Se souvenir … de la fusillade des Kroumirs (15 août) et d’Odette Sauvage (6 au 31 août)

Le jeudi 15 août 2019 à 10h30 à la ferme des Kroumirs, route de Villers-sur-Trie à Trie-Château, aura lieu la commémoration de « la fusillade des Kroumirs » où des fermiers de Trie-Château et des résistants et patriotes du maquis de Ronquerolles furent fusillés par les SS. Cette cérémonie est, chaque année, un moment très émouvant qui réunit beaucoup d’associations et aussi d’habitants de la région.

Dans la région de Chambly, c’est le détachement FTP Patrie qui agit à partir d’avril 1942 ; en 1944 il travaille dans le cadre des FFI avec le mouvement Défense de la France de Philippe Viannay et un autre détachement FTP An II. Ils mènent de nombreuses actions à partir du 6 juin 1944 pour ralentir l’armée allemande : le mouvement Défense de la France est basé dans la ferme des Tuileries à Ronquerolles, les détachements FTP sont dans une grotte à Courcelles. A la suite d’une dénonciation, le 19 juin, le maquis de Ronquerolles  est attaqué par près de 1000  soldats allemands ; les détachements FTP de Courcelles viennent les aider mais le combat est inégal : il y aura 3 maquisards tués au combat, 1 maquisard abattu et 15 faits prisonniers : 11 seront torturés puis fusillés dans le bois de Cassan et 2 seront déportés. Les autres maquisards ont réussi à s’échapper. Le 12 août 1944 le détachement FTP Patrie installe un maquis à Trie-Château dans la ferme des Kroumirs avec 6 hommes rescapés de Ronquerolles qui reprennent les sabotages. Mais le 14 août les Allemands encerclent la ferme : les 6 maquisards qui ont caché leurs armes sont faits prisonniers. Les Allemands découvrent ensuite les armes et fusillent sur place le fermier et ses deux commis. Les prisonniers tentent de s’échapper : 1 seul réussira ; 4 seront tués et 1 sera déporté.

C’est cet épisode des combats de la Résistance dans notre région qui est évoqué, le 20 juin à L’Isle-Adam et à Belle-Eglise et le 14 août à Trie-Château… A Ronquerolles, 10 des maquisards tués avaient entre 23 et 27 ans ; Corentin Quideau qui commandait le détachement An II  avait 48 ans …

Participer avec ses enfants ou ses petits-enfants à cette commémoration (comme à beaucoup d’autres) est une excellente occasion de leur faire découvrir l’engagement de ces souvent très jeunes hommes (et femmes : les 2 agents de liaison qui ont averti les FTP de Courcelles étaient 2 femmes ) qui ont choisi de défendre la liberté fusse au prix de leur vie.

Du 6 au 31 août, c’est la Résistante Odette Sauvage qui sera à l’honneur à Clermont de l’Oise avec une exposition à l’Espace Séraphine Louis, 11 rue du Donjon :

odettesauvage-aout2019.jpg

Henri Barbusse et les pacifistes dans l’Oise: conférence le 29 juin à 15h à Chantilly

 

SAMEDI 29 JUIN 2019 à 15h

dans la salle des conférences de la mairie de Chantilly – Entrée libre

Après la Grande Guerre, Henri Barbusse et les mouvements sociaux dans l’Oise vus au travers des rapports de police

par Philippe Lamps

C’est la 3ème des conférences des Cahiers de Chantilly  autour de leur N°11 dans lequel Philippe Lamps a publié « Barbusse et l’Oise pacifiste » un article montrant bien toute l’activité des mouvements pacifistes de l’Oise au travers de journaux libertaires comme Le Franc Parleur ou Germinal et au travers aussi des rapports de police : une police qui est sur les dents et toujours à l’affut de la plus petite manifestation en faveur de la PAIX. Il faut croire que la paix faisait plus peur que la guerre !

Henri Barbusse qui vient souvent travailler dans sa maison à Aumont -en-Halatte, se bat sans relâche pour la paix.

  • En fondant, dès novembre 1917, l’ARAC Association Républicaine des Anciens Combattants.
  • Et en 1919, il crée le collectif Clarté avec -entre autres- son ami Pau Vaillant-Couturier « Pour la paix dans un monde juste ».
  • En impulsant au niveau international les luttes pour la Paix et contre le fascisme : en 1932, avec Romain Rolland il organise le Congrès d’Amsterdam, avec Aragon il crée l’Association des écrivains et artistes révolutionnaires. En  1933, il participe au Congrès mondial contre la guerre et le fascisme dit Amsterdam-Pleyel.

Barbusse est aujourd’hui connu pour son magnifique témoignage LE FEU, Journal d’une escouade, qui parut sous forme de feuilleton dans le quotidien L’Œuvre  à partir du 3 août 1916, puis intégralement à la fin novembre 1917 aux éditions Flammarion, recevant la même année le pris Goncourt : deux ans avant la fin de la guerre ! Les Cahiers de Chantilly ont analysé, toujours sous Laplume de Philippe Lamps, dans leur N°9 un carnet inédit d’Henri Barbusse : « Le carnet d’Henri Barbusse : Enfer, Feu, Clarté »

« Enfer », du titre d’un premier succès de Barbusse avec un roman un peu esthétisant écrit en 1908 ; « Clarté », du titre d’autre roman de Barbusse, écrit en 1919, qui décrit la profondeur de l’onde de choc que fut la Grande Guerre :  « Je suis revenu des régions des sacrifices humains prématurément vieilli et physiquement malade, mais aussi malade du désir de faire quelque chose d’utile à la cause de tous » ; est-ce Simon, le héros du roman qui parle ? Est-ce Barbusse?

11h à Nogent-sur-Oise, 17h30 à Angicourt, 20hà Chantilly : une belle Journée nationale de la Résistance pour l’ANACR-Oise

L’ANACR-Oise a bien célébré la Journée nationale de la Résistance 2019 !

En participant à l’hommage rendu à deux grands Résistants de l’Oise, Marcel Deneux et Lucienne Fabre-Sébart et en organisant la projection d’un film sur le groupe Manoukian « Arsène Tchakarian, mémoire de l’affiche rouge ».

D’abord à Nogent-sur-Oise pour une belle cérémonie en hommage à Marcel Deneux : nous avons avec la municipalité de Nogent-sir-Oise remis en état sa tombe et le 27 mai nous nous sommes retrouvés au cimetière :

Le maire de Nogent-sur-Oise a lu le message de Geneviève DARRIEUSSECQ, secrétaire d’Etat auprès de la ministre des Armées :

Il est des journées qui font l’histoire d’une Nation, qui nourrissent son espérance et bâtissent son avenir. Le 27 mai 1943, dans Paris occupé où flottait la bannière à croix gammée, le Conseil National de la Résistance tenait sa première réunion. POUR LIRE LA SUITE, MERCI DE CLIQUER ICI

Voici ce qu’Alain Blanchard a dit ensuite, au nom de l’ANACR-Oise :

Nous sommes réunis en ce lieu pour rendre hommage à un grand homme, un Résistant qui durant la seconde guerre eu l’immense courage de « vivre à en mourir » :

Marcel Deneux.

Cet hommage nous le rendons alors que notre pays consacre la journée d’aujourd’hui, comme chaque année, le 27 Mai depuis 2014,  à la mémoire de la Résistance.

Rappeler, comme nous y invite la loi instituant la Journée Nationale de la Résistance, plus particulièrement dans les établissements scolaires, les valeurs humanistes, démocratiques et patriotiques qui inspirèrent le combat de la Résistance, s’inscrit dans le travail et devoir de mémoire à l’égard de celles et ceux qui ont combattu, et souvent sont tombés pour la Liberté, victimes de la répression de l’envahisseur et du régime félon dit de l’Etat Français.

Marcel DENEUX fut de ceux-là.

Né le 23 juin 1907 à Breuil-le-Vert, il avait 32 ans lorsqu’il s’engage dans la Résistance, dès 1940. POUR LIRE LA SUITE, MERCIDE CLIQUER ICI

En fin d’après-midi c’est à Angicourt, dans la cour de l’école, au cours d’une très belle cérémonie, le respect, l’admiration et l’affection envers Lucienne Fabre-Sébart se sont exprimés : on dévoilait officiellement la plaque apposée sur le mur de l’école qui désormais porte son nom.

Cette date, celle de la Journée nationale de la Résistance n’a pas été choisie par hasard : c’est certainement celle qu’aurait voulu Lucienne Fabre-Sébart et Monsieur Delagrange, maire d’Angicourt, en a tenu compte.

La cérémonie qui s’est déroulée en présence des élèves et avec leur participation a réuni beaucoup de monde : des officiels bien sûr, conscients de l’importance de cet hommage rendu à une grande Résistante, de nombreux membres de l’ANACR-Oise, mais aussi, mais surtout, les anciens élèves qui avaient rencontré Lucienne Fabre-Sébart, les parents d’élèves et les citoyens d’Angicourt : tous connaissaient Lucienne qui avait choisi de vivre dans leur village depuis 1973.

 

C’est Céline Govaert qui, intervenant au nom de l’ANACR-Oise, a rappelé l’action inlassable de Lucienne pour faire comprendre aux enfants, des écoles aux lycées, la réalité quotidienne et l’importance historique de la Résistance. POUR LIRE SA DÉCLARATION, MERCI DE CLIQUER ICI

Avant elle, le maire, le sous-préfet, l’inspecteur d’académie, le député, le conseiller départemental ont chacun mis l’accent sur un des symboles incarnés par cette petite femme, aujourd’hui gravés dans le marbre sur le mur d’une de nos écoles communales. POU LIRE LE DISCOURS DU MAIRE, MERCI DE CLIQUER ICI

Ensuite, Hélène Boulanger, la vice-présidente de l’ANACR-Oise, entourée de ses sœurs est intervenue pour exprimer la fierté et la reconnaissance de sa famille et de l’ANACR-Oise. La cérémonie a fait une large place aux enfants qui ont interprété Le Chant des Partisans et La Marseillaise et ont lu des anecdotes racontées par Lucienne Fabre-Sébart dans 1940, J’ai choisi, ses souvenirs rédigés en 1978.

Enfin, à 20h au cinéma Elysée à Chantilly, en présence du cinéaste Michel Violet et d’une assistance pas assez nombreuse nous avons découvert un très beau film « Arsène Tchakarian, mémoire de l’affiche rouge » : beau d’un point de vue purement cinématographique car il va bien au-delà du documentaire didactique ou du film « de famille » ; beau par le sujet centré autour d’un personnage exceptionnel, Arsène Tchakarian, héros modeste, dévoué à la mémoire de ses camarades du groupe Manoukian ce qui n’interdit pas l’humour et une certaine distance. Un personnage qui va de commémorations en collèges à 100 ans ou plus., devenu pour sa ville, Vitry-sur-Seine, un plus qu’un symbole, une icône de la Résistance.

Affiche_rougeIl a appartenu au groupe de Missak Manouchian, un groupe formé avec des combattants de FTP-MOI (Francs-Tireurs et Partisans -Main d’Œuvre Immigrée) et intégré dans les Bataillons de la Jeunesse. Ce groupe aura mené, en 3 mois, plus de 100 actions militaires contre l’occupant et sera décimé en novembre 1943. Le film explique les problèmes de conscience de ces très jeunes gens amenés à tuer de sang-froid. Manouchian commandait à un groupe de plus de 60 FTP ; 23 ont été arrêtés et fusillés au Mont Valérien (sauf une femme décapitée en Allemagne) ; 10 de ces 23 ont été utilisés par les nazis dans l’Affiche rouge et le film analyse cette affiche qui « cherchait un effet de peur sur les passants ».

Le film s’attache au parcours d’Arsène Tchakarian et permet de mieux comprendre d’abord le génocide arménien de 1919 : les FTP-MOI sont nombreux à être arméniens. Pour Tchakarian, l’appartenance à cette communauté est essentielle tout au long de sa vie.

 

 

27 mai à Nogent-sur Oise, à Angicourt et à Chantilly

Mais auparavant quelques images de l’hommage solennel rendu à René Dumontois le samedi 25 mai à Noyon.

ET LUNDI 27 MAI dans le cadre de la Journée Nationale de la Résistance,

à 11h au cimetière de NOGENT-SUR-OISE 

Un hommage à Marcel Deneux dont la tombe vient d’être restaurée  à la demande de l’ANACR-Oise, par la municipalité et l’ANACR-Oise

 

à 17h30 à ANGICOURT

 Invitation-Mme FABRE Mairie27mai2019

Et à 20h à CHANTILLY

flyer-TCHAKARIAN-27mai

Maintenir vivant le souvenir de ceux qui ont su « vivre à en mourir »

Autant que possible, notre association se mobilise pour faire connaître la période de la Résistance et rendre ainsi hommage à tous ceux qui ont su se dresser contre l’occupant et le régime de Vichy : le plus grand hommage est de maintenir leur mémoire et d’apprendre aux jeunes générations leur courage leur détermination et leur sens politique

Le 25 mai à Noyon à 15h un hommage sera rendu à René Dumontois, un des plus jeunes Résistants de France :invitation25mai-Dumontois

Le 27 mai à 11h au cimetière de Nogent-sur-Oise hommage au grand Résistant Marcel Deneux dont la tombe vient d’être remise en état par la municipalité de Nogent-sur-Oise et l’ANACR

Le 27 mai à 17h, une cérémonie à Angicourt en hommage à Lucienne Fabre-Sébart : l’école où elle si souvent venue témoigner devant les plus jeunes va porter son nom Résistante qui a vécu toute la fin de sa vie à AngicourtInvitation-Mme FABRE Mairie27mai2019

 

Le 27 mai à 20h  en hommage aux martyrs  de l’affiche rouge qui présentait les dix résistants du groupe Manouchian comme des bandits avec la projection au cinéma Chantilly Elysée du film de Michel Violet Arsène Tchakarian, mémoire de l’affiche rouge ; après la projection du film un débat aura lieu entre le public et le réalisateur. Pour lire le dossier de presse, merci de cliquer ICI

Les 10 résistants étrangers figurant sur l’Affiche rouge font partie des 23 FTP-MOI (groupe FTP formés avec l’organisation de la Main-d’œuvre Immigrée) jugés et condamnés à mort par un tribunal militaires allemand dans la semaine du 15 au 18 février 1944. Le verdict tombe le 21 février au matin et, le jour même, tous sont fusillés au Mont-Valérien, à l’exception de la Hongroise Olga Bancic, qui sera décapitée à Stuttgart le 10 mai 1944.

123_273

Missak Manouchian, qui dirigeait le groupe de partisans avait 44 ans. 6 sur 23 avaient moins de 20 ans.

Le poème écrit par Aragon en 1956 a été chanté par de nombreux artistes ; c’est Léo Férré qui a créé la chanson « L’Affiche rouge »

Vous n’avez réclamé ni gloire ni les larmes
Ni l’orgue ni la prière aux agonisants
Onze ans déjà que cela passe vite onze ans
Vous vous étiez servis simplement de vos armes
La mort n’éblouit pas les yeux des Partisans

Vous aviez vos portraits sur les murs de nos villes
Noirs de barbe et de nuit hirsutes menaçants
L’affiche qui semblait une tache de sang
Parce qu’à prononcer vos noms sont difficiles
Y cherchait un effet de peur sur les passants

Nul ne semblait vous voir Français de préférence
Les gens allaient sans yeux pour vous le jour durant
Mais à l’heure du couvre-feu des doigts errants
Avaient écrit sous vos photos MORTS POUR LA FRANCE

Et les mornes matins en étaient différents
Tout avait la couleur uniforme du givre
A la fin février pour vos derniers moments
Et c’est alors que l’un de vous dit calmement
Bonheur à tous Bonheur à ceux qui vont survivre
Je meurs sans haine en moi pour le peuple allemand

Adieu la peine et le plaisir Adieu les roses
Adieu la vie adieu la lumière et le vent
Marie-toi sois heureuse et pense à moi souvent
Toi qui vas demeurer dans la beauté des choses
Quand tout sera fini plus tard en Erivan

Un grand soleil d’hiver éclaire la colline
Que la nature est belle et que le cœur me fend
La justice viendra sur nos pas triomphants
Ma Mélinée ô mon amour mon orpheline
Et je te dis de vivre et d’avoir un enfant

Ils étaient vingt et trois quand les fusils fleurirent
Vingt et trois qui donnaient le cœur avant le temps
Vingt et trois étrangers et nos frères pourtant
Vingt et trois amoureux de vivre à en mourir
Vingt et trois qui criaient la France en s’abattant

Louis Aragon (1897 – 1982)
Le Roman Inachevé, 1956

Autour du 27 mai, Journée nationale de la Résistance

Juste avant mais dans la perspective de cette Journée Nationale de la Résistance, le 25 mai à Noyon un hommage sera rendu à René Dumontois, un des plus jeunes Résistants de France :

invitation25mai-Dumontois

DUMONTOIS René Page N°1-RDUMONTOIS René Page N°2-R

René Dumontois a rédigé en 2008 ses Souvenirs de Résistance dans la plaquette N°10 de l’ANACR

Le 27 mai, Journée Nationale de la Résistance, il y aura trois points forts pour l’ANACR-Oise :

  • à 11h : une cérémonie aura lieu au cimetière de Nogent-sur-Oise pour rendre hommage au grand Résistant Marcel Deneux dont la tombe vient d’être remise en état par la municipalité de Nogent-sur-Oise et l’ANACR
  • à 17h : une cérémonie à Angicourt où l’école va porter le nom de Lucienne Fabre-Sébart, Résistante qui a vécu toute la fin de sa vie à Angicourt

Invitation-Mme FABRE Mairie27mai2019

  • à 20h  : la projection au cinéma Chantilly Elysée du film de Michel Violet Arsène Tchakarian, mémoire de l’affiche rouge ; après la projection du film un débat aura lieu entre le public et le réalisateur. Pour lire le dossier de presse, merci de cliquer ICI
    flyer-TCHAKARIAN-27mai

Enfin voici un petit retour sur le  8 mai

Alain Blanchard a participé à la cérémonie de commémoration à Montataire. A Lamorlaye, l’Anacr-Oise, représentée par Lucienne Jean, a participé à la cérémonie de commémoration en  déposant des fleurs au monument aux morts et en faisant une courte intervention qui reprenait des souvenirs de Lucienne Fabre-Sébart sur le rôle des femmes, la conscience des enfants et la Libération de Paris.

Et quelques photos de la Fête de la Paix le 12 mai à Montataire où nous avons tenu un stand ANACR avec l’exposition sur le Conseil National de la Résistance dont on célèbre  cette année le 75ème anniversaire !

 

 

 

La fête de la Paix le 12 mai, la Journée Nationale de la Résistance le 27 mai

fdp-2019-flyer-vf-rfdp-2019-flyer-vf-v

L’ANACR aura un stand à la Fête de la Paix qui aura lieu de dimanche 12 mai à Montataire : vous pourrez y voir  l’exposition sur le CNR et son programme dont nous fêtons le 75ème anniversaire cette année. Nous vous attendons nombreux et vous pouvez participer à la vie du stand de l’ANACR.

Le 27 mai, Journée nationale de la Résistance,  nous honorerons la mémoire de Marcel Deneux, grand Résistant Nogentais, mort en déportation, au cimetière de Nogent-sur-Oise à 11 heures, et le soir le groupe scolaire d’Angicourt prendra le nom de Lucienne FABRE SEBART à 17H30.

Vous pouvez télécharger l’ensemble du MESSAGE POUR LA JOURNEE DE LA RESISTANCE, de la  Présidence nationale de l’ANACR,     Cécile ROL-TANGUY,    Grand officier de la Légion d’Honneur, Grand’Croix de l’Ordre National du Mérite et Pierre MARTIN,  Chevalier de la Légion d’Honneur

      Il y a 75 ans, en ce 27 mai 1944, notre pays était à la veille d’un événement majeur de son histoire contemporaine : dix jours plus tard, le 6 juin, sur les plages de Normandie commençait le débarquement allié, Américains, Britanniques, Canadiens mais aussi Français du commando Kieffer ou des SAS, allaient entamer le combat libérateur de la France, depuis 4 ans sous le joug de l’occupation nazie secondée par le régime collaborateur pétainiste. Pour lire la suite, merci de cliquer ICI

 

Ce dimanche à Carlepont, hommage à Suzanne GOURDIN-PICHARD, grande Résistante

Une cérémonie officielle a eu lieu à Carlepont l’occasion de la Journée nationale des Déportés, le dimanche 28 avril 2019 pour rendre hommage à une grande dame de la Résistance, une grande dame de Carlepont :  Suzanne GOURDIN-PICHARD qui fut résistante dans le département de l’Aisne, arrêtée le 14 juillet 1944 et déportée en Allemagne, dans le camp de Birkenau et qui habitait à Carlepont.

La municipalité de Carlepont avec l’accord du conseil d’école et de la famille a donné son nom à l’école du village.

Suzanne GOURDIN-PICHARD était membre du comité de Noyon de l’ANACR. Elle est décédée en 2017.

Alain Blanchard, président de l’ANACR-Oise, Hélène Boulanger, vice-présidente et son mari Gil, Christian Alizard qui portait notre drapeau, le trésorier du comité de Noyon étaient présents à la cérémonie.

IMG_2427 Page 27


Page 27

Le directeur de l’école Mr Jean Marie Lelong, l’inspectrice de circonscription académique et le Maire ont prononcé des discours que nous espérons pouvoir mettre prochainement en ligne.

Voici ce que disait le Maire de Carlepont Patrice Argier lors de la cérémonie des vœux de sa commune pour l’année 2019 :

« Et parce que leur futur s’appuie sur notre passé, après le travail accompli sur le devoir de mémoire au titre du Centenaire 14-18, les élus ont proposé aux membres du conseil d’école de donner le nom de Suzanne GOURDIN-PICHARD à notre groupe scolaire, en hommage à cette grande dame de Carlepont, résistante, arrêtée le 14 juillet 1944 et déportée en Allemagne, dans le camp de Birkenau. La famille a donné son accord et le conseil municipal a entériné cette proposition lors de la réunion du 6 décembre. Des rencontres auront lieu avec les différentes classes pour que les élèves puissent découvrir le rôle joué par Mme PICHARD lors de la Seconde Guerre Mondiale.« 

Suzanne GOURDIN-PICHARD avait participé au travail de la Compagnie Souffler n’est pas jouer et de Pierre Soullard : elle a été , avec Michèle Agniel-Moet, Lucienne Fabre-Sébart et Jeanne Cailleux-Baduel,   une des 4 Résistantes dont le témoignage a permis de construire le livre et le spectacle Les femmes Aussi 

Et voici la courte biographie publiée dans « Les femmes aussi et le plan du témoignage enregistré sur le CD qui accompagne le livre :

pichard1-R pichard2-R

Rappelons que le 27 mai c’est la commune d’Angicourt qui rendra à son tour hommage à Lucienne Fabre-Sébart, habitante d’Angicourt décédée en 2018, en donnant son nom à l’école du village.

 

Le 9 avril conférences d’Emile Hérisson et Françoise Vincent à Compiègne et retour sur les activités de mars…

Le mardi 9 avril, la maison de retraite « TIERS TEMPS » de Compiègne a organisé un après-midi sur la Résistance avec deux conférences : l’une par Emile Hérisson, ancien jeune résistant dans la région de Compiègne et très récent résident avec sa femme Guillemette de la résidence qui a fait une conférence sur la Résistance en France de 1940 0 1944, l’autre par Françoise Vincent qui a fait la conférence sur les Femmes Résistantes dans l’Oise. Tous les deux sont adhérents de l’ANACR-Oise, Françoise étant notre responsable « Histoire ». et

Le directeur Monsieur Vergne, la responsable des activités Madame Christine Droissarp, l’adjoint au maire de Compiègne Monsieur Eric Verrier, pour la mairie, étaient présents ainsi que de nombreux membres de l’ANACR-Oise : Hélène Boulanger vice présidente Lucienne Jean, responsable à la communication, Véronique Decayeux, Patricia Susset, Gérard Nouyou… Le président de l’ANACR-Oise, Alain Blanchard, n’était pa sprésent, à son grand regret car pris par d’autres obligations. Et il y avait bien sûr les résidents de la maison de retraite venus nombreux à ces deux conférences.

Emile Hérisson avait prévu deux panneaux d’exposition sur la Résistance et des documents à consulter étaient aussi disponibles. Entre les deux exposés nous avons partagé un excellent goûter.

Une bien belle initiative qui démontre, s’il en était besoin, le dynamisme des « maisons de retraite » et le dynamisme indomptable de notre cher Emile qui nous a tenu en haleine 1h30 !

La conférence de Françoise Vincent s’appuyait avec brio sur la dernière plaquette de l’ANACR : Des femmes résistantes dans l’Oise, un travail réalisé par un collectif « ANACR3 dont bien sûr Françoise.

IMG_8060

Petit retour en arrière sur mars

PATRIM Panneau présentation, Expo photo patrimoine ANACR - Canopé[1]Du 8 au 29 mars 2019 : partenariat ANACR-Oise et Institut Universitaire de Tous les Ages Beauvais avec une exposition photographique sur les trois jours de libération de Beauvais fin août 1944 qui est restée une semaine dans le hall d’entrée de l’antenne universitaire provoquant l’intérêt des différents publics  qui fréquentent l’accueil de l’Université. (4 au 8 mars) et le vendredi 8 mars une conférence sur les femmes de l’Oise dans la Résistance en présence d’Hélène Boulanger, vice-présidente de l’ANACR-Oise et co-auteur de la plaquette de l’association sur le thème abordé, et  de Françoise Vincent , autre co-auteur , qui a proposé à l’auditoire un exposé complet et illustré de nombreux exemples et documents. Cette intervention très appréciée a laissé la place à un échange nourri avec la quarantaine de personnes présentes dont certaines avaient pu côtoyer les résistantes évoquées, ou avaient entendu évoquer autour d’elles ces engagements. Les travaux de recherche de l’ANACR ont suscité un intérêt certain dans le public des usagers de l’IUTA présents à cette occasion.

conférence GuillaumeVendredi 29 mars : une vingtaine de personnes ont suivi avec beaucoup d’intérêt une conférence sur le thème « Résistance et Art » animée par Michel Le Drogo, et Guillaume Lanussé. Tout d’abord, un exposé illustré l’images du film de Melville et de lecture d’extraits du roman de Kessel a comparé la vision et les choix affirmés  dans  deux œuvres artistiques qui ont donné une image forte de la Résistance française.  Puis, de façon complémentaire, Guillaume Lanussé a analysé le rôle de la fiction et les fonctions de la poésie chez deux auteurs résistants qui ont connu la déportation dans le camp de concentration  nazi de Buchenwald. Une expérience à prolonger notamment par un nouveau partenariat autour de l’exposition dans un autre quartier de Beauvais au dernier trimestre de  l’année.

Jeudi 21 mars :  une lecture publique du témoignage de Janina Hescheles – Altman que l’ANACR – Oise a mise plusieurs fois à l’honneur  depuis le 15 mars dernier (Beauvais , puis Pont – Sainte – Maxence) a été mise en scène devant trois classes de seconde du lycée Félix Faure de Beauvais , en présence d’Eitan Altman, fils de l’écrivaine israélienne âgée de 88 ans, témoin du génocide du ghetto de Lvov en Pologne orientale. Un échange empreint de grands moments d’émotion en hommage à cette Résistante par la littérature et le témoignage. Une occasion également d’évoquer l’universalité du combat pour les Droits de l’Homme et la richesse pour l’Europe de la pensée et de la culture juive qui a produit, grâce à deux juristes issus de la communauté juive polonaise et formés à Lvov , les concepts juridiques de « crime contre l’Humanité «  et de « génocide ». Ce projet – initié par l’association Solidarité et Fraternité Internationale par l’Art (SOFIA) –  a fait suite à un ciné-débat  pour honorer Janina Hescheles le 15 mars 2018 en partenariat  de SOFIA,  la Ligue des Droits de l’Homme de Beauvais et l’ANACR-Oise qui, aujourd’hui , se réjouit du succès  de  l’évocation de ce témoignage anti-nazi  le 21 mars à Beauvais .