Une cérémonie officielle a eu lieu à Carlepont l’occasion de la Journée nationale des Déportés, le dimanche 28 avril 2019 pour rendre hommage à une grande dame de la Résistance, une grande dame de Carlepont : Suzanne GOURDIN-PICHARD qui fut résistante dans le département de l’Aisne, arrêtée le 14 juillet 1944 et déportée en Allemagne, dans le camp de Birkenau et qui habitait à Carlepont.
La municipalité de Carlepont avec l’accord du conseil d’école et de la famille a donné son nom à l’école du village.
Suzanne GOURDIN-PICHARD était membre du comité de Noyon de l’ANACR. Elle est décédée en 2017.
Alain Blanchard, président de l’ANACR-Oise, Hélène Boulanger, vice-présidente et son mari Gil, Christian Alizard qui portait notre drapeau, le trésorier du comité de Noyon étaient présents à la cérémonie.

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L’intervention du Directeur de l’école L’intervention de l’Inspectrice L’intervention du Maire

Le directeur de l’école Mr Jean Marie Lelong, l’inspectrice de circonscription académique et le Maire ont prononcé des discours que nous espérons pouvoir mettre prochainement en ligne.
Voici ce que disait le Maire de Carlepont Patrice Argier lors de la cérémonie des vœux de sa commune pour l’année 2019 :
« Et parce que leur futur s’appuie sur notre passé, après le travail accompli sur le devoir de mémoire au titre du Centenaire 14-18, les élus ont proposé aux membres du conseil d’école de donner le nom de Suzanne GOURDIN-PICHARD à notre groupe scolaire, en hommage à cette grande dame de Carlepont, résistante, arrêtée le 14 juillet 1944 et déportée en Allemagne, dans le camp de Birkenau. La famille a donné son accord et le conseil municipal a entériné cette proposition lors de la réunion du 6 décembre. Des rencontres auront lieu avec les différentes classes pour que les élèves puissent découvrir le rôle joué par Mme PICHARD lors de la Seconde Guerre Mondiale.«
Suzanne GOURDIN-PICHARD avait participé au travail de la Compagnie Souffler n’est pas jouer et de Pierre Soullard : elle a été , avec Michèle Agniel-Moet, Lucienne Fabre-Sébart et Jeanne Cailleux-Baduel, une des 4 Résistantes dont le témoignage a permis de construire le livre et le spectacle Les femmes Aussi
Et voici la courte biographie publiée dans « Les femmes aussi et le plan du témoignage enregistré sur le CD qui accompagne le livre :

Rappelons que le 27 mai c’est la commune d’Angicourt qui rendra à son tour hommage à Lucienne Fabre-Sébart, habitante d’Angicourt décédée en 2018, en donnant son nom à l’école du village.





Du 8 au 29 mars 2019 : partenariat ANACR-Oise et Institut Universitaire de Tous les Ages Beauvais avec une exposition photographique sur les trois jours de libération de Beauvais fin août 1944 qui est restée une semaine dans le hall d’entrée de l’antenne universitaire provoquant l’intérêt des différents publics qui fréquentent l’accueil de l’Université. (4 au 8 mars) et le vendredi 8 mars une conférence sur les femmes de l’Oise dans la Résistance en présence d’Hélène Boulanger, vice-présidente de l’ANACR-Oise et co-auteur de la plaquette de l’association sur le thème abordé, et de Françoise Vincent , autre co-auteur , qui a proposé à l’auditoire un exposé complet et illustré de nombreux exemples et documents. Cette intervention très appréciée a laissé la place à un échange nourri avec la quarantaine de personnes présentes dont certaines avaient pu côtoyer les résistantes évoquées, ou avaient entendu évoquer autour d’elles ces engagements. Les travaux de recherche de l’ANACR ont suscité un intérêt certain dans le public des usagers de l’IUTA présents à cette occasion.
Vendredi 29 mars : une vingtaine de personnes ont suivi avec beaucoup d’intérêt une conférence sur le thème « Résistance et Art » animée par Michel Le Drogo, et Guillaume Lanussé. Tout d’abord, un exposé illustré l’images du film de Melville et de lecture d’extraits du roman de Kessel a comparé la vision et les choix affirmés dans deux œuvres artistiques qui ont donné une image forte de la Résistance française. Puis, de façon complémentaire, Guillaume Lanussé a analysé le rôle de la fiction et les fonctions de la poésie chez deux auteurs résistants qui ont connu la déportation dans le camp de concentration nazi de Buchenwald. Une expérience à prolonger notamment par un nouveau partenariat autour de l’exposition dans un autre quartier de Beauvais au dernier trimestre de l’année.
Samedi 23 mars 2019, Jacqueline Leroy recevait les insignes de chevalier de la Légion d’honneur dans le grand salon de l’hôtel de ville de Senlis en présence de ses amis et de sa famille mais aussi de représentants des pays alliés Etats-Unis, Angleterre et Russie venus avec également leurs porte-drapeau rappeler les services très importants que Jacqueline Leroy, alors toute jeune fille, a rendu aux alliés.





