroumirs (août 1944), tous deux emmenés, entre autres, par le détachement FTP « Patrie » ; Frédéric Gondron rappelle aussi le contexte dans lequel la Résistance agissait : la présence massive de troupes allemandes, la proximité des villes et villages qui rendait la clandestinité difficile… De nombreuses actions sont à mettre à l’actif du détachement « Patrie », connues grâce à la confrontation des rapports de gendarmerie, du préfet et des témoignages d’un acteur principal qui a rédigé des rapports à la Libération : Kléber Dauchel. Malgré le déclenchement de violence et de représailles sans précédent, la Résistance a répondu courageusement en participant de façon décisive à la Libération de notre pays. Des stèles et commémorations en rappellent le souvenir.
Le Mémorial de l’Internement et de la Déportation propose, mardi 25 Novembre 2025, un film documentaire sur le camp de Ravensbrück : un sujet qui peut enrichir le travail sur le concours national de la Résistance et de la Déportation dont le thème est, pour cette année scolaire 2025-2026 : « La fin de la Shoah et de l’univers concentrationnaire nazi : survivre, témoigner, juger (1944-1948) ».
Il y a également une exposition sur ce thème : Déportées à Ravenbrück 1942 – 1945
Nous avons appris avec tristesse le décès de Claude Leleu, le 1er novembre dernier, à l’âge de 83 ans. Ancien technicien chez Honeywell, il était adhérent de l’ANACR-Oise dans le Comité Compiègne-Crépy depuis plusieurs années.
Claude Leleu a très longtemps travaillé à l’histoire des fusillés de la citadelle d’Amiens pendant l’occupation. Avec Lucienne Fabre-Sebart et Jean-Pierre Besse, il a aussi travaillé sur les liens existant entre l’Oise et la Somme pendant l’occupation. Il a fait beaucoup de recherches avec Jacques Lejosne, historien amiénois décédé en 2019. Jacques Lejosne avait inauguré en 2004 une plaque à l’hôpital Philippe Pinel en hommage à quatre résistants fusillés en ce lieu dont Edmond Léveillé, en présence de Lucienne Fabre-Sebart et de Michelle Asselin, la fille de Jeanne Léveillé-Asselin.
Claude Leleu, avec Jacques Lejosne et d’autres, a fait partie des fondateurs de l’association Centre de Mémoire et d’Histoire-Somme- Résistance et Déportation ; ce centre a été créé en 2012 avec pour objectif la construction d’un musée de la Résistance à la citadelle. Elle fait connaître la Résistance et le martyr des fusillés de la citadelle. Pour aller sur son blog : merci de cliquer ICI.
L’ANACR-Oise et l’association Centre de Mémoire et d’Histoire-Somme- Résistance et Déportation étaient présentes avec ses proches à ses obsèques. Le comité ANACR de Compiègne-Crépy-sur-Oise lui a rendu hommage en déposant des fleurs.
Nous adressons nos sincères condoléances à sa famille et à ses amis.
Voici, pour un autre de nos adhérents disparus, le texte d’hommage à Christian Lucas lu par Alain Blanchard le 31 octobre dernier
Vendredi 31 octobre 2025, jour anniversaire du décès de Christian Lucas, une commémoration a eu lieu au cimetière de Senlis, en présence de l’ANACR-Oise et du Souvenir Français de Senlis avec les drapeaux de l’ANACR-Oise et du Souvenir Français. Hélène Boulanger, présidente de l’ANACR-Oise, a accueilli les présents et a présenté l’ANACR-Oise : Christian Lucas qui fut un très jeune Résistant de Senlis, était un fidèle adhérent de notre association. Alain Blanchard, vice-président de l’ANACR-Oise, lui a rendu hommage (nous mettrons en ligne son texte dès que possible).
Hélène Boulanger et Françoise Vincent ont déposé un coussin de fleurs au nom de l’ANACR-Oise. Monsieur Luc Pessé a déposé des fleurs au nom du Souvenir Français.
Christian Lucas avait en 2024 beaucoup œuvré pour les cérémonies commémorant la Libération à Senlis : à voir sur notre blog EN CLIQUANT ICI
La bibliothèque de Rantigny organise le jeudi 20 novembre 2025 à 20 heures 30, Salle Paul Eiselé, une soirée Ciné-Histoire avec le premier film de Germain et Robin Aguesse 39-45, Elles n’ont rien oublié en version cinéma (1 h 31). Pour voir la bande-annonce, vous pouvez CLIQUER ICI. Cette projection sera suivie d’une rencontre avec les réalisateurs. Ce film documentaire est sorti en salle le 29 mai 2024 . Robin et Germain Aguesse sont des réalisateurs, scénaristes, directeurs de la photographie, originaires des Hauts-de-France. C’est la deuxième fois qu’ils présentent un de leurs films à Rantigny. Ils ont aussi réalisé Ascq 44, Les martyrs du Nord en 2023 et La Catastrophe de Liévin en 2024.
39-45, elles n’ont rien oublié retrace le parcours de quatre Françaises durant la SecondeGuerre mondiale. Aujourd’hui, âgées de 90 ans et plus, elles nous racontent avec force et dignité comment elles ont survécu de 1939 jusqu’à la Libération et nous livrent des témoignages intimes où leurs propres histoires se mêlent à la grande. Quatre destins de femmes (résistante, rescapée des camps de Ravensbrück et de Bergen-Belsen, fille de conservateurs de Musées, fille de soldat) qui ont traversé la guerre avec courage et abnégation.
Entrée libre – Réservations obligatoires auprès de la bibliothèque municipale (03 44 73 43 20).
Le samedi 4 octobre, Hélène Boulanger, a participé à la commémoration organisée à Pontpoint devant le mémorial dédié aux soldats morts pour la France en Algérie, au Maroc et en Tunisie entre 1954 et 1964. L’assistance était nombreuse, après La Marseillaise, Hélène a été sollicitée par monsieur Saint-Paul, président de l’UDACVG, pour déposer avec lui une gerbe de fleurs. Juste avant s’est tenue l’assemblée générale de l’UDACVG.
Un article sur la rencontre à Saint-Just-en-Chaussée avec Denise Dubos et une visio-conférence faite dans un lycée de Beauvais en 2021 (avec les masques !) : C’est sur YouTube du 9 janvier 2021. Voici le lien : VIDEO ICI
Le Courrier Picard du 1er octobre 2025
Quelques photos du stand de l’ANACR-Oise au Carnaval des Possibles le 28 septembre :
Au Carnaval des possibles , dimanche 28 septembre, le stand de l’ANACR-Oise a accueilli de nombreux visiteurs, dont des jeunes qui, au vu de la situation actuelle, se pose beaucoup de questions ! Donc de belle discutions avec le public et de nombreuses revues Pages de la Résistance vendues ! Un moment très agréable pour Patrick, Françoise et Hélène qui ont tenu le stand toute la journée.
A la médiathèque Anne Franck de Saint-Just-en-Chaussée, le 27 septembre, c’est autour de Denise Dubos, pour un premier témoignage de rentrée, qu’une quarantaine de personnes, de tout âge, se sont retrouvées. Une belle rencontre clôturée par une interview de la médiathèque.
(Une erreur sur les dates a été corrigée le 26 septembre…)
Vendredi 19 septembre Hélène Boulanger, présidente de l’ANACR-Oise, a participé à l’inauguration de l’exposition présentée par le Mémorial de l’internement et de la déportation de Royallieu. Dans la seconde partie de la visite, quand l’exposition aborde le retour des déportées, Hélène Boulanger a lu un passage du témoignage de sa mère Lucienne Fabre-Sebart qui fut une grande résistante successivement dans l’Oise (elle habitait Nogent-sur-Oise), le Calvados, l’Eure-et-Loir, la Somme et enfin Paris auprès de l’état-major des FTP au moment de la libération de Paris :
Fin avril 1945, on nous annonça qu’un train de femmes déportées devait arriver gare de Lyon. C’était le premier convoi de déportées qui revenait en France. Nous étions tous et toutes là pour accueillir nos amis, Gare de Lyon, ce jour-là, à 11 heures du matin ! Près de moi on installa une tribune ceinte du drapeau tricolore car le Général de Gaulle venait d’arriver pour souhaiter la bienvenue aux femmes de ce train…
Brusquement un silence de mort, le train arrivait lentement en gare. Nous eûmes brusquement la vision de squelettes déambulant doucement, amorphes, hébétés, les yeux vides, regardant sans voir. Je garde de cette arrivée de déportées en Gare de Lyon une douloureuse impression… À côté de moi, le Général de Gaulle qui ne s’attendait certainement pas à voir une telle détresse humaine, demanda qu’on range la tribune et, visiblement ému, il repartit sans dire un seul mot. Claude DAUPHIN, l’acteur bien connu, cherchait sa femme Rosine DEREAN, belle actrice d’avant-guerre, parmi les rescapées. Il ne la reconnut pas tant elle était méconnaissable.
Une femme au milieu de cette foule se mit à crier : « Je suis Martha DESRUMEAUX*, les nazis ne m’ont pas eue » ! Jacques DUCLOS et André MARTY, ses amis, l’emmenèrent fraternellement. Elle était originaire du Nord de la France. Déportée, elle eut un moral d’acier dans les camps. Certaines femmes très éprouvées tenaient encore sur leurs jambes, d’autres complètement à bout arrivèrent à Paris pour y décéder.
Notre service civique [ Lucienne Fabre-Sébart s’y est engagée juste après la libération de Paris] fut très utile pour aider les rapatriés et leurs familles. nous emmenions tous les déportés à l’hôtel Lutécia pour les examiner, les soigner, les restaurer et les habiller. Nous leur remettions un peu d’argent pour qu’ils puissent retourner chez eux. La plus pénible situation était pour celles et ceux que personne n’attendait plus. Familles décimées par la guerre. Lorsque personne ne vous attend plus c’est l’écrasement total, la détresse physique, la détresse morale, la détresse sentimentale. Dans leurs yeux vides, sans vie, désespérés, on pouvait cependant y lire tout le drame qu’ils venaient de vivre dans un enfer insoupçonné de beaucoup d’entre nous.»
Ce texte est extrait des souvenirs rédigés à l’intention de sa famille par Lucienne Fabre-Sébart ; elle lui a donné un titre révélateur de sa personnalité et de son engagement : J’ai choisi. Pages de la Résistance N° 30-31, Hommage à Lucienne Fabre-Sébart, cite de nombreux extraits de son texte.
Samedi 20 septembre, il y a eu une conférence sur Les femmes dans la Résistance par Frédérique Neau-Dufour, historienne française, docteure en histoire contemporaine, actuelle cheffe de projet de la stratégie mémorielle de la région Grand-Est et ancienne directrice du Centre européen du Résistant Déporté (CERD), centre installé sur le site de l’ancien camp de concentration de Natzweiler-Struthof.
Un autre aspect de la guerre était présenté mardi 23 septembre par la médiathèque de Saint-Leu d’Esserent : une présentation de l’utilisation par les Allemands, à partir de 1943, des carrières du Couvent et de Saint-Christophe à Saint-Leu d’Esserent pour y stocker les V1 venant d’Allemagne avant de les acheminer sur les site de lancement sur la côte de la Manche. Sur ce site deux Alsaciens « malgré-nous » Joseph Reith et Pierre Michel étaient enrôlés dans l’armée Allemande ; le fils de Pierre Michel était présent et a évoqué le parcours de son père qui avait travaillé, avec Joseph Reith, pour la Résistance locale au sein même de l’armée allemande. Une conférence passionnante faite par Stéphane Spitz et beaucoup d’émotion et de souvenirs partagés avec le fils de Pierre Michel.