Association des Anciens combattants et Amis de la Résistance crée en 1945 et ouvertes aux non résistants qui veulent soutenir son action et assurer la nécessaire "relève" !
Nos objectifs : faire connaître l'histoire de la Résistance , particulièrement dans l'Oise, honorer nos Résistants (pose de plaques, participation aux commémorations), les entourer de notre amitié et de notre respect et défendre en toute occasion les valeurs de la Résistance et du Conseil National de la Résistance.
Au Carnaval des possibles , dimanche 28 septembre, le stand de l’ANACR-Oise a accueilli de nombreux visiteurs, dont des jeunes qui, au vu de la situation actuelle, se pose beaucoup de questions ! Donc de belle discutions avec le public et de nombreuses revues Pages de la Résistance vendues ! Un moment très agréable pour Patrick, Françoise et Hélène qui ont tenu le stand toute la journée.
A la médiathèque Anne Franck de Saint-Just-en-Chaussée, le 27 septembre, c’est autour de Denise Dubos, pour un premier témoignage de rentrée, qu’une quarantaine de personnes, de tout âge, se sont retrouvées. Une belle rencontre clôturée par une interview de la médiathèque.
(Une erreur sur les dates a été corrigée le 26 septembre…)
Vendredi 19 septembre Hélène Boulanger, présidente de l’ANACR-Oise, a participé à l’inauguration de l’exposition présentée par le Mémorial de l’internement et de la déportation de Royallieu. Dans la seconde partie de la visite, quand l’exposition aborde le retour des déportées, Hélène Boulanger a lu un passage du témoignage de sa mère Lucienne Fabre-Sebart qui fut une grande résistante successivement dans l’Oise (elle habitait Nogent-sur-Oise), le Calvados, l’Eure-et-Loir, la Somme et enfin Paris auprès de l’état-major des FTP au moment de la libération de Paris :
Fin avril 1945, on nous annonça qu’un train de femmes déportées devait arriver gare de Lyon. C’était le premier convoi de déportées qui revenait en France. Nous étions tous et toutes là pour accueillir nos amis, Gare de Lyon, ce jour-là, à 11 heures du matin ! Près de moi on installa une tribune ceinte du drapeau tricolore car le Général de Gaulle venait d’arriver pour souhaiter la bienvenue aux femmes de ce train…
Brusquement un silence de mort, le train arrivait lentement en gare. Nous eûmes brusquement la vision de squelettes déambulant doucement, amorphes, hébétés, les yeux vides, regardant sans voir. Je garde de cette arrivée de déportées en Gare de Lyon une douloureuse impression… À côté de moi, le Général de Gaulle qui ne s’attendait certainement pas à voir une telle détresse humaine, demanda qu’on range la tribune et, visiblement ému, il repartit sans dire un seul mot. Claude DAUPHIN, l’acteur bien connu, cherchait sa femme Rosine DEREAN, belle actrice d’avant-guerre, parmi les rescapées. Il ne la reconnut pas tant elle était méconnaissable.
Une femme au milieu de cette foule se mit à crier : « Je suis Martha DESRUMEAUX*, les nazis ne m’ont pas eue » ! Jacques DUCLOS et André MARTY, ses amis, l’emmenèrent fraternellement. Elle était originaire du Nord de la France. Déportée, elle eut un moral d’acier dans les camps. Certaines femmes très éprouvées tenaient encore sur leurs jambes, d’autres complètement à bout arrivèrent à Paris pour y décéder.
Notre service civique [ Lucienne Fabre-Sébart s’y est engagée juste après la libération de Paris] fut très utile pour aider les rapatriés et leurs familles. nous emmenions tous les déportés à l’hôtel Lutécia pour les examiner, les soigner, les restaurer et les habiller. Nous leur remettions un peu d’argent pour qu’ils puissent retourner chez eux. La plus pénible situation était pour celles et ceux que personne n’attendait plus. Familles décimées par la guerre. Lorsque personne ne vous attend plus c’est l’écrasement total, la détresse physique, la détresse morale, la détresse sentimentale. Dans leurs yeux vides, sans vie, désespérés, on pouvait cependant y lire tout le drame qu’ils venaient de vivre dans un enfer insoupçonné de beaucoup d’entre nous.»
Ce texte est extrait des souvenirs rédigés à l’intention de sa famille par Lucienne Fabre-Sébart ; elle lui a donné un titre révélateur de sa personnalité et de son engagement : J’ai choisi. Pages de la Résistance N° 30-31, Hommage à Lucienne Fabre-Sébart, cite de nombreux extraits de son texte.
Samedi 20 septembre, il y a eu une conférence sur Les femmes dans la Résistance par Frédérique Neau-Dufour, historienne française, docteure en histoire contemporaine, actuelle cheffe de projet de la stratégie mémorielle de la région Grand-Est et ancienne directrice du Centre européen du Résistant Déporté (CERD), centre installé sur le site de l’ancien camp de concentration de Natzweiler-Struthof.
Un autre aspect de la guerre était présenté mardi 23 septembre par la médiathèque de Saint-Leu d’Esserent : une présentation de l’utilisation par les Allemands, à partir de 1943, des carrières du Couvent et de Saint-Christophe à Saint-Leu d’Esserent pour y stocker les V1 venant d’Allemagne avant de les acheminer sur les site de lancement sur la côte de la Manche. Sur ce site deux Alsaciens « malgré-nous » Joseph Reith et Pierre Michel étaient enrôlés dans l’armée Allemande ; le fils de Pierre Michel était présent et a évoqué le parcours de son père qui avait travaillé, avec Joseph Reith, pour la Résistance locale au sein même de l’armée allemande. Une conférence passionnante faite par Stéphane Spitz et beaucoup d’émotion et de souvenirs partagés avec le fils de Pierre Michel.
L’inauguration du mémorial à Crisolles a été une réussite avec plus de 500 personnes présentes dont de très nombreux jeunes et de très nombreux habitants de plusieurs communes, 35 porte-drapeau, six cadets de la gendarmerie, l’Harmonie de Noyon, de très nombreux représentants officiels, de nombreuses familles de résistants, du colonel Louis Ledanois, centenaire aujourd’hui, qui a participé à la Libération de Noyon : dans le froid et le vent mais avec une organisation impeccable et une émotion palpable. Cinq adhérents de l’ANACR-Oise étaient présents : Jocelyne Dumontois avec le drapeau, son compagnon Fabrice Carrier, Gil et Hélène Boulanger et Xavier Lespierre. Vingt gerbes ont été déposée dont celle qu’Hélène Boulanger, présidente de l’ANACR-Oise a déposé en notre nom.
photo FR3-Picardie
Le projet de mémorial nait en 2002 autour du Souvenir Français,avec un financement très large (Région des Hauts de France, Conseil départemental de l’Oise, ONAC, l’UMRAC OISE, des communes – Crisolles bien sûr – et de simples habitants, …). Le monument se compose de cinq murs de briques, rappelant les ruines du pavillon, avec six bas-reliefs thématiques réalisés par le sculpteur Didier Paigneau et les élèves du lycée Jean Calvin.
photos du Souvenir Français sur Oise-Hebdophotos : cite-scolaire-noyon.60.ac-amiens.fr/
Les élèves de spécialité Arts plastiques de Première et Terminale, encadrés par leur Professeur, Monsieur Drouart, ont travaillé avec Didier Paigneau , céramiste, afin de produire des hauts-reliefs cuits dans l’atelier du céramiste et maintenant présents sur le mémorial de Crisolles, à la mémoire des Résistants du maquis des Usages et des évènements de Juin 1944. Source cite-scolaire-noyon.60.ac-amiens.fr/
«Ce mémorial est la preuve que les grandes réalisations naissent toujours de la réflexion, du dialogue et de la persévérance. Par ce parcours de mémoire, nous honorons les Déportés, les acteurs de la Résistance et du maquis et nous insistons pour que leur souvenir demeure un exemple afin que la paix, la liberté et la démocratie perdurent et ne tombent pas dans l’oubli», a conclu Henri Germain, l’un des gros artisans de ce projet devenu concret.Le Souvenir Français et ses partenaires locaux, collectivités et associations patriotiques, entendent désormais inscrire le site de Crisolles dans un circuit mémoriel reliant Compiègne, Noyon et Tergnier. Pour les organisateurs comme pour les participants, ce mémorial, situé à l’entrée de Crisolles le long de la départementale reliant Noyon à la Somme, est désormais un point d’ancrage pour la mémoire collective du Noyonnais. Source Oise-Hebdo
Avec un peu de retard, un mois tout juste, voici un message du Mouvement de la Paix qui rappelle la tragédie des bombardements sur Hiroshima et sur Nagasaki : ils ont entraîné la capitulation du Japon mais le 2 septembre) et aussi un nombre de victimes directes qui varie selon les sources entre 110 000 et 250 000. La première bombe le 6 août 1945, l’avancée soviétique en Mandchourie et la seconde bombe le 9 août ont certainement accéléré la fin de la Seconde guerre mondiale en Asie en conduisant le Japon à capituler : il accepte les conditions des alliés le 15 août et la capitulation est signée le 2 septembre. Mais le prix payé par les civils pendant et après les bombardements sont immenses. L’émotion qu’ils soulèvent dans le monde aussi. La nécessité de ces bombardements pour mettre fin à la guerre est discutée. Le message du Mouvement de la Paix publié le 27 juillet dernier rappelle les avancées et les reculs de la lutte contre l’usage de bombes atomiques :
En Europe la guerre est terminée depuis la capitulation de l’Allemagne le 8 mai 1945 (une date trop importante pour être éliminée du calendrier des commémorations) et pour la France, la libération a été célébrée dans l’Oise du 28 août au 2 septembre.
A Montataire, le 31 août, Alain Blanchard a déposé une gerbe. A Lamorlaye, le 30 août une cérémonie a eu lieu devant la plaque posée en mai dernier pour rappeler la libération de la ville. A Beauvais, les 30 et 31 oût, de nombreuses manifestations ont eu lieu ; Denise Dubos était présente et a saluée par le Préfet de l’Oise. Voici les manifestations prévues et concernant l’ANACR-Oise : les exposition sont encore visible jusqu’au 20 septembre !
Samedi 30, à 12h45, rue Jean de Lignières : Vernissage de l’exposition Exposition de l’ANACR Oise « Beauvais, Août 1944, nous sommes libérés ! », présentée par Michel LE DROGO, membre de l’Association Nationale des Anciens Combattants et Amis de la Résistance de l’Oise qui a reçu des remerciements en tant que Président du Comité d’entente des associations issues de la Résistance et de la Déportation de l’Oise.
Samedi 30, à 14h00 et à 15h00, RDV Rue Jean de Lignières : Visites guidées en centre-ville « Sur le parcours de nos libérateurs », gratuites (Durée 30 à 45 minutes) animées par Michel Le Drogo, membre de l’ANACR et M. Le Guillou, professeur d’Histoire et de Géographie, Lycée Felix Faure
Jusqu’au 20 septembre : Exposition de l’ANACR de l’Oise « Beauvais, Août 1944, nous sommes libérés ! », rue Jean de Lignières et Exposition des archives municipales de la douille de l’obus tiré le 30 août 1944, à l’Hôtel de ville
Et à Noyon, le 13 septembre sera inauguré le Mémorial Noyonnais de la Résistance et de la Déportation, Guerre 1939-1945 ; Hélène Boulanger y déposera des fleurs au nom de l’ANACR-Oise
A MONTATAIREDEUX RESISTANTS ONT ETE HONORES : Henri GAUDICHET et Louis PLOTA LAMORLAYE, l’ALMA et l’UMRAC LES CEREMONIES DU 30 SEPTEMBRE A BEAUVAIS
Ce mercredi 27 août, s’est déroulée à Andeville, la cérémonie en mémoire du massacre perpétré par les Allemands le 27 août 1944.
Première étape, devant la plaque apposée sur le mur de l’église : devant une foule nombreuse où se trouvent beaucoup de descendants des 16 martyrs et plusieurs porte-drapeau, le maire a rappelé comment ce qu’on appelle « massacre d’Andeville » c’était produit. Une dame appartenant à une de ces familles a lu les noms, chacun étant suivi de « Mort pour la France » dit par les gens présents. Puis ce fut le dépôt des gerbes : l’ANACR, l’association des anciens combattants d’Andeville, celle de la municipalité par le maire accompagné d’un enfant, membre du conseil municipal des jeunes.
Deuxième étape de ce parcours de mémoire, la plaque qui rappelle le lieu où sept personnes ont été fusillées à 11 heures et demi : » Le 27 août 1944 à 11 heures 1/2 à l’entrée de cette rue furent lachement sacrifiés sans aucun motif par des nazis ivres de fureur et de cruauté les personnes suivantes : Petit Charles, maire d’Andeville, Abrahams David, Beaucheron Octave, Cheron Maurice, Noble Bostander, Oranger Maurice, Viville Alexandre. Ce crime fut parachevé 1/2 heure plus tard sur la place communale par le massacre de neuf autres otages dont les noms suivent : Crigny André, Daelmans Jean, Dedreux Georges, Gapaillard Jean, Laflandre Marcel, Letaille Jean, Miguel Sotero, Pinquier Jean, Voisy Lucien. Cette plaque commémorative a été apposée grâce à la générosité des habitants des communes de : Amblainville, Andeville, Anserville, Corbeil-Cerf, Esches, Fosseuse, Hénonville, Ivry-le-Temple, La Boissière, Lardières, Le Coudray, Le Déluge, Le Menil-Théribus, Lormaison, Méru, Mortefontaines, Saint-Crépin, Ste-Geneviève, Villeneuve-lès-Sablons. Qu’elle serve à perpétuer le souvenir de nos morts et que nos fils n’oublient jamais que la race nazi sera toujours capable de commettre de pareilles atrocités. »
Le texte gravé ici et le nombre de communes participant à la pose de la plaque (14 du canton de Méru, 4 du canton d eNoailles et 1 du canton d’Auneuil) témoignent de l’horreur et du choc provoqués par ce massacre.
Troisième étape, le cimetière où les corps ont été d’abord mis dans une fosse commune puis repris et enterrés par leurs familles. La trace de la fosse a été conservée et à côté les tombes des deux aviateurs : David ABRAHAMS, 20 ans, appartenant au Indian and Malay Corps et Noble BOSTANDER, 32 ans, né en Afrique du Sud, qui étaient cachés chez le maire.
dans le cimetière, les nombreuses tombes sont fleuries et le maire va saluer chaque famille. Cette étape fait comprendre combien le village a été meurtri pas ce massacre ; 81 ans plus tard, l’émotion est présente.
Le 27 août à 18h30, la commune d’Andeville se souviendra du terrible massacre perpétré par les nazis le 27 août 1944 : 16 personnes vont périr ce jour là, tuées une à une par les Allemands. L’ANACR-Oise y sera représentée.
À l’origine de cette tuerie, un soldat allemand se prétendant déserteur : le 23 août le soldat se confie à un coiffeur qui le conduit à des résistants ; Marcel Beaucheronet d’autres résistants le conduisent chez Maurice Oranger, chef de la Résistance à Andeville, qui lui donne des vêtements civils et l’héberge sous bonne garde. Le 26 août, alors que le soldat est amené chez Alexandre Cheudail à Laboissière, il s’échappe. Le lendemain, vers 11 heures, une soixantaine de soldats allemands débarquent de camions, de voitures, de motos et de side-cars, et prennent position sur la place d’Andeville puis vers le quartier d’Angleterre. Ils abattent Marcel Laflandre qui s’enfuyait en courant. Conduit par deux jeunes adolescents du village, un groupe se rend chez le maire, Georges Petit, et l’emmènent en voiture chez Maurice Oranger où il est abattu. Un autre groupe a déjà fusillé Maurice Oranger et les deux soldats sud-africains cachés à son domicile. Sa maison et celle de M. Germain sont incendiées à la grenade tandis que deux passants, Octave Beaucheron et Alexandre Viville sont abattus dans la rue. La troupe allemande perquisitionne les maisons du quartier, tue Maurice Chéron parti se réfugier chez lui et regroupe trente-cinq personnes qui sont alignées devant le mur de l’église. Huit d’entre elles sont exécutées, une par une, d’une balle dans la tête sous les tilleuls de la place de la République, par le “déserteur” allemand : André Crigny, Jean Daelmans, Georges Dedreux, Jean Gapaillard, Jean Letaille, Jean Pinguier, Miguel Sotero, Lucien Voisy.
A 14h tout est fini. Le commandant de l’opération désigne l’abbé Guerville comme maire et lui ordonne de faire disparaître les corps avant 19 heures. D’abord enterrés dans une fosse commune, les corps sont rendus aux familles le 3 septembre :
Méru, chef-lieu du canton, à moins de 4km d’Andeville est libérée le 31 août.
Le 3 septembre, une impressionnante colonne de FFI en armes et de sympathisants se rend à pied, en cortège, à Andeville, pour rendre hommage à leurs camarades.
Les habitants d’Amblainville, Andeville, Anserville, Esches, Fosseuse, Lardières, Le Coudray sur Thelle, Le Déluge, Mortefontaine en Thelle, Saint Crépin, Sainte Geneviève et Villeneuve les Sablons ont permis par leur dons, d’apposer les plaques commémoratives sur le mur de l’église et à l’angle de la rue Marinette. Elles sont inaugurées le 22 avril 1945.
Le Maire, Georges PETIT, fut décoré chevalier de la légion d’honneur, à titre posthume, en 1961.
La commune fut décorée, le 11 novembre 1948, de la croix de guerre 1939-1945,avec étoile d’argent.
Fin août – début septembre , on commémore la Libération dans presque toute la France (les dernières villes d’Alsace sont libérées le 19 mars 1945 : Wissenbourg et Lauterbourg. Et la dernière « poche » allemande, la « poche de Saint-Nazaire » ne tombera que le 11 mai 1945) :
Mais avant la répression allemande a été très brutale : le 15 août, à Trie-Château, c’est le massacre des Kroumirs (le nom d’une ferme où 7 Résistants ont été tués avec le fermier qui les abritait et son commis : voir les articles précédents sur ce blog en faisant une recherche avec le mot « Kroumirs » ) ; le 27 août, à Andeville. ce sont 16 personnes qui sont abattues. Voir sur ce blog un précédent article.
Mais les départs vers les camps de concentration et les prisons du Reich ont continué : le dernier convoi est parti le 3 octobre 1944 de Belfort (libérée le 20 novembre 1944) vers Buchenwald. Avant cet ultime convoi, entre le 9 août et le 2 septembre, il y a eu 10 autres convois de déportés dont le « train fantôme », parti le 9 août de Bordeaux et arrivé à Dachau le 28 septembre ! Et celui qui est commémoré chaque année en forêt de Compiègne : le dernier train parti de Compiègne le 17 août 1944. La cérémonie est organisée le dimanche le plus proche de la date anniversaire, donc en principe le 16 août (à vérifier).
Et le dernier convoi vers les prisons du Reich est aussi parti de Belfort le 17 novembre…
Maintenir le souvenir de ces évènements est essentiel ! Maintenir aussi la mémoire sur ce que fut l’occupation, la Déportation et la Résistance dans sa globalité (car s’il y a eu des massacres perpétrés par les nazis, il y a eu aussi toutes les actions de la Résistance pendant 4 ans pour lutter contre l’occupant et, à partir du 6 juin 1944, pour combattre aux côtés des alliés et ralentir par tous les moyens les mouvements de l’armée allemande vers la Normandie :
Le 13 septembre ce sera l’inauguration d’un mémorial de la Résistance et la Déportation à Noyon.
Et Le 27 septembre, nous pouvons déjà annoncer une rencontre avec Denise Dubos à la médiathèque Anne Franck de Saint-Just-en-Chaussée ! « Un brin de Causette » au cours duquel elle évoquera la vie sous l’occupation et le parcours dans la Résistance de son père Marcel Dubos.
Le 13 septembre ce sera l’inauguration d’un mémorial de la Résistance et la Déportation à Noyon.
Et Le 27 septembre, nous pouvons déjà annoncer une rencontre avec Denise Dubos à la médiathèque Anne Franck de Saint-Just-en-Chaussée ! « Un brin de Causette » au cours duquel elle évoquera la vie sous l’occupation et le parcours dans la Résistance de son père Marcel Dubos.
Le 8 mai est une date majeure de l’histoire du Monde, de l’Europe, de la France. Ce jour-là en 1945 marquait la fin d’un conflit qui avait dévasté le continent, y faisant près de 45 millions de victimes, dont plus 500 000 Français. Un conflit durant lequel la France fut occupée, pillée, martyrisée. Mais le 8 mai, ce fut surtout la Victoire des peuples coalisés contre un régime et une idéologie barbares, génocidaires, menace mortelle contre la civilisation, celles du nazisme et du fascisme contre lesquels se dressèrent dans notre pays les Résistants, payant le prix du sang par plusieurs dizaines de milliers de fusillés, massacrés, déportés par l’occupant nazi, avec la complicité du régime pétainiste, qui se fit aussi l’auxiliaire de la Déportation raciste contre les Juifs. Le 8 mai, c’est le nécessaire jour de mémoire de cette période de notre Histoire dont il faut rappeler, notamment aux jeunes générations, ses aspects dramatiques mais aussi ceux qui furent héroïques, dans le monde actuel qui connait un développement des résurgences du fascisme, des guerres d’agression et d’expansion, des crimes de guerre, contre l’Humanité. Vouloir supprimer à cette date de notre histoire sa place particulière dans le calendrier mémoriel de la Nation est un non-sens, une aberration. L’ANACR ne peut que dire sa vive opposition à une telle mesure envisagée, sa condamnation si elle était maintenue. Paris, le 16 juillet 2025 L’ANACR
Ce samedi 5 juillet s’est déroulée la commémoration de la rafle du 3 juillet 1944 à Bulles : voir l’article publié sur ce blog le 21 juillet 2023 pour l’histoire de cette rafle. L’ANACR-Oise était représentée avec la FNDIRP par Jackie Louvet et Laurent Tabary.
La rafle de Bulles est une des très nombreuses opérées par les Allemands en juillet 1944 :
le 1er juillet les jeunes FTP de Mouy-Liancourt : André Colin (revenu de Buchenwald le 26/04/1945), Louis Fouquerolle (mort à Flossenbürg le 22/04/1945), André Framery (revenu de Buchenwald après le 25/04/1945), Christian Lhotellier (revenu de Witten-Annen) et Robert Pasquier (mort le 11/05/1945 à Annaberg (land de Saxe) avant son rapatriement)
Les 2 et 3 juillet, autour de Saint-Just-en-Chaussée et Beauvais : Marcel Baudoin (Wavignies, revenu le 13/04/1945 de Neu-Stassfurt), Louis Bizet (Saint-Just-en-Chaussée, mort le 24/02/1945 à Buchenwald), Léon Blot (mort le 02/03/1945 à Neu Stassfurt)), Roger Chambon (revenu après le 11/04/1945 de Buchenwald), Georges Degroote (Saint-Just-en-Chaussée, mort le 23/08/1944 à Buchenwald), Adrienne Delamarre (Catillon, revenue de Ravensbrück), Marcelle Devaux (revenue en avril 1945 de Freital), Marcel Devaux (mort à Buchenwald), Marie Dubezack (revenue de déportation), Pierre Dubois (revenu de Buchenwald le 01/04/1945), Eugène Dupressoir (revenu), Jean Dupuy (Wavignies, mort le 24/02/1945 à Ohrdruf/Buchenwald), Jean Espalieu (revenu le 29/04/1945 de Dachau), Roger Floury, Eugène Guichard (mort en France à son retour de Buchenwald le 11/07/1945), Joseph Lemaître (mort le 18/04/1945 entre Bockwitz et Raitzen), Albert Maillard (revenu de Buchenwald), Henri Réant (Wavignies, mort 2/2/1945 à Neu Stassfurt), Lucien Sueur (Wavignies, revenu de Witten-Annen après le 23/4/1945) , Paul Vikoski (mort le 20/12/1944 à Buchenwald) et d’autres arrêtées comme eux mais relâchés.
Durant tout le mois, dans la région de Noyon : Gilbert Bleuze ( revenu de Buchenwald le 30/04/1945), André Brézillon (revenu de Buchenwald après le 11/04/1945), Max Brézillon (revenu de Buchenwald en 1945), Michel Depierre (revenu de Dora), Norbert Hilger (revenu de Buchenwald le 08/05/1945), Jules Mercier (revenu de Buchenwald), René Philippon (revenu de Buchenwald le 30/07/1945), Georges Roos (revenu de Buchenwald le 25/04/1945)et Jacques Willecocq (revenu de Dachau après le 29/04/1945)
Du 28 mai au 21 juin, l’exposition de l’ANACR-Oise sur le Conseil national de la Résistance a été à disposition du public dans la salle adulte de la médiathèque de Longueil-Sainte-Marie. Impossible de quantifier le nombre de personne qui en a profité, mais Audrey Chevallier, responsable de la médiathèque, a eu de bons retours sur « la belle exposition ». Des adultes et des enfants sont venus la voir : ils ont été informés par l’affichage dans la médiathèque et dans le village (site de la mairie, panneaux électroniques ainsi que les réseaux sociaux de la médiathèque). Voici le témoignage d’Audrey Chevallier : « Personnellement, j’ai trouvé cette exposition très intéressante et bien faite, on y apprend beaucoup, notamment des choses que, pour ma part, j’ai dû apprendre un peu au collège et au lycée mais dont je ne me souvenais plus. C’est un apport de valeur pour ma culture personnelle, et j’espère vraiment qu’il nous sera possible d’organiser à nouveau des animations en partenariat avec vous (l’ANACR-Oise ou plus précisément Hélène Boulanger), qui êtes si passionnée et intéressante. » Il est sûr que nous sommes toujours disponibles et heureux de présenter nos expositions : c’est un support idéal pour transmettre la mémoire de la Résistance, ses objectifs, ses valeurs et son rôle dans la victoire contre le nazisme ainsi que le souvenir des Résistants : sans leur clairvoyance, leur engagement, leur courage et trop souvent leur sacrifice rien n’aurait été possible.
Hélène Boulanger a recueilli sur le livre d’or de l’ANACR ouvert à la médiathèque de Longueil Sainte-Marie de très beaux témoignages.
La remise des récompenses aux lauréats du Concours national de la Résistance et de la Déportation s’est déroulée au Conseil départemental le 21 juin. Plusieurs membres de l’ANACR-Oise étaient présents et Michel Le Drogo, en tant que président du comité d’entente, a pris la parole. Voici le texte de son intervention :
Dimanche 22 juin, Jocelyne Dumontois, présidente du Comité ANACR de Noyon était présente à Crisolles pour la commémoration de l’attaque du maquis des Usages le 23 juin 1944. Elle y a déposé des fleurs au nom de l’ANACR.
A quelques kilomètres de Noyon, dans la forêt de Crisolles, au lieu-dit Les Usages, un maquis très important s’était constitué après le Débarquement en Normandie. Il regroupait environ 200 Résistants sous le commandement de Marcel Fourier, chef de sous-secteur de l’OCM (Organisation Civile et Militaire) qui préféra renvoyer chez eux les volontaires qui n’étaient pas dans la clandestinité. Le 22 juin 1944, les Allemands arrêtent un jeune de Salency qui ravitaillait le maquis et obtiennent, par la torture, des renseignements sur le maquis. Le 23 juin1944 à 15h30, ils passent à l’attaque alors qu’une réunion animée par Marcel Fourier et le capitaine Dromas (chef de la région « B » de l’Aisne) . Au cours de l’assaut, 10 allemands et deux Résistants sont tués ; il s’agit de Gaston DEVULDER, 47 ans, garde-chasse habitant au poste forestier des Usages (là où se tenait le maquis), OCM et de Maurice Moreau, 20 ans, agent de liaison de l’OCM dans la région de Chauny dans l’Aisne qui était là en mission. Les Allemands abandonnent leur attaque mais le 1er juillet 1944, la Gestapo arrête le maire de Crisolles, Marcel Poulin, 45 ans, agriculteur, qui cache des réfractaires et aide la Résistance et Marcel Merlier, 20 ans, bûcheron, OCM. Ils sont tous deux déportés et ne reviendront pas : Marcel Merlier arrive à Buchenwald le 2 août et est abattu par les SS lors de l’évacuation du camp le 16 avril 1945 et Marcel Poulin, déporté aussi à Buchenwald, parti par le dernier train le 16 août 1944, est déclaré mort à Neu-Stassfurt, un Kommando du camp, le 3 décembre 1944. (sources : Les Maquis de l’Oise (Jean-Pierre Besse, Jean-Yves Bonnard, Françoise Leclère-Rosenzweig) et Ils ont fait le sacrifice de leur vie … Le prix de la liberté dans l’Oise, 1940-1945 (ANACR-Oise)
La poésie au service de la Résistance et du travail de mémoire : le 27 juin, Françoise Vincent pour l’ANACR-Oise, Claire Langlois pour Au coin des poètes de Morlacca, Lucienne Jean, pour ces deux associations et pour l’Association d’histoire locale de Lamorlaye (ALMA) ont été invitées dans une des classes de CM2 de l’école Marie Marvingt de Lamorlaye. Pendant près de deux heures, devant des élèves très concentrés et déjà très informés sur le sujet, nous avons évoqué la Résistance (dans son ensemble et les Résistants de Lamorlaye) et lu des poèmes écrits et diffusés pendant l’Occupation :
Jean Tardieu : O pays nommé France
Philippe Soupault : Ode à Londres (extraits)
Robert Desnos : Couplets de la rue Saint-Martin
Louis Aragon : La rose et le Réséda
Deux élèves ont récité Courage de Paul Eluard , un poème écrit en 1942 et publié en 1944 dans le recueil Au rendez-vous allemand).
Voici -parmi la sélection qui avait été préparée- les poèmes qui ont été lus et récités. Les commentaires qui n’ont pas été dits aux élèves sont entre crochets.