Tous ensemble, soutenons le Musée de la Résistance et de la Déportation de Romans-sur-Isère !

Nous publions ci-dessous le message reçu fin août qui appelle à la défense du Musée de la Résistance et de la Déportation de Romans-sur-Isère et nous vous appelons à signer et à faire signer la pétition lancée par les responsable du musée.

Le lien est en fin de cet appel, que voici :

 » Lors de sa réunion du 18 août dernier, le comité local de l’ANACR Meillard-Le Montet (Allier) a décidé de proposer à l’ensemble de ses adhérents de manifester leur soutien au Comité de défense du Musée de la Résistance et de la Déportation de Romans sur Isère en signant la pétition demandant sa réouverture.

C’était un musée.

A l’origine des faits, la municipalité de la ville de Romans sur Isère a décidé de fermer le Musée de la Résistance et de la Déportation (le site Internet du Musée a aussi été fermé) et de transférer son contenu aux archives municipales. Il est aussi évoqué la « numérisation » du fonds et la constitution d’exposition itinérante…

Ce musée avait été créé en 1972 par trois associations (l’Association nationale des anciens combattants et ami(e)s de la Résistance ANACR, la Fédération nationale des déportés et internés, résistants et patriotes FNDIRP et les Pionniers du Vercors) avec une convention signée par la municipalité d’alors qui stipulait que « les fonds du musée sont la propriété intellectuelle des résistants, des déportés et de leurs descendants, et ne peuvent subir de modification sans accord préalable du conseil scientifique. ».

C’était un musée, DE LA RESISTANCE & DE LA DEPORTATION.

C’était un musée que la municipalité de Romans sur Isère a décidé de fermer en renvoyant son fonds aux archives municipales…

D’un passé, faisons table rase… Archives et musée se nourrissent du passé dans leurs racines communes ; les unes aux fins de sa conservation et l’autre avec l’ambition du partage, de l’enseignement des nouvelles génération… Dans le cas de figure, ce n’est pas le musée qu’on déménage, mais la mémoire de la Résistance qu’on écarte de la place publique.

« Un musée est une institution permanente sans but lucratif au service de la société et de son développement, ouverte au public, qui acquiert, conserve, étudie, expose et transmet le patrimoine matériel et immatériel de l’humanité et de son environnement à des fins d’études, d’éducation et de délectation. »

C’est la définition donnée par Le Conseil international des musées (ICOM), une organisation fondée en 1946 en lien avec l’ONU et l’UNESCO.

Cette définition ne suffirait-elle pas à mettre le patrimoine mémoriel de la Résistance à l’abri des volontés d’élus autrement que dans une démarche de promotion et de soutien à son développement.

L’argumentaire de la municipalité laisse pantois :

« La Seconde Guerre mondiale est terminée depuis plus de soixante-quinze ans. Les acteurs de ce douloureux conflit ont aujourd’hui disparu ou sont très âgés […]. Grâce à l’évolution extraordinaire de la techno­logie depuis vingt ans […], les élèves de 2021 ont maintenant à leur disposition des milliers de documents audiovisuels qu’ils peuvent exploiter en cours, avec leurs enseignants, seuls ou en groupe. »

L’argument aussi fallacieux que contestable d’un « renouvellement de l’approche de cette période historique » avancé par la municipalité laisse à penser que la mémoire de la Résistance pourrait supporter d’être réécrite ou même effacée par qui a la prétention d’en instrumentaliser l’usage. Celui de la modernisation d’un accès à l’information sur les canaux numériques interroge également. « Tous est désormais accessible sur Internet » … C’est aussi dans cet espace que l’accès à la connaissance est le plus problématique avec la propagation de contenus peu fiables et des démarches de recherche sans méthode assurée.

« On nous parle de numériser des fonds documentaires. La maire pense-t-elle vraiment qu’on peut numériser les fusils, la porte du wagon d’un train de marchandises dans lequel on entassait les résistants et les Juifs pour les envoyer dans les camps ? » s’indigne Gérard Monier, l’un des membres du conseil scientifique du musée de la Résistance. Il est par ailleurs fils du résistant Robert ­Monier, déporté au camp de concentration de Bergen-Belsen, qui fut l’un des fondateurs du musée…

La pétition lancée sur le site change.org par le Comité de défense et de développement du Musée de la Résistance en Drôme et de la Déportation a d’ores et déjà recueilli plus de 21000 signatures [ au 29 août – 21558 au moment de publier cet article].

La mémoire de la Résistance à l’occupation nazie et à la collaboration pétainiste de l’Etat Français au cours de la Seconde Guerre Mondiale n’est pas une simple carte postale de notre histoire expédiée d’un passé révolu. Elle est indissociable de la reconquête de la démocratie républicaine avec la Libération à laquelle elle a contribué aux côtés des forces alliées et de la France Libre, inscrite dans la lutte depuis les premiers jours de la guerre. Et, à ce titre, elle requiert des institutions républicaines et de toutes leurs instances un respect sans faille.

Tout ce qui peut porter préjudice à la mémoire de la Résistance porte atteinte aux valeurs qu’elle a défendu, la démocratie, les libertés politiques, les droits de l’homme. En effacer les traces ou en amoindrir la portée, prêter le flanc à l’insinuation révisionniste, toute complaisance opportuniste ne peut qu’encourager les vieux démons d’une bête immonde qui ressurgit aujourd’hui aussi bien en France qu’en Europe et trop d’autres endroits du monde.

La vigilance est de mise. Mais il ne suffit plus d’être spectateur d’une nouvelle descente aux enfers qu’on s’imaginerait toujours pour demain ; il est temps de s’engager pour la Paix, la Liberté, l’égalité et la justice dans une société plus fraternelle et coopérante de laquelle on aura expurgé les violences de l’individualisme et de la concurrence, de tous les ostracismes.

Pour signer la pétition MERCI de CLIQUER ICI« 

L’hommage de Thierry Morel à son père Paul Morel

Nous avons reçu les textes du témoignage du fils de Paul Morel et de l’intervention de Véronique Decayeux faite au nom de l’ANACR.

Avec sa permission nous publions aujourd’hui l’hommage du fils à son père et à l’homme qu’il fut :

« Chers Parents, Chers Amis, Mesdames, Messieurs,

Je tiens tout d’abord à remercier chaleureusement Monsieur le Maire de Clermont qui nous accueille dans ce bel hôtel de ville pour cette cérémonie.

Cérémonie du souvenir, réunion familiale… Notre assemblée, à la fois officielle et privée, est sans doute atypique. Mais comment dissocier le père, le résistant, l’élu ? Mon père n’a eu qu’une vie, longue certes, mais unique – dans tous les sens du terme.

Le second dilemme est : comment parler d’un homme qui a longtemps rechigné à parler de lui ?!

Je me suis permis, avec beaucoup de modestie, d’emprunter un effet de style à Georges Perec.

Je me souviens

Je me souviens des départs en vacances à quatre dans la Dauphine débordant de matériel de camping. A quatre, mon père, mes sœurs et moi, car il n’était pas question pour ma mère de s’écarter du jardin.

Je me souviens ne pas avoir pleuré à l’annonce de ta mort, moins parce que nous nous y attendions que parce que nous nous quittions sans regrets. Il y avait eu beaucoup de silences entre nous, mais l’essentiel avait été dit.

Je me souviens que ton chat occupait une place particulière dans la maison.

Je me souviens de la belote du dimanche en famille où tu n’essayais jamais de gagner. Je me souviens de la chasse aux escargots la semaine précédant la fête du village. Je me souviens d’une histoire de chasse au rhinocéros tellement condensée que seul toi et moi pouvions la comprendre.

Je me souviens que tu connaissais par cœur le tableau périodique des éléments de Mendeleïev.

Je me souviens que tu nous racontais avoir été chauffeur d’un marchand de bestiaux en 1938.

Je me souviens que, titulaire d’un CAP d’électricien, tu es devenu quelques années plus tard, au sein des Charbonnages de France, un spécialiste reconnu de la spectrographie de masse. Et que plutôt que d’expliquer ce qu’est cette discipline, tu me pardonneras de raconter cette anecdote :  à la fin des années 70, le hasard de nos activités professionnelles nous fait nous retrouver dès potron minet à la gare du Nord à Paris. Tu pars livrer les résultats d’une expertise à Strasbourg ou Bruxelles. Toi qui travaille en short tout au long de l’année, tu as souscrit au costume-cravate. Nous prenons le temps d’un café, et le temps de nous apercevoir que… tu as gardé tes pantoufles. Heureusement, nous faisons la même pointure…

Je me souviens que tu pouvais nager pendant des heures, et que tu as continué à faire des longueurs de bassin bien après 80 ans.

Je me souviens que la couleur de la peau ou la nationalité de tes interlocuteurs t’étaient indifférentes.

Je me souviens que dans ta vie professionnelle ou familiale, homme et femme étaient les deux faces d’une même pièce. Je me souviens avoir lu des messages de tes collaboratrices et collaborateurs qui louaient ton écoute, ta gentillesse, ta disponibilité.

Je me souviens que ta façon de répondre au téléphone donnait immédiatement envie de raccrocher. Je me souviens que tu étais aussi peu sociable que tu étais serviable, et je ne t’ai connu qu’un seul véritable ami.

Je me souviens que lorsque tu allais au cours du soir du CNAM à Paris, tu n’avais plus de train pour rentrer à la maison, et tu campais dans ton labo.

Je me souviens que notre mère n’aimait pas tes acrobaties aériennes et tu as laissé tomber le pilotage des avions de tourisme.

Je me souviens t’avoir vu convaincre ton interlocuteur qu’il existait bel et bien des tasses avec l’anse à droite, et des tasses avec l’anse à gauche. Je me souviens qu’un jour tu as volé – et caché – un rouleau compresseur lors de travaux au CERCHAR.

Je me souviens qu’après le décès de notre mère, nous sommes retournés en Italie à la rencontre des travailleurs saisonniers que vous souteniez pendant la saison des betteraves, et que tu as plus parlé en quelques heures que pendant les cinq jours du voyage.

Je me souviens que tu étais capable de manger une bourriche d’huitres sans le moindre verre de muscadet. Je me souviens que tu devais avoir 80 ans quand j’ai réussi à te faire goûter un armagnac et un cognac.

Je me souviens qu’on ne parlait pas de sentiments à la maison, mais je me souviens que j’ai eu une enfance choyée.

Je me souviens de ton infinie patience, de la tendresse avec laquelle tu as soigné, entouré, soutenu, accompagné notre mère pendant les longs mois où son esprit l’abandonnait peu à peu.

Je me souviens – en fait non, je ne me souviens pas, je découvre après ta disparition que tu as obtenu au CNAM un certificat de physique nucléaire dans le cours de Lew Kowarski qui fut avec Joliot Curie le père fondateur du nucléaire en France…

Je me souviens que tu as sillonné les routes sur un vélo que l’on qualifierait poliment de « vintage » aujourd’hui. Je me souviens d’avoir traversé avec toi, sac au dos, le Cantal sous une pluie froide, et l’Ardèche sous la canicule.

Je me souviens que jusqu’aux années 80 tu ne parlais jamais de la guerre. Et puis tu as compris qu’il devenait nécessaire de le faire – et tu as écrit le récit mémoriel « avoir 20 ans en 1939 ».

La pandémie qui obscurcit notre monde t’a été fatale – mais il serait vain de se cacher que tu en avais assez de voir tes forces te lâcher. Ce maudit virus nous a également empêché, pour des raisons sanitaires, de réaliser ton vœu d’être enterré avec ton drapeau.

Ce drapeau, nous le remettons aujourd’hui solennellement à l’Association nationale des Anciens combattants et Amis de la résistance. »

Cette remise de drapeau a été suivi de la Marseillaise chantée par la chorale de Clermont.

Nous publierons prochainement l’hommage de l’ANACR et celui de Madame le Maire d’Airion.

Un très bel hommage rendu à Paul Morel

Ce samedi 4 septembre la famille de Paul Morel et l’ANACR-Oise rendaient hommage à Paul Morel qui nous avait quitté le 6 janvier 2021 , à un moment où les règles sanitaires empêchaient de réunir…

Paul Morel est mort à 102 ans après une vie bien remplie et toujours tournée vers les autres qui a été évoquée par plusieurs intervenants : après son fils, la maire d’Airion a évoqué le conseiller municipal, le maire, le citoyen… Pour l’ANACR, Véronique Decayeux a montré son rôle dans la Résistance et son implication depuis les années 80 dans le travail de mémoire en particulier pour l’organisation du Concours National de la Résistance et de la Déportation.

Paul Morel a été très longtemps porte-drapeau. Il aurait voulu être enterré avec son drapeau mais cela n’a pas été possible : son fils a remis ce drapeau à Hélène Boulanger, présidente de l’ANACR-Oise qui l’a reçu avec l’émotion qu’on peut imaginer.

La cérémonie s’est déroulée à l’Hôtel de Ville de Clermont, dans la belle salle Fernel, où une exposition de grands portraits consacrés à des hommes et des femmes ayant œuvré pour la Paix formait un cadre en accord avec l’homme que nous évoquions.

Alain Blanchard avait organisé la cérémonie avec le concours de la ville de Clermont et a veillé à son déroulement en présence du maire de Clermont, d’une conseillère départementale, de la maire d’Airion et d’autres élus et de l’Onac, représentée par son directeur ; de nombreux proches et de nombreux membres de l’ANACR étaient présents pour ce très bel hommage. La chorale de Clermont a interprété La Marseillaise et le Chant des Partisans. La famille a réédité en la complétant de nouvelles illustration la plaquette que Paul Morel avait rédigée pour l’ANACR ; cette nouvelle édition et la plaquette de l’ANACR ont été offerts aux participants.

Nous mettrons en ligne dès que possible les différentes interventions qui ont permis d’évoquer le parcours exemplaire de Paul Morel, chevalier de la Légion d’Honneur, ancien maire d’Airion, Ancien Résistant (insigne FFI N°1356), membre de la Royal Air Force Escaping society et membre de l’ANACR-Oise dont il est président d’honneur.

Maurice Delaigue nous a quitté …

L’association des anciens combattants et ami(e)s de la Résistance, son comité départemental de l’Oise, ont la tristesse de vous annoncer la disparition de Monsieur Maurice DELAIGUE, le 27 aout 2021, à l’âge de 98 ans.

Originaire de la vallée du Rhône entre Dauphiné et chaîne du Pilat, il s’est engagé jeune dans la Résistance dans son secteur, puis il a été envoyé pour organiser les jeunes dans la Résistance, dans le Languedoc Roussillon jusqu’à la fin de la guerre.

Dans les années 1970, son travail l’a amené en région parisienne, Il s’est ’installé à Coye-La-Forêt en 1973 et il y a vécu jusqu’à son décès.

C’était un amoureux de l’écriture il a écrit une douzaine de livres, dont « Chronique d’un village de l’Oise au 20ème siècle : Coye-La-Forêt ».

Il était membre de l’ANACR de longue date, il a témoigné de sa Résistance. Il participait régulièrement aux réunions et assemblées générales avec enthousiasme et bonne humeur.

L’ANACR Oise présente ses sincères condoléances à ses enfants, petits-enfants, arrières petits- enfants, à tous les membres de sa famille et leur témoigne de ses sentiments de fraternité et de solidarité.

ANACR Oise, le 3 septembre 2021

Samedi 14 août, à 10h30 : commémoration à la ferme des Kroumirs, où des maquisards et le fermier qui les abritait furent abattus par les Allemands

Comme chaque année, le 14 août 1944 est commémoré sur les lieux mêmes où s’est produite la « fusillade des Kroumirs ». Ce jour là, les Allemands investissent la ferme des Kroumirs où des Résistants rescapés du Maquis de Ronquerolles près de Chambly avaient trouvé refuge.

Au cours du mois de mai et surtout à partir de juin 1944, les Allemands opèrent de très nombreuses arrestations qu’elles soient individuelles ou véritables rafles, massacrent, attaquent les maquis : Jean-Pierre Besse ( L’Oise, septembre 1940 – septembre 1944) note 11 arrestations en mai, 28 en juin, 48 en juillet, plus de 60 en août ; la rafle de Boulincourt le 17 juin, concernent 50 personnes, 20 seront arrêtées et déportées ; la rafle de Salency le 1er juillet concerne 32 personnes dont 6 seront relâchées et 9 déportées ; la rafle d’Anserville le 20 juillet concerne 21 personnes dont 2 seront arrêtées ; un massacre de civils a lieu à Troissereux le 16 (15 tués) puis le 18 août (6 tués), le 27 août à Andeville (16 fusillés) et à Châteaurouge (20 fusillés) ; le maquis de Ronquerolles près de Chambly est attaqué le 17 juin, le maquis des Usages près de Crisolles le 22 juin, celui de Rimberlieu le 28 août…

Pour relire l’histoire du massacre de la ferme des Kroumirs vous pouvez revenir au à notre article de juillet 2019 en cliquant ICI

La cérémonie se déroule sur le lieu même, dans ce qui fut la ferme des Kroumirs , route de Villers-sur-Trie à Trie-Château.
Le rendez-vous est à 10h30 et la cérémonie commencera à 10h45 ; l’ANACR-Oise y sera présente.

Journée nationale de la Résistance au collège des Bourgognes à Chantilly

Pour commémorer le 27 MAI 2021, Mathilde Marguerit, professeur d’histoire, adhérente à l’ANACR a invité Hélène Boulanger à témoigner sur la Résistance de sa maman Lucienne Fabre-Sébart au collège des Bourgognes à Chantilly.

Mathilde a créé une superbe exposition sur la Résistance des femmes à partir de la plaquette ANACR sur la Résistance des Femmes dans l’Oise (N°28) et d’autres publications. Le Président du Souvenir Français a contribué à la réalisation de cette exposition.

 Compte tenu de la situation sanitaire, Mathilde en accord avec Madame Valérie Quéric principale du collège, n’a pu organiser cette rencontre que le vendredi matin 28 mai dans la salle du CDI géré par Juliette Maingon, de 9h40 à 12h.

Hélène a souhaité être accompagnée de Françoise Vincent professeur d’histoire en retraite, responsable du département histoire à l’ANACR Oise.

« C’est la première fois qu’elle était sollicitée pour transmettre la Résistance de sa maman et elle était stressée et très émue de lui rendre cet hommage.

Les élèves de deux classes de 6ème ont participé à cette rencontre : très studieux, à l’écoute attentive de leur professeur, du témoignage d’Hélène et des précisions historiques de Françoise. Ils ont travaillé toute l’année sur le thème des femmes et de l’égalité filles-garçons.

De très nombreuses questions ont été posées sur la personnalité de Lucienne Fabre, pourquoi cet engagement si jeune, pourquoi a-t-elle travaillé à l’âge de 13 ans en usine, et qu’a-t ’elle fait pendant près de quatre ans et demi de guerre.

Et après la guerre elle a fondé une famille, elle a eu cinq enfants : est-ce qu’elle a parlé de sa Résistance, et à quel moment ? Est-ce qu’elle a témoigné dans des écoles ?

Est-ce qu’elle a reçu des honneurs, des remerciements ?

Au cours de cette rencontre Madame Isabelle Wojtowiez maire de chantilly accompagnée Madame Nicole Vacher en charge de la jeunesse au sein du conseil municipal, sont venues nous saluer et ont assisté à la rencontre avec la deuxième classe de 6ème.

Cette rencontre s’est terminée par une minute de silence à la Mémoire de Lucienne devant la porte de la classe d’histoire du collège qui porte le nom de Lucienne Fabre-Sébart.

L’ANACR Oise remercie chaleureusement Mathilde Marguerit pour le travail qu’elle réalise chaque année pour la transmission de la Mémoire de la Résistance, remercie la Principale du collège et madame la maire de Chantilly de leur présence .

Hélène remercie tout particulièrement Mathilde pour la reconnaissance de la Résistance de Lucienne qu’elle a bien connue, et son invitation à témoigner et remercie Françoise Vincent d’avoir été présente à ses côtés.

Hélène Boulanger Fabre

Présidente ANACR Oise

27 mai : Journée nationale de la Résistance

 Le 19 juillet 2013, l’Assemblée nationale a adopté, à l’unanimité, une proposition de loi émanant du Sénat instaurant le 27 mai comme Journée nationale de la Résistance. Cette date fait référence à la première réunion du Conseil national de la Résistance (CNR) le 27 mai 1943, autour de Jean Moulin.

L’ANACR-Oise participe en général à de nombreuses rencontres organisées à l’occasion de cette journée dans les collèges, les lycées ou les bibliothèques. Cette année comme en 2020, les règles sanitaires même si elles ont été allégées ne le permettent pas.

Aussi nous avons choisi de mettre à l’honneur sur notre blog les témoignages de Résistants que nous avons publiés dans nos plaquettes :

En pensant au sujet du concours national de la Résistance et de la Déportation de 2019-20 reporté avec le même sujet pour 2020-2021, plusieurs membres du bureau de l’ANACR-Oise ont regroupé ce qui, dans nos plaquettes, répondait au sujet proposé : « Entrer en Résistance ; Comprendre, refuser, résister« . Vous y retrouverez des témoignages de Paul Morel, Lucienne Fabre-Sébart, Marcel Letort, René Dumontois portant sur deux aspects de cette période :

  • Mai – Juin 1940 une défaite militaire sidérante dans une nation divisée
  • 1940 : Entrées en Résistance

Pour le lire, merci de cliquer ICI

Deux autres plaquettes sont, l’une consacrée aux enseignants dans la Résistance et l’autre, au rôle des femmes Résistantes :

Le 22 mai, à Lamorlaye , à la conférence de Jean-Yves Bonnard : 1940-1941 : l’Oise, de la défaite aux prémices de la Résistance

Samedi 22 mai l’ANACR-Oise organisait avec l’association d’histoire locale de Lamorlaye ALMA (Association Lamorlaye Mémoire & Accueil) une conférence au foyer culturel de Lamorlaye. Le conférencier, Jean-Yves Bonnard, a présenté devant un auditoire nombreux et attentif, la période 1940 – 1941 dans l’Oise en s’attachant à bien situer le contexte économique, démographique et politique d’une histoire, celle de la Seconde Guerre mondiale qu’on ne peut dissocier des conséquences sur ces mêmes plans de la Première Guerre mondiale et de la montée, en France, des forces de gauche aboutissant au Front Populaire en 1936 et, en Allemagne, du nationalisme aboutissant au nazisme et à l’arrivée au pouvoir d’Hitler en 1933…

Après une introduction par Nicole Anconina, présidente de l’ALMA, puis l’intervention de l’adjointe chargée des associations, Hélène Boulanger est intervenue à son tour au nom de l’ANACR-Oise :

Bonjour à toutes et à tous,

L’ANACR EST HEUREUSE DE REPRENDRE DU SERVICE ORALEMENT ET EN PUBLIC.

Ces deux années 2020 et 2021 ont été sources d’angoisse avec ce COVID, de peine pour toutes les familles qui ont connu le décès, années de privation de liberté de vie, d’expression orale artistique sociale, heureusement la solidarité a été présente grâce aux associations qui ont secouru des familles en difficultés.

Ce n’est pas la première fois que L’ALMA propose à l’ANACR un partenariat POUR transmettre la Mémoire de la Résistance, la Mémoires d’hommes et de femmes qui se sont engagés pour bannir le régime hitlérien.

Aussi nous avons répondu présents et sommes heureux d’être parmi vous.

 Heureux de savoir que l’association RESISTANCE 60 a été reprise par Jean-Yves Bonnard et une équipe d’historiens qui vont continuer le travail entamé et réalisé par Jean-Pierre Besse pendant plus de trente ans.

Il est indispensable en ce moment précis de repousser les idées racistes, xénophobes, tous les êtres humains sur terre ont droit à la VIE.  Malheureusement la guerre fait rage dans de nombreux pays.

Il est de notre devoir de vouloir la PAIX et d’œuvrer pour la PAIX.

Soyons lucides, tolérants, la transmission et les connaissances de la culture des uns et des autres peut nous apporter des « richesses » humaines considérables.

En attendant cela, nous allons écouter Jean-Yves Bonnard nous retracer justement le fanatisme d’Hitler et de ses armées d’hommes fanatisés. On sait aujourd’hui où ce système extrême a abouti !

Merci

Hélène Boulanger

Lamorlaye, le 22 Mai 2021

Voir sur le blog de l’ALMA un compte-rendu détaillé de la conférence qui a réuni 55 participants.

L’hommage à André Gautraud

Les obsèques d’André Gautraud se sont déroulées ce matin 19 mai 2021 à 11h sur la place du village d’Haudivillers dont il fut pendant plus de 20 années le Maire. Ont pris la parole respectivement son fils, le Président de l’UMRAC et le Maire d’Haudivillers.

Le président de l’UMRAC a évoqué l’engagement de André Gautraud dans la Résistance.

Alain Blanchard était présent au nom de l’ANACR-Oise.