Commémoration du 8 mai à Cauffry, Fleurines, Montataire, Tracy-le-Mont et pour la Journée nationale de la Résistance, avec de l’avance, une rencontre Histoire de la Résistance & Poésie à Lamorlaye avec 2 classes de CM2 et 1 de CM1-CM2

Nous avons rendu compte déjà de la cérémonie en hommage à André Dumontois à Tracy-le-Mont, de l’hommage rendu également à Jean-Pierre Besse à Saint-Maximin et de la commémoration du 8 mai 1945 à Saint-Maximin et à Lamorlaye et nous avons aussi publié la déclaration publiée par « Le Patriote résistant », journal de la Fédération Nationale des Déportés et Internés, Résistants et Patriotes (FNDIRP) en hommage aux héros et victimes de la déportation.

C’est ce message qui a été lu par Jacky Avril, au nom de l’ANACR , à Montataire, lors de la cérémonie organisée pour la journée nationale d’hommage aux héros et victimes de la déportation, le 30 avril dernier. Il a également déposé des fleurs au nom de l’ANACR.

8 mai 2023 – Montataire

A Tracy-le-Mont, après l’hommage à André Dumontois, la commémoration du 8 mai 1945 s’est déroulée en présence de Christian Alizard et plusieurs adhérents de l’ANACR et de deux porte-drapeaux.

A Montataire le 8 mai 2023 l’ANACR était représentée par plusieurs adhérents de l’ANACR ; c’est André Biette, adhérent de notre association qui a pris la parole pour l’ensemble des associations patriotiques puis a déposé des fleurs.

A Fleurines, Hélène Boulanger, présidente de l’ANACR-Oise et Gil Boulanger étaient présents à la cérémonie commémorant le 8 mai 1945.

A Cauffry, Céline Govaert, adhérente de l’ANACR, était présente également à la cérémonie du 8 mai. Comme, certainement dans d’autres communes de l’Oise d’autres adhérents …

Le 12 mai, à Lamorlaye, l’école Marie Marvingt a accueilli l’ANACR-Oise et une association de Lamorlaye « Au coin des poètes de Morlacca » ; nous avions proposé, dans le cadre de la Journée nationale de la Résistance, de rappeler l’histoire de la Résistance par la lecture de poèmes. Les trois enseignants ont fait beaucoup mieux puisque ce sont leurs élèves qui ont récité la plupart des poèmes que nous avions choisis ensemble ! Un très beau travail, avec des élèves très bien informés et attentifs.

Hélène Boulanger, présidente, et Françoise Vincent étaient présentes pour l’ANACR-Oise avec Lucienne Jean, présente aussi avec Hervé Moula, président, pour Au Coin des Poètes de Morlacca.

Françoise Vincent a évoqué rapidement la guerre et a raconté comment s’est réalisée l’union de toutes les composantes de la Résistance au sein du Conseil National de la Résistance et l’importance que cette union a eu sur seconde partie de la guerre. Voici la trame qu’elle avait préparée et sur laquelle elle a su faire participer les élèves, deux classes de CM2 et une classe de CM1-CM2, qui étaient nombreux à intervenir !

Ensuite place à la poésie !

Tous les enfants, ici debout en train de chanter, étaient assis en demi-cercle dans le préau.

Lucienne Jean a présenté rapidement la place des poètes dans la Résistance avec la publication de « L’Honneur des Poètes », dont Paul Eluard fut un des initiateurs ; imprimé en Suisse et distribué clandestinement, les auteurs, nombreux étaient engagés dans des organisations de la Résistance, y apparaissent sous des pseudonymes choisis par Paul Eluard.

Des élèves ont alors récité les poèmes qu’ils avaient appris et même mis en scène ! A chaque fois, Lucienne Jean ou Hervé Moula ont présenté le contexte dans lequel le poème a été écrit et diffusé

Courage de Paul Éluard : CM2 de Mme Goujard

Couplets de la rue Saint-Martin de Robert Desnos : CM2 de M. Haudiquet

Les messages de Radio Londres en duo par Hervé Moula et Lucienne Jean.

Ode à Londres de Philippe Soupault : Lucienne Jean

La complainte du Partisan paroles d’Emmanuel d’Astier de la Vigerie, musique d’Anna Marly : CM2 de M. Haudiquet

Nous l’avons ensuite écouté, chantée par les Compagnons de la Chanson.

Puis tous les élèves ont chanté Le chant des Partisans, paroles de Joseph Kessel et Maurice Druon, musique d’Anna Marly

Monsieur Seguin de Lise Deharme : CM1-CM2 de Mme Laoufa

La rose et le réséda de Louis Aragon : Hervé Moula

Sourire de Paul Éluard : CM2 de Mme Goujard

Tous les élèves ont chanté Le chant des Marais.

Le Chant des Marais, hymne européen de la déportation, est une création collective ; il a été chanté pour la première fois en juillet – août 1933 dans le camp de concentration nazi de Boergermoor ; de ce camp, un des premiers créés par l’Allemagne nazie, le Chant des Marais chemina de camp en camp pendant près de 12 ans jusqu’à la libération des camps nazis en 1945. Lire ICI un article publié par la FNDIRP.

Liberté de Paul Eluard : CM1-CM2 de Mme Laoufa et nous avons aussi écouté le poème dit en allemand : un beau symbole !

Cette heure partagée avec les enseignants, Mesdames Goujard et Laoufa et Monsieur Haudiquet, et avec leurs élèves a été une très belle expérience !

Un grand merci aux enseignants qui se sont emparé de notre proposition et un grand bravo à tous leurs élèves !

C’est aussi ce qu’Hélène Boulanger a exprimé pour conclure ! Nous espérons pouvoir renouveler à Lamorlaye ou dans d’autres communes cette rencontre entre Histoire de la Résistance et Poésie !

La photo finale avec les enseignants et les élèves qui ont récité les poèmes

Nous avons enregistré les chants (et c’est vraiment très beau) : ils seront mis en ligne prochainement sans la piste vidéo.

Le 8 mai 2023 à Saint-Maximin: hommage à Jean-Pierre Besse

A 11h30 la commémoration du 8 mai 1945 s’est faite devant le monument aux morts puis, après le dépôt des gerbes, dans la bibliothèque Elsa Triolet, un hommage a été rendu à Jean-Pierre Besse, spécialiste de la Résistance dans l’Oise pendant la Seconde Guerre mondiale, en présence du Maire de Saint-Maximin, de Monique Besse et de Ludovic Besse, par Alain Blanchard, vice-président de l’ANACR-Oise et président du comité ANACR de Saint-Leu d’Esserent. Hommage au cours duquel il a évoqué l’immense travail fait par Jean-Pierre Besse, travail d’historien et travail associatif, le sdeux s’enrichissant l’un de l’autre.

Voici le texte de l’intervention d’Alain Blanchard :

L’ANACR était aussi présente dans de nombreuses communes de l’Oise ; nous y reviendrons prochainement

8 mai 2023 : à Tracy-le-Mont et à Lamorlaye

Ce lundi 8 mai 2023, à Tracy-le-Mont, commune au nord-est de l’Oise, à égale distance de Noyon et Compiègne, a eu lieu une belle cérémonie en hommage à André Dumontois. Une stèle rendant hommage à son courage et son engagement avait été installée à Tracy-le-Mont en 1996 ; un espace André Dumontois avait été créé ensuite ; l’ensemble a été restauré à l’initiative du comité ANACR de Noyon et de l’Est de l’Oise. Et c’est cette stèle et cet espace dédié à André Dumontois, un enfant de Tracy-le-Mont, qui ont été dévoilés solennellement au cours d’une cérémonie voulue par la maire de Tracy-le-Mont.

Hélène Boulanger, présidente de l’ANACR-Oise a rendu hommage au comité Noyon et Est de l’Oise qui a réalisé cette restauration, à André Dumontois dont elle a rappelé la vie, arrêtée tragiquement à 42 ans, et au-delà de cet exemple glorieux, à tous les Résistants, qui partout en France, ont mené le même combat qu’ André Dumontois.

A Lamorlaye, la commémoration du 8 mai 1945, a réunie de nombreux citoyens et des élèves des écoles et du collège qui y ont participé avec des chants (La Marseillaise, Le Chant des Partisans et Le Chant des Marais) pour les écoliers et la lecture du poème de Robert Desnos « Sol de Compiègne » par deux collégiens.

Il y a eu trois allocutions:

  • celle de Monsieur Nicolas Moula, maire de Lamorlaye, qui a lu le message de Monsieur Sébastien LECORNU, ministre des Armées et de Madame Patricia MIRALLES, secrétaire d’Etat aux Anciens Combattants et à la Mémoire. A lire ICI
  • celle de Monsieur Jacques Pin, président de l’UMRAC (Union des Mutilés Réformés et Anciens Combattants) de Lamorlaye
  • celle de Lucienne Jean, au nom de l’ANACR-Oise :

Voir un autre article sur le 8 mai à Lamorlaye ICI

Jean-Pierre Besse et André Dumontois à l’honneur le 8 mai 2023

Le 8 mai prochain, l’ANACR-Oise sera présente un peu partout pour les cérémonies de commémoration de la fin de la Seconde Guerre mondiale en Europe. Comme d’habitude et avec, selon les cas, nos porte-drapeaux, des interventions, des fleurs ou simplement être là, avec l’idée d’honorer et de témoigner.

Mais il y aura parmi toutes les commémorations, deux qui seront particulièrement importantes :

  • l’une à Saint-Maximin honore le travail de Jean-Pierre Besse, son travail d’historien mais aussi son engagement à l’ANACR et la création de l’association Résistance60 (aujourd’hui reprise en charge par d’autres historiens avec le site résitance60.fr )
  • L’autre à Tracy-le-Mont honore l’engagement et le courage d’un grand Résistant, André Dumontois, en inaugurant la restauration d’une stèle rappelant son sacrifice et le dévoilement de la plaque « Espace Dumontois ». La restauration de la stèle a été une initiative du comité ANACR de Noyon et elle a été prise en charge par celui-ci.

Une journée d’étude a été organisée à Beauvais le 19 octobre 2022 en hommage à Jean-Pierre Besse et nous en avons bien sûr fait l’annonce et le compte-rendu sur ce blog : à lire -ou relire- pour se souvenir de l’immense travail accompli par Jean-Pierre Besse pour mieux connaître et faire connaître l’histoire de la Résistance dans notre département.

A lire également la présentation qu’en propose le site resistance60 héritier et continuateur du travail de Jean-Pierre Besse.

Jean-Pierre Besse est décédé en 2012 et l’ANACR-Oise a publié deux plaquettes pour honorer sa mémoire :

  • le N°18- Émile Hérisson ® & Raymond Zerline ® : Hommage à Jean-Pierre Besse – publié en novembre 2012
  • le N°27- Collectif : Jean-Pierre, Toujours parmi nous – publié en décembre 2017

Et Jean-Pierre Besse a décrit le parcours héroïque d’André Dumontois dans le CDROM sur la Résistance dans l’Oise publié en 2003 (fiche 8001) et accessible sur le site Résistance60.fr. Un article est aussi consacré à André Dumontois dans le Maitron dont nous extrayons ceci :

dans le cimetière de Noyon – maitron.fr

« Il reçut à titre posthume la Légion d’honneur, le titre de commandant FTP et celui de lieutenant du réseau Jean-Marie. André Dumontois fut reconnu « Mort pour la France » (AC 21 P 176830) à titre militaire. Une stèle commémorative a été érigée à Tracy-le-Mont, dans l’espace André-Dumontois. Un monument a été élevé à l’entrée du cimetière de Noyon. « Sa famille , la ville de Noyon, le Comité A.N.A.C.R. ont érigé cette stèle à la mémoire du Capitaine André DUMONTOIS Résistant Mort héroïquement pour la France à Paris le 6 Juillet 1943 1902-1943 – Et voici l’océan de notre immense peine ». »

Le monument a été érigé par sa famille, la ville de Noyon et le comité ANACR ; « Et voici l’océan de notre immense peine » est une citation de La Prière de Charles Péguy en pèlerinage à Chartres « Étoile de la mer, nous naviguons vers Votre cathédrale » :

« Étoile du matin, inaccessible Reine,
Voici que nous marchons vers Votre illustre cour,
Et voici le plateau de notre pauvre amour,
Et voici l’océan de notre immense peine.

Une stèle a aussi été installée à Tracy -le Mont en 1996, et c’est elle qui a été restaurée à l’initiative du comité ANACR de Noyon er de l’est de l’Oise.

Jane et Raymond Hermann appartiennent au Front national et organisent, sous la direction d’André Dumontois, les premiers groupes armés devenus le détachement FTP Kellerman, dans la région de Thourotte. Ce groupe réalise les premières actions contre les troupes d’Occupation (sabotage à Baboeuf et Pimprez).

Fiche 7929 du CDROM La Résistance dans l’Oise – JP Besse

Le détachement Kellermann naît du groupe de Résistance constitué, à partir de l’automne 1940, dans la région de Noyon par André Dumontois, alias « Lucien ». Ce dernier en reste le responsable jusqu’à son arrestation à Paris en juillet 1943, date à laquelle le détachement disparaît.
Après les arrestations du 5 octobre 1941, Dumontois part quelque temps dans la Somme, puis reprend contact avec Armand Duvivier et Edmond Léveillé.
A partir de 1942, le détachement Kellermann dépend en théorie du Front national, dirigé à Thourotte par le couple Hermann chez qui Pierre Auzi rencontre André Dumontois.

Le détachement Kellermann a à son actif un certain nombre d’actions :

  • destruction des deux pylônes à haute tension au lieu-dit les « Fonds Gamets » à Beaulieu-les-Fontaines, dans la nuit du 1er au 2 juin 1943 ;
  • sabotage de la ligne téléphonique à Bichoire, commune de Guiscard, dans la nuit du 2 au 3 juillet 1943, un câble contenant quatre-vingt-quatorze fils et utilisé par l’armée allemande est sectionné le long du CD 128 ;
  • action contre l’aqueduc de Montmacq le 30 avril 1943 ;
  • démolition de l’observatoire du plateau d’Attiche entre Ribécourt et Cannectancourt ;
  • et surtout le déraillement de Pimprez dans la nuit du 23 au 24 février 1943, à 1h15, au point kilométrique 98 700 à un kilomètre au nord-est de la gare de Ribécourt, un train de permissionnaires allemands déraille. Il y a vingt huit morts selon les résistants, six tués et vingt-trois blessés selon les rapports officiels ;
  • et celui de Baboeuf, dans la nuit du 8 au 9 mai 1943, le train de voyageurs D23, Paris-Berlin, déraille au point kilométrique 111 250 à Béhéricourt. Il y a plusieurs blessés (deux à quatre selon les sources).

Ce groupe travaille en relation étroite avec le réseau Jean-Marie Buckmaster. André Dumontois appartient aux deux organisations et André Pons a confirmé la présence d’hommes appartenant à ces deux organisations à Pimprez, Baboeuf et au parachutage de Champlieu. Des armes sont d’ailleurs destinées au groupe de Dumontois qui les a fait transporter le 20 juin 1943.

Fiche 8317 du CDROM La Résistance dans l’Oise – JP Besse

André Pons est né en 1923 à Compiègne où ses parents sont boulangers. Il fréquente l’école nationale professionnelle de Saint-Etienne en 1939-1940, puis rentre à Compiègne après la défaite. Il est contacté, en avril 1943, par Marcel Ptchelinseff pour le réseau Jean-Marie et recrute des équipes pour le parachutage, le renseignement et le sabotage.

André Pons, alias « Ken », est en contact avec les FTP du détachement Kellermann dont le chef, André Dumontois, est aussi membre du réseau Jean-Marie. Il collabore aussi avec le mouvement Résistance. Il crée le groupe Bleuets dont les membres participent au parachutage de Champlieu, dans la nuit du 14 au 15 juin 1943.

En juillet 1943, le réseau Jean-Marie est démantelé sur l’Oise. André Pons, qui est alors en mission à Paris, échappe à l’arrestation, mais son frère (Robert, né le 30 mai 1921 à Meaux) et son père (Régis, né le 20 avril 1896 en Haute-Loire) sont arrêtés. Son père est relâché quelques jours plus tard, son frère en janvier 1944. André Pons est par la suite envoyé dans le centre de la France comme agent de renseignement du réseau Jean-Marie. Il est en particulier chargé de rechercher des terrains de parachutage.

A la Libération, revenu dans l’Oise, André Pons s’engage. Il quitte l’armée en septembre 1945.

Fiche 7950 du CDROM La Résistance dans l’Oise – JP Besse

30 avril 2023 : journée nationale d’hommage aux héros et victimes de la déportation

L’ANACR-Oise s’associe à l’hommage aux héros et victimes de la déportation publié dans son numéro d’avril par « Le Patriote résistant », journal de la Fédération Nationale des Déportés et Internés, Résistants et Patriotes (FNDIRP) :

« Le nombre de déportés de France dans les camps de concentration ou d’extermination nazis au cours de la Seconde Guerre mondiale est estimé à plus de 150 000 personnes, dont des victimes de mesures de répression (principalement des politiques et des résistants) et des mesures de persécution (près de 75 000 juifs et tziganes). Au total, plus de 100 000 déportés partis de France disparaissent. Avec la libération des camps, puis le retour des premiers survivants, le monde entier mesure l’ampleur de la Déportation et de son horreur.

Dès le début des années 1950, les anciens déportés et les familles de disparus expriment le souhait de voir inscrire, dans le calendrier des commémorations nationales, une date réservée au souvenir de la Déportation. C’est ainsi que la loi du 14 avril 1954 consacre le dernier dimanche d’avril au souvenir des victimes et des héros de la Déportation. Cette date est retenue en raison de la proximité avec l’anniversaire de la Libération de la plupart des camps, sans se confondre avec aucune fête ou célébration, nationale ou religieuse, existante. » (www.defense.gouv.fr)

Voir aussi sur le site de Chemins de mémoire un rappel historique et le texte de la loi de 1954: cliquer ICI

Pour approfondir le thème 2022-2023 du Concours National de la Résistance et de la déportation

Raymond Zerline, ancien -très jeune- Résistant (il avait 14 ans le 11 novembre 1940 quand il a participé à sa première action) a été président de notre association de 1985 à 2017 continue à participer au travail de mémoire et à aider les participants au Concours National de la Résistance et de la Déportation (CNRD) dans les départements de Charente maritime et de Dordogne, région où il s’est installé après avoir quitté l’Oise.

Cette année, le thème du CNRD est : L’Ecole et la Résistance, des jours sombres au lendemain de la Libération

A partir de ses interventions dans le cadre du CNRD, il a rédigé pour un texte qu’il nous a envoyé et que nous vous présentons ici : il sera certainement utile à tous ceux qui travaillent pour le Concours :

Autour du Concours National de la Résistance et de la Déportation : exposition, lecture commentée, films…

Michel Le Drogo animera, avec un autre membre du Comité d’Entente des associations issues de la Résistance et la Déportation, la lecture du livre de Jacques Lusseyran le 3 mars. Michel a aussi été sollicité pour animer, le 4 mars, l’échange sur le film L’affiche rouge.

Encore le 3 mars en début d’après-midi, et toujours à Beauvais, le cinéma CGR organise une projection du film de Louis Malle Au revoir les enfants ; cette projection sera suivie d’un temps d’échanges avec les spectateurs. Le CGR est au16, rue Correus, à Beauvais.

Si vous souhaitez qu’une de ces animations autour du Concours National de la Résistance et de la Déportation se passe plus près de votre établissement, voire dans votre établissement, n’hésitez pas à nous le dire : nous transmettrons votre message au Comité d’Entente !

C’était le 24 janvier 1943 : il y a quatre-vingt ans…

De tous les convois de la déportation partis de France, un seul emmena des femmes Résistantes vers Auschwitz :c’est le « convoi des 31 » : car pour les matricules des femmes de ce convoi (dont seules les femmes sont envoyées à Auschwitz) commencent par 31.

Parmi les prisonnières Charlotte Delbo (matricule 31661), Marie Paule Vaillant-Couturier (matricule 31685), Danielle Casanova (matricule 31655), Hélène Solomon-Langevin (matricule 31684) … et Charlotte Decocq (matricule 31756), la seule domiciliée dans l’Oise. Dans ce convoi « Nuit et Brouillard », 1446 hommes, 230 femmes, tous et toutes Résistants ; 230 femmes, dont 119 étaient communistes ou proches du PCF ; 230 femmes dont 49 sont rentrées.

« Le matin du 24 janvier 1943, il faisait un froid humide d'île de France, avec un ciel bas et des traînées de brume qui s'effilochaient aux arbres. C'était dimanche et il était tôt. En entrant dans la ville, nous avons vu quelques passants. Les uns promenaient leur chien, les autres se hâtaient. Peut-être allaient ils à la première messe. Ils regardaient à peine les camions dans lesquels nous étions debout. Nous chantions et nous criions pour les faire au moins tressaillir : "Nous sommes des Françaises. Des prisonnières politiques. Nous sommes déportées en Allemagne". »

Ainsi débute le livre de Charlotte Delbo Le convoi du 24 janvier paru en 1965 aux Éditions de Minuit.

Ce 24 janvier 1943, il y a 80 ans, Charlotte Dauriat, épouse Decocq est de celles qui chantent et crient dans un camion. Elle a 32 ans ; elle a 2 enfants ; elle est ouvrière chez Brissonneau à Montataire depuis ses 13 ans ; elle est mariée à un camarade de travail Georges, un des premiers responsables des groupes armés constitué par le PCF, d’où sortiront les FTP ; elle est arrêtée en octobre 1942, d’abord transférée au fort de Romainville puis la veille du départ à Royallieu.

Enregistrée sous le matricule 31756 à Birkenau, elle est connue pour sa bonne humeur et son entrain. Elle est transférée à Ravensbrück le 15 août 1944, de là à Mauthausen le 2 mars 1945. Elle a été tuée par un bombardement à Amstetten, à la gare de triage où les déportées étaient employées à déblayer les voies et combler les trous d’obus : le 21 mars 1945, à un mois de la Libération du camp ; en même temps qu’une autre déportée du même convoi, native de Pont-Sainte-Maxence : Olga Méru épouse Melun.
Dans ce convoi dit des 31000, une autre native de l’Oise, Hélène Vervin, épouse Castera, née à Chiry-Ourscamp où une allée porte son nom.

Se souvenir d’elles et de leurs camarades de Résistance c’est rendre hommage à leur courage. C’est aussi saluer toutes les femmes qui se lèvent encore aujourd’hui pour combattre l’arbitraire qui tente de les faire taire.

Le 27 janvier, journée de la mémoire des génocides et de la prévention des crimes contre l’humanité, une cérémonie se déroulera au Mémorial de Royallieu à Compiègne : l’ANACR-Oise a été invitée et sera représentée par Françoise Vincent.

Entre 1942 et 1944, 42 000 personnes ont été déportées depuis le camp de Royallieu. Le parcours qu’ils empruntaient à pied, jusqu’à la gare de Compiègne, est désormais symbolisé par 150 clous en bronze implantés dans le sol. L’ANACR-Oise était invitée à cette inauguration et Hélène Boulanger était présente. Avec les autres participants, elle a refait ce chemin, près de trois kilomètres, avec beaucoup d’émotion.

Paroles de Résistants et de déportés : une conférence ce samedi à Compiègne

Nous venons d’apprendre que la Société d’histoire moderne et contemporaine de Compiègne organise une conférence ce samedi qui pourrait intéresser ceux qui « suivent » ce blog :

Samedi 21 janvier à 15h,

bibliothèque municipale Saint-Corneille, salle Le Chatelier

Paroles de Résistants et de déportés d’après des interviews filmées inédites par Marc Tavernier, documentaliste

Il n’est pas nécessaire de s’inscrire.

Marc Tavernier a réalisé, en 2009, un film sur le camp de Royallieu et il a ensuite enregistré les témoignages des Résistants et Déportés venant au Mémorial ! Au cours de cette conférence, il présentera certains de ces films.

Un travail de mémoire au long cours, d’autant plus précieux qu’aujourd’hui, ces témoins (on devrait dire « ses témoins ») sont disparus…

Un travail de mémoire au long cours, d’autant plus précieux qu’aujourd’hui, tous ses témoins sont disparus…

Le 14 janvier, de 14h à 19h, salle Saint-Nicolas à Compiègne : découvrez la Palestine par sa culture et son histoire

A l’occasion de son 2ème anniversaire, l’association Sunbula vous invite à partager un moment solidaire et culturel intitulé « Balade en Palestine » pour « découvrir la Palestine par la porte culturelle » et « vivre et transmettre l’énergie du peuple palestinien ». Un double objectif entre culture et combat politique qui est partagé par l’ANACR-Oise (comme l’ANACR Nationale) qui soutient la cause palestinienne, pour le respect des accords signés et pour le respect de la vie du Peuple Palestinien.