Le 17 mars : Norbert Hilger honoré à Chevincourt et AG de notre Comité Saint-Leu

Le 17 mars à 14h30 notre Comité de Saint-Leu d’Esserent Sud & Ouest tiendra son assemblée générale dans la salle de réunion de l’ancienne mairie de Saint-Leu d’Esserent : nous serions ravis d’y accueillir de nouveaux AMI-E-S !

A noter aussi pour le même jour, 17 mars, à 16h : une plaque à la mémoire de Norbert Hilger, Officier de la Résistance, déporté à Buchenwald sera posée à Chevincourt au 132 rue Payot, là où il habitait et peut-être où il est né… Norbert Hilbert est né à Chevincourt en 1905. Il était cultivateur. Mobilisé le 11 septembre 1939, il est blessé à Rouen le 9 juin 1940 et rentre le 1er juillet à Chevincourt. En janvier 1942, grâce à deux militants communistes « Lucien » (André Dumontois) et « Marcel » il entre au Front national de lutte pour l’indépendance de la France et il est responsable du sous-secteur de Thourotte : avec le grade d’adjudant, il dirige 75 hommes. En mai 1942, il devient responsable du secteur de Compiègne : avec le grade de lieutenant, il dirige 250 hommes. Il sera aussi membre de l’état-major FFI du secteur Est de l’Oise.

Le 16 juillet 1944 il est arrêté en même temps que son fils Pierre et qu’un ouvrier agricole ; ces derniers seront libérés alors que Norbert Hilger est déporté à Buchenwald le 16 août dans le dernier train parti de Compiègne. Rapatrié en mai 1945, il est hospitalisé quelque temps à l’hôpital Bichat d’où il sort le 2 juin 1945.

Son arrestation et celles qui suivront sont à mettre en rapport avec la trahison du jeune Adrien Souris, né le 31 octobre 1925, résistant arrêté le 10 juillet, puis libéré peu de temps après. Le 13 juillet 1944, Pierre Pichot, instituteur à Caisnes, échappe à l’arrestation ; le 16 juillet, on l’a dit, c’est au tour de Norbert Hilger, de son fils et d’un ouvrier agricole ; le 17 juillet, c’est Joseph Charles, ferrailleur, domicilié à Tracy-le-Val ; le 18 juillet, André et Max Brézillon, René Philippon sont arrêtés ; le 20 juillet Régis Pons et Michel Depierre ; le 22 juillet, Gilbert Bleuse, charpentier chez Brézillon ; le dernier arrêté est Jules Mercier, le 4 août. Ces arrestations frappent aussi bien le Front national (Hilger, Charles, Mercier) que l’OCM (Brézillon père et fils, Philippon, Depierre, Bleuse).

Norbert Hilger est déporté avec André et Max Brézillon, Joseph Charles, René Philippon, Georges Roos, Michel Depierre, Gilbert Bleuse, Jules Mercier. Tous sont revenus, excepté Joseph Charles. Adrien Souris a  été exécuté par les résistants noyonnais le 18 août 1944.

Après la guerre, Norbert Hilger reprend son métier d’agriculteur et milite à la FNDIRP dont il est le président pendant une dizaine d’années. Il meurt à Villers-Saint-Denis, en novembre 1978.

Cette reconnaissance a été demandée depuis fort longtemps par l’ANACR et en particulier par le Comité de Noyon : le 17 mars, Alain Blanchard, président de l’ANACR-Oise, sera présent à la cérémonie à Chevincourt avec nos porte-drapeau aux côtés du Comité de Noyon

NB : toutes les informations sur Norbert Hilger sont extraites du DVD de Jean-Pierre Besse « L’histoire de la Résistance dans l’Oise »

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