15, 23 et 27 août : l’ANACR-Oise sera présente aux commémorations à Trie-Château, Paris et Andeville

Plusieurs cérémonies en cette moitié de mois d’août auxquelles l’ANACR-Oise va participer et vous invite à participer : à Trie-Château le 15, à Paris le 23, à Andeville le 27.

Mardi 15 août : les Kroumirs

L’amicale des anciens combattants de Trie-Château commémore les événements du 14 août 1944 communément appelés « la fusillade des Kroumirs » où des fermiers de Trie-Château et des résistants et patriotes du maquis de Ronquerolles furent fusillés par les SS. Voir l’article de Jean-Yves Bonnard dans Le Maitron et plusieurs article ssur ce blog.

Le rendez-vous est fixé pour 10H30, le mardi 15 août 2023 à la ferme des Kroumirs, route de Villers-sur-Trie à
Trie-Château, où la cérémonie commencera à 10h45.

Mercredi 23 août : La Flamme du Soldat inconnu

Chaque année, le 23 août, l’ANACR Nationale ravive la Flamme du Soldat inconnu sous l’Arc de Triomphe à Paris.
Le rassemblement aura lieu à partir de 17 h 45 à I’entrée du souterrain du Souvenir , avenue des Champs-Élysées. La cérémonie ayant lieu à 18 h 30. (Drapeaux, décorations),

Dimanche 27 août : à Andeville

La cérémonie a lieu le 27 août 2023 à 10 heures 45 devant la mairie d’Andeville pour rendre hommage aux martyrs résistants tombés à la libération lors de la dernière guerre mondiale.Jean-Pierre Besse parle du « massacre d’Andeville« .

En lisant la fiche ci-dessous qu’il a rédigée sur les évènements du 23 août 1944 à Andeville, on ne peut que partager ce terme ; et s’associer à l’hommage rendu à ces 16 victimes de la barbarie nazie :

« Le mercredi 23 août 1944, un soldat allemand entre chez Léon Joguet, le coiffeur du village, en uniforme et explique qu’il en a marre de cette guerre et qu’il veut déserter. Lui faisant confiance, le coiffeur avertit les résistants locaux qui le placent dans la maison de l’un d’entre eux, Marceau Oranger.

Le soldat, habillé en civil, est transféré à La Boissière-en-Thelle le samedi 26 août, mais il profite du voyage pour s’évader après avoir prétexté un besoin urgent. On ne le retrouve pas.

Le dimanche 27 août, vers 11 h, des dizaines de soldats allemands et des véhicules envahissent Andeville. Un homme, Marcel Laflandre, qui n’a pas ses papiers et tente de s’enfuir est abattu.
Un détachement se rend chez le maire, Georges Petit, et l’oblige à les conduire là où le soldat allemand a été hébergé le premier jour.
Il s’agit de la maison de Maurice Oranger. Arrivés chez ce dernier, ils le fusillent ainsi que deux aviateurs noirs sud africains qu’il cache (David Abrahams et Bostander Noble). Ils tuent ensuite le maire et trois autres personnes (Octave Beaucheron, Alexandre Viville, Maurice Chéron).

Puis ils réunissent une quarantaine d’hommes contre le mur de l’église. Le « déserteur » indique ceux qu’il croit reconnaître. Neuf hommes sont ainsi abattus : Jean Gapaillard, Lucien Voisy, Miguel Sotero, Jean Pinguier, Jean Letaille, Georges Dedreux, André Crigny et Jean Daelmans.

C’est donc seize hommes du village qui sont tués. S’il existe une stèle et une rue des 17 martyrs c’est qu’on y a associé un résistant, Maurice Camin, tué dans la Somme le 28 août. L’abbé Guerville qui faisait partie des otages est chargé par les Allemands de faire disparaître les corps qui sont inhumés, dans un premier temps, dans une fosse commune creusée dans le cimetière.

Le 1er juillet à Bulles, hommage à sept Résistants pris dans la rafle du 3 juillet 1944

A Bulles, Samedi 1er juillet, en présence de la première adjointe Madame Christelle Vermeulen, une cérémonie a rendu hommage aux Résistants, certains réfractaires au STO, victimes de la rafle du 3 juillet 1944.

L’ANACR a été invitée à la demande de Jackie Louvet qui a pris la parole après l’intervention de Madame Vermeulen : il a expliqué les circonstance de cette rafle. Hélène et Gil Boulanger ainsi que Claude Leleu étaient présents ; Gil a rempli le rôle de porte-drapeau, Était également présente une petite fille de Georges Jauneau alias Capitaine Jacques responsable du détachement Jacques Bonhomme dans le secteur de Saint-Just-en-Chaussée.
La cérémonie a été clôturée par le pot de l’amitié et monsieur Laurent Tabary a dédicacé son livre « 3 juillet 1944 » consacré à cette rafle.

ESPALIEU Jean Louis Maurice : Résistant FTP – Déporté 81322 – fiche établie par Jean-Yves Bonnard pour Resistance60.fr – Né le 30 janvier 1920 à Fleurines (Oise), de nationalité française, chauffeur-livreur domicilié à Bulles. Parti du 18 mars au 25 décembre 1943 au STO, il devient réfractaire puis résistant FTPF. Il participe au sein du Front National au sabotage de dépôts d’essence et de lignes téléphoniques, distribue des journaux clandestins. Arrêté le 3 juillet 1944, déporté à Buchenwald puis à Dachau, libéré le 29 avril 1945, revenu en France. Ouvrier spécialisé, il décède le 19 mars 1975 à Bulles.

LEFEVRE Michel : déporté 81545 – né à Paris le 17 mai 1945, parti le 17 août 1944 de Compiègne, déporté à Buchenwald, revenu de déportation – site bddm.org

LEPRINCE Florent : déporté 81368 – né à Calais le 13 janvier 1919, parti le 17 août 1944 de Compiègne, déporté à Buchenwald, revenu de déportation le 11 avril 1945, dit Royer Laurent – site bddm.org

Nous n’avons pas trouvé MORTAGNE Roger mais MORTAGNE Auguste est lui aussi parti le 17 août 1944 de Compiègne : déporté à Buchenwald, Matricule 81328, revenu de déportation – site bddm.org

Nous n’avons pas trouvé sur resistance60.fr et sur bddm.org les noms de Charles DAVY, Paul Le PELLEY et Edouard WYRZYKIEWICZ

Les Ami-e-s de Martha Desrumaux se réjouissent de la décision de faire entrer Missak Manouchian au Panthéon et rappellent que Martha Desrumaux devrait aussi y avoir sa place

L’association Les ami-e-s de Martha Desrumaux milite a été créée en 2015 et porte la demande de faire entrer Martha Desrumaux au Panthéon depuis 2014. En 2009, la parution du livre de Pierre Outteryck, Martha Desrumaux, une femme du Nord, ouvrière, syndicaliste, déportée, féministe, avait remis en mémoire le rôle de Martha Desrumaux comme syndicaliste, Résistante, déportée…

Un très intéressant article de Pierre Outteryck, Martha Desrumaux, une nécessité : transmettre l’histoire, paru dans les Cahiers d’histoire. Revue d’histoire critique, en 2021 (150 | 2021, 143-163) présente toutes les facettes de la vie et de l’engagement de Martha Desrumaux : à lire ICI .

A lire sur ce blog, un premier article consacré à Martha Desrumaux en juin 2020.

A lire aussi l’article consacré sur ce blog à la décision de faire entrer Missak Manouchian au Panthéon à laquelle l’ANACR apporte son soutien total.

A la mémoire de Jean Pitkevitch

L’ANACR Oise tient à rendre hommage à la mémoire de Jean Pitkevitch l’un des adhérents de l’association. Avec, l’ANACR et bien au-delà c’est un homme engagé et de valeur, qui nous quitte et nous manquera. Elle présente aux siens ses amitiés, sa solidarité et sa compassion.

Voici une courte biographie, rédigée d’après l’article du Maitron (https://maitron.fr/spip.php?article163761, notice PITKEVICHT Jean par Jean-Pierre Besse, version mise en ligne le 8 septembre 2014, dernière modification le 24 septembre 2014.) :

Jean Pitkevitch est né le 10 juin 1929 à Creil dans une famille modeste (son père était maçon et sa mère femme de ménage). 
Il obtient son CAP de modeleur-mécanicien sur bois en 1947 et travaille par la suite comme modeleur dans diverses entreprises du bassin creillois (Fayola, Montupet et Usinor où il reste jusqu’en 1962).
Jean Pitkevitch, à la réunion organisée le 12 avril 2013, par les Vétérans de l’Oise du PCF et l’UD CGT Oise : une conférence-débat avec Christian Langeois, auteur de la première biographie d’Henri Krasucki, ancien secrétaire général de la CGT et figure du mouvement ouvrier du XXe siècle. Cette biographie est parue en septembre 2012 aux éditions Le Cherche Midi.







Il adhère à la CGT en 1947 et est élu membre de la CA départementale et du bureau à l’issue du 29ème congrès (7-8 février 1959). Lors du congrès suivant (10-11 décembre 1960) il entre au secrétariat et devient secrétaire général de l'UD -CGT de l'Oise en janvier 1982 lorsque Jacqueline Léonard fut nommée à la direction nationale. Il conservera ce poste jusqu’en décembre 1988. A cette date, il quitte aussi le bureau mais reste membre de la CA jusqu’en 1995.






Jean Pitkevitch a milité aussi à la FCPE et surtout au PC dont il était membre depuis 1957. Il a été candidat aux élections municipales à Creil sur les listes de ce parti en 1959, 1965, et 1971 avant d’être élu sur la liste d’Union de la gauche en 1977, réélu en 1983, puis à nouveau en 1989 : il est alors adjoint jusqu'en  1995 ;date à laquelle il renonce à se représenter.
Jean Pitkevitch en 2010 à l’anniversaire des 10 ans de l’AMOI





Il est membre créateur de l’Association pour la mémoire ouvrière et industrielle du bassin creillois (AMOI) avec Jean-Pierre Besse. Il en devient le président en 2014.

A lire aussi le témoignage de Jean et de son épouse Claudine sur le site des vétérans de l’Oise du PCF:

Témoignage de Jean (7/112/2021)

Témoignage de Claudine ( 24/11/2021)

Rencontres à Paris ou à Saint-Maximin ; le Concours National de la Résistance et de la Déportation dans l’Oise : bilan, voyage de mémoire et remise des prix

Les 11 et 12 mai, les lauréats du Concours National de la Résistance et de la Déportation ont participé à un voyage de mémoire ; ci-dessus un diaporama réalisé par Alain Blanchard, vice-président de l’ANACR-Oise quifaisait partie des accompagnateurs. Vous y trouverez le bilan du concours 2023, un reportage sur le voyage de mémoire : Oradour-sur-Glane (centre de mémoire et village martyr) et Limoges (musée de la Résistance et musée des Beaux-Arts). Et le 3 juin, c’était la remise des prix au Conseil départemental.

Une conférence de Raymond Zerline, à Paris, le 16 juin

Raymond Zerline, président d’honneur de l’ANACR-Oise dont il fut le président de 2012 à 2016, a été un très jeune Résistant. Il témoigne sans relâche en faisant des conférences comme celle-ci, en écrivant des livres , en participant, dans le cadre du Concours national de la Résistance, à des rencontres avec les jeunes dans les lycées et les collèges.

La journée nationale de la Résistance à Montataire (compte-rendu) et à Pont-Sainte-Maxence (rappel) et retour sur la Fête de la Paix,le 28 mai à Montataire

D’abord un rappel : à Pont-Sainte-Maxence, vendredi 2 et samedi 3 juin on célèbre aussi la création du Conseil National de la Résistance ! Et l’exposition Les femmes aussi est déjà visible à la bibliothèque Reine-Philiberte.

Samedi 27 mai à Montataire, la compagnie théâtrale Les Grandes Personnes a invité le public, une cinquantaine de personnes, à une réunion secrète !

A l’ordre du jour, créer un conseil national de la Résistance. Les meubles et les personnages sont en carton. La discussion est vive parfois brutale ou drôle . Les décisions sont prises à l’unanimité dans l’urgence.

Le lendemain, toujours à Montataire, l’ANACR-Oise a tenu un stand à la Fête de la Paix :

Au cours de cette fête de nombreuses associations avaient installé un stand, dont l’ANACR-Oise avec son exposition sur le Conseil National de la Résistance (CNR) qui a été bien fréquentée. Rappelons que le 27 mai 2023, donc la veille de la Fête de la Paix, était le 80ème anniversaire de la création du CNR adopté à l’unanimité ainsi que son programme édité le 15 mars 1944, lui aussi adopté à l’unanimité.

Un débat a eu lieu sur la PAIX, animé par Monsieur Alain ROUY, secrétaire général national du Mouvement de la Paix, membre du bureau international de la Paix et qui travaille à l’ONU. Ce débat était bien venu car de nombreux peuples souffrent de la guerre sur notre planète. Nous pensions que la seconde guerre mondiale serait la dernière, mais il n’en est rien et il faut lutter pour que la Paix revienne le plus tôt possible.

L’ANACR transmet la Mémoire de la Résistance, des Résistantes et des Résistants qui ont, pour beaucoup, donné leur vie pour que nous soyons libres.

Alors restons vigilants et militons pour la PAIX, exigeons des grandes puissantes qu’elles cessent de fabriquer des armes, exigeons des médias, journaux télévisés ou presse écrite nous donnent des informations équilibrées et qu’ils n’oublient pas de relater tous les conflits.

Un second débat a eu lieu sur la situation économique, sociale et bien sûr, sur la réforme des retraites. Des sujet sur lesquels le programme Les Jours Heureux, du Conseil National de la Résistance signé en mars 1943 avait proposé, en des temps bien plus difficiles, des solutions  qui seront mises en œuvre par le Gouvernement Provisoire de la République Française dès juin 1944 à Alger.

Cette fête a été le reflet de l’amitié, de la solidarité, de l’humanité, avec de la musique, des chants, des tambours, du folklore, des jeux pour les grands et les petits…et le soleil a été de la partie toute la journée. Donc du bonheur et de la joie de vivre, des moments de convivialité après trois années extrêmement difficiles à vivre pour nous tous.

Résistance et poésie, Résister par la poésie, ce 27 mai à Lamorlaye

La rencontre « Poètes de la Résistance » organisée par la bibliothèque de Lamorlaye, l’association Au coin des poètes de Morlacca (ancien nom de Lamorlaye) et l’ANACR-Oise, samedi 27 mai à la bibliothèque, a réuni une douzaine de participants.

Lucienne Jean, ici en tant qu’adhérente de l’ANACR-Oise, a rappelé la signification de la Journée Nationale de la Résistance, créée sous la présidence de François Hollande en 2013, la date symbolique du 27 mai ayant été choisie à la demande des associations représentants les Résistants ; c’est en effet , le 27 mai 1943, que fut créé le Conseil National de La Résistance, il y a 80 ans ! Cette rencontre à Lamorlaye fait partie du travail de mémoire qui est la principale mission de l’ANACR-Oise : avec Au coin des poètes de Morlacca, sera évoquée la part, très importante, des poètes, et des intellectuels en général, dans la Résistance.

Après un rapide rappel du contexte de ce début d’année 43, victoires des alliés avec l’opération Torch en Afrique du Nord et la capitulation allemande devant Stalingrad, renforcement de répression avec la création par le régime de Vichy de la milice et du STO, elle a raconté comment s’est faite la réunion des responsables de 16 organisations résistantes (mouvements, partis, syndicats, autour de Jean Moulin, au 48 de la rue du Four à Paris. Cette réunion a consacré l’union de toutes ces organisations pour un combat commun contre l’occupant et créé le Conseil National de la Résistance sous l’égide du Général de Gaulle.

Dans la clandestinité, dans un contexte de répression renforcée, Jean Moulin avait rempli la 3ème mission que lui avait confiée de Gaulle : après la création de l‘Armée secrète en zone sud en septembre 42, après la création des MUR, les Mouvements unis de la Résistance, union de 3 grands mouvements de la Résistance de la zone sud en janvier 43, la création le 27 mai 43 du Conseil National de la Résistance qui, en unissant la France Libre et la Résistance intérieure, apportait au général de Gaulle une légitimité indispensable pour s’imposer contre le général Giraud en Afrique du Nord et pour imposer la France comme une nation combattante aux côtés des alliés.

Au coin des poètes de Morlacca et la poésie ont pris ensuite la parole avec Hervé Moula, Roberta Goldblum et Lucienne Jean, chaque poème permettant d’évoquer ce combat des poètes dans la Résistance dont le rôle était pris au sérieux par les alliés puisque de nombreux textes ont été parachutés par la RAF.

Voici les poèmes qui ont été lus :

  • Paris de Jules Supervielle (1884 1960)
  • O pays nommé France de Jean Tardieu (1903-1995)
  • Richard II Quarante de Louis Aragon (1897-1982) – extraits
  • 1940 de Gabriel Audisio (1900-1978)
  • Courage de Paul Éluard (1895-1952)
  • BBC : Ici Londres, Les Français parlent aux Français Et voici d’abord quelques messages personnels
  • Ode à Londres de Philippe Soupault (1897-1990) – extraits
  • La Complainte du partisan d’Emmanuel d’Astier de la Vigerie (1900-1969) pour les paroles et de Anna Marly (1917-2006) pour la musique. suivi de l’interprétation par Les Compagnons de la Chanson
  • Les fusillés de Châteaubriant de René Guy Cadou (1920-1951)
  • L’Agent de liaison de Jean Marcenac (1913-1984)
  • Couplets de la rue Saint-Martin de Robert Desnos (1900-1945)
  • Tous mes amis sont morts de Édith Thomas (1909-1970)
  • Je trahirai demain de Marianne Cohn (1922-1944)
  • Le veilleur du Pont-au-Change de Robert Desnos – extraits
  • Tuer de Paul Eluard
  • La rose et le réséda de Louis Aragon (1897-1982)
  • Sonnet V de Jean Cassou (1897 – 1986)
  • Liberté de Paul Éluard (1895-1952) suivi de l’écoute de ce poème dit en allemand

Tous les poèmes lus sont tirés de l’anthologie d’Alain Guérin Cents poèmes de la Résistance – éditions Omnibus – 2008

La répression devenue plus dure en 1943 a été évoquée par Lucienne Fabre-Sébart (plaquette N°30 de l’ANACR-Oise) : 1943 fut une année terrible pour les Résistants car la répression se faisait plus dure au fur et à mesure que l’armée allemande essuyait des échecs, souvent écrasants sur le front russe. Leur armée se disloquait, alors ils semèrent la terreur.  (page 20)

Elle a aussi dit : les grosses crises de conscience des camarades. Il faut lutter, lutter sans cesse, sous toutes les formes ; et oui ! il fallait tuer, tuer des Allemands, tuer des hommes ! […] Ce fut long pour admettre ce mot « tuer ». (page 33)

C’est ce que dit Paul Eluard dans le poème Tuer ; et c’est aussi ce que montre très bien le film Section spéciale de Costa-Gavras diffusé le 6 mai à Lamorlaye par l’ALMA et le Cinéclub : on y voit, avant l’attentat du métro Barbès, le futur colonel Fabien et ses camarades prendre la difficile décision de tuer de sang-froid.

Nous publierons prochainement le compte-rendu des autres manifestations organisée dans l’Oise pour la Journée Nationale de la Résistance et le 80e anniversaire de la création du Conseil National de la Résistance.

Toute cette semaine, à Pont-Sainte-Maxence : l’exposition Les femmes aussi, la Résistance des femmes en Picardie, le vendredi 2 juin, la projection du film Les Jours heureux de Gilles Perret et le samedi 3 juin, la lecture théâtralisée Paroles de Résistants

Samedi 27 mai, Journée nationale de la Résistance : l’agenda de l’ANACR-Oise

Pour célébrer cette journée nationale de la Résistance qui est, cette année, le 80ème anniversaire de la création du Conseil National de la Résistance, vous pouvez :

  • Ecouter des lectures de poètes de la Résistance à Lamorlaye le samedi 27 mai à 15h : un point d’histoire sur la création du Conseil National de la Résistance et lecture de poèmes permettant de rappeler différents aspects de la Résistance ; tous les poètes choisis ont été des Résistants ; parfois avec « les fusils, la mitraille » et toujours avec leur plume. Les poèmes choisis évoquent le choc de l’armistice, les arrestations, Radio Londres, les otages, la peur et le courage, et l’espoir. Avec chaque lecture, une mise en perspective rappellera la situation évoquée.
  • Juste après, à Montataire, le samedi 27 mai à 17h une pièce de théâtre « Si tu tombes » raconte la journée du 27 mai 1943, quand par petits groupes, 17 responsables au plus haut niveau de la Résistance se sont retrouvés au 48 rue du Four pour créer le Conseil National de la Résistance. Et après le théâtre, le film de Gilles Perret « Les jours heureux  » qui montre, par des témoignages et des commentaires, les les changements profonds apportés par le programme du Conseil National de la Résistance, programme qui a été approuvé le 15 mars 1944 : il comportait un plan d’action immédiate pour organiser les actions à mener par la Résistance dans la perspective de la Libération et les mesures à appliquer à la Libération du territoire : sur le plan politique, rétablissement des libertés, élargissement de la démocratie, … ; sur le plan économique, nationalisations et planification,… ; sur le plan social, la sécurité sociale, la retraite aux vieux travailleurs, l’accès à l’instruction et à la culture pour tous, …
  • Enfin quelques jours plus tard, à Pont-Sainte-Maxence, le vendredi 2 juin, le film « Les jours heureux » à 20h30 au cinéma Le Palace et le samedi 3 juin à 15h, « Paroles de Résistants, lectures théâtralisées » par la compagnie « Les amis de Pierre Soulard » à la bibliothèque Reine-Philiberte. C’est aussi dans cette bibliothèque que sera installée du 23 mai au 3 juin l’exposition « Les femmes aussi, la Résistance des femmes en Picardie ». La lecture théâtralisée comme l’exposition sont l’aboutissement d’un grand travail réalisé par Pierre Soulard qui a rencontré et recueilli le témoignage de très nombreuses Résistantes entre 2006 et 2008.