Lucienne Fabre-Sébart restera dans nos coeur et continuera de nous inspirer

Aujourd’hui, mardi 10 avril 2018, Lucienne Fabre-Sébart nous a quittés

L’ANACR-Oise est dans la peine et nous présentons à notre vice-présidente Hélène Boulanger, fille de Lucienne Fabre-Sébart, et à toute sa famille  nos condolances émues et amicales.

Lucienne Fabre-Sébart aurait eu 98 ans en décembre prochain et même affaiblie par la maladie elle a pratiquement jusqu’au bout poursuivi ce combat de Résistante dans lequel elle s’était engagée dès octobre 1940, dans l’Oise d’abord puisqu’elle vivait à Nogent-sur Oise; et pendant près de cinq ans, Michèle dans l’Oise, Paule dans le Calvados, Michèle à nouveau en Eure-et-Loir, Laurette dans la Somme, Jeanine à Paris…  jusqu’à la Libération et au-delà puisqu’elle y a accueilli les déportés arrivant au Lutécia.

Il y a à peine 15 jours, le 23 mars, une salle de classe du collège des Bourgognes recevait le nom de « Classe Lucienne Fabre-Sébart » : un hommage qui lui aura fait plaisir même si elle n’avait pu être présente au milieu de tous ces jeunes collégiens si impliqués dans cet hommage.

Et ce week-end, à Saint-Maximin, nous pourrons penser très fort à elle en parcourant l’exposition consacrée aux femmes Résistantes en Picardie et en assistant à la lecture théâtralisée « Les femmes aussi »…

Etre présent ce dimanche, à Saint-Maximin, voilà ce que nous devons faire pour lui rendre honneur !

Une minute de silence

COMMUNIQUE

De nouveau la barbarie du terrorisme a frappé notre pays, assassinant à Carcassonne le passager d’une voiture, et à Trèbes un client et un employé de supermarché, ainsi qu’un lieutenant-colonel de gendarmerie ayant courageusement proposé de se substituer à une employée prise en otage par le criminel se réclamant de l’intégrisme religieux dit «Etat islamique», sacrifiant ainsi sa vie. D’autres victimes du tueur – qui a fini par être neutralisé – sont ou ont été dans un état critique.

La condamnation de tels actes ne peut qu’être totale, ils ne peuvent trouver aucune justification, de quelque ordre que ce soit. Et la volonté de lutter en France et à l’étranger contre leurs auteurs, leurs complices, leurs commanditaires, et l’idéologie qui les inspire doit être sans faille, les moyens nécessaires pour les combattre mis en œuvre, et ce dans le respect de nos  valeurs.

Car, si l’intégrisme et le terrorisme qui en découle menacent nos vies et notre mode de vie, ils menacent aussi directement nos principes humanistes et démocratiques qu’ils abhorrent et dénoncent, et indirectement en suscitant des discours xénophobes, autoritaires, potentiellement liberticides qui hélas se multiplient.

En ces moments dramatiques, l’Association Nationale des Anciens Combattants et Ami(e)s de la Résistance (ANACR) s’associe à la douleur des familles des victimes de Carcassonne et Trèbes, Jean Mazières, Christian Medves, Hervé Sosna et Arnaud Beltrame, et pleinement à l’hommage rendu à l’abnégation du lieutenant-colonel Beltrame.

Le 26 mars 2018

L’ANACR

Une salle de classe porte le nom de Lucienne Fabre-Sébart

Mais d’abord un retour en photo s(merci à Jean-Yves Bonnard) sur le 17 mars, à l’inauguration de la plaque en l’honneur de Norbert Hilger à Chevincourt : sur la première photo Jean-Yves Bonnard, Alain Blanchard, Emile Hérissoon et entre eux, derrière, Gérard Nouyou portant le drapeau de l’ANACR

 

Le 23 mars, c’est au collège des Bourgognes à Chantilly que nous avons participé à l’émouvante cérémonie qui a donné le nom de Lucienne Fabre-Sébart à la salle de classe de Mathilde Marguerit, professeur d’histoire.

IMG_4221-R

A notre arrivée les élèves terminaient le devoir collectif du concours national d ela Résistance car cette année c’est toute la classe de Mathilde Marguerit qui a participé au concours !

 

Ensuite Madame le Principal puis deux élèves ont évoqué l’immense travail de Résistante de Lucienne Fabre-Sébart ; puis c’est Hélène Boulanger, notre vice-présidente et aussi (et surtout) une de ses filles qui, très émue, a pris la parole.

Un grand merci au collège et à tous ceux qui ont conduit cette belle initiative !

Un des élève avait apporté une coupure de presse concernant un membre de sa famille,  Résistant en Bretagne : un beau geste qui réunit tous ceux, de Bretagne , de l’Oise ou d’ailleurs, qui ont contribué à la lutte de la Résistance ; un gest qui nous rappelle les mots de Lucienne Fabre quand on lui a remis la Légion d’honneur : en honorant un Résistant, c’est tous leurs camarades qu’on honore.

IMG_4220-R

Lucienne Fabre est aujourd’hui bien fatiguée et n’était pas présente au collège : nous lui disons toute notre fierté de la voir ainsi honorée par le collège et tous ces jeunes élèves !

Les 3ème de 2018, et toutes les autres qui suivront, se souviendront, en entrant en cours d’histoire, du courage et de la clairvoyance de Lucienne Fabre-Sébart et à travers son parcours de toute la Résistance.

Norbert Hilger honoré à Chevincourt – Du 13 au 16 avril : week-end de la Résistance à Saint-Maximin

OH-21mars-plaqueNorbertHILGER

Samedi 17 mars, en présence d’Emile Hérisson, membre de l’ANACR-Oise et Résistant dans la région de Compiègne et La Croix-Saint-Ouen, d’Alain Blanchard, président de l’ANACR-Oise, de Gérard Nouyou, notre porte-drapeau ainsi que de nombreux membres de l’ANACR-Oise du comité de Noyon ainsi que la famille, les amis et les officiels, une plaque a été dévoilée sur le mur de la ferme de Norbert Hilger à Chevincourt.

Pour lire le reportage paru dans Ose-Hebdo du 21 mars : CLIQUER ICI

Honorer les Résistants c’est une des mission de l’ANACR-Oise et cet hommage à Norbert Hilger est l’aboutissement d’un long travail du Comité de Noyon et d’Emile Hérisson.

Faire comprendre ce qu’était la Résistance est une autre mission que s’assigne l’ANACR-Oise et qui va trouver une nouvelle concrétisation lors de ce week-end du 13 au 16 avril à Saint-Maximin :

SAINT MAXIMIN Flyer programme WEEK-END Résistance last version.jpg

Après la projection du film « Le carnet de Janina »

le livre de Janina

A l’initiative  de la Ligue des Droits de l’Homme, de l’ANACR – Oise et d’associations beauvaisiennes,  une soixantaine de spectateurs ont vu avec émotion,  jeudi soir, au cinéma CGR de Beauvais, Le carnet de Janina, documentaire d’Isabelle Veyron de la Moureyre consacré au témoignage de Janina Hescheles Altman sur son enfance à Lvov, en Pologne orientale, sous l’occupation nazie.

Témoignage exceptionnel une enfant juive orpheline de douze ans cachée par la résistance polonaise qui l’encourage à écrire pour s’opposer à l’oubli et l’impunité de la barbarie nazie qui organise l’extermination de l’importante communauté juive : pogroms, massacres de masse, génocide à Belzec.

Eitan Altman, fils de Janina Hescheles, était présent au débat pour répondre aux nombreuses questions de l’assistance, notamment sur de l’engagement de sa mère en Israël contre la colonisation des territoires palestiniens, pour l’accueil des réfugiés, et contre l’oubli des pogroms et du génocide passés, dans sa ville natale aujourd’hui en Ukraine où son livre de résistance à la barbarie a été publié et où, sur un mémorial juif a été gravée une de ses phrases : « ..aujourd’hui, mon Lvov se trouve partout où on destabilise  la vie, où les gens perdent leur famille, où on les chasse de leurs villes ou de leurs villages natals.» «  C’est faire bien peu de cas de la Shoah que d’agir ainsi » juge-t-elle en 2015, à propos des relations entre Israël et les Palestiniens, lorsqu’elle ajoute un épilogue à son témoignage.

Leçon d’humanité et de résistance morale et intellectuelle pour le progrès humain que le témoignage de Janina Hescheles publié aujourd’hui en France aux éditions classiques Garnier  (ISBN: 978-2-406-07113-6), et dont l’auteur se réfère aux principes universels à transmettre à la jeunesse, dans ce monde de compétition entre les communautés et les  nations.

Cette projection, annoncée sur notre blog a aussi fait l’objet d’aun article dans Oise-Hebdo du 14 mars :  Paru mercredi 14 mars dans Oise Hebdo

Le 17 mars : Norbert Hilger honoré à Chevincourt et AG de notre Comité Saint-Leu

Le 17 mars à 14h30 notre Comité de Saint-Leu d’Esserent Sud & Ouest tiendra son assemblée générale dans la salle de réunion de l’ancienne mairie de Saint-Leu d’Esserent : nous serions ravis d’y accueillir de nouveaux AMI-E-S !

A noter aussi pour le même jour, 17 mars, à 16h : une plaque à la mémoire de Norbert Hilger, Officier de la Résistance, déporté à Buchenwald sera posée à Chevincourt au 132 rue Payot, là où il habitait et peut-être où il est né… Norbert Hilbert est né à Chevincourt en 1905. Il était cultivateur. Mobilisé le 11 septembre 1939, il est blessé à Rouen le 9 juin 1940 et rentre le 1er juillet à Chevincourt. En janvier 1942, grâce à deux militants communistes « Lucien » (André Dumontois) et « Marcel » il entre au Front national de lutte pour l’indépendance de la France et il est responsable du sous-secteur de Thourotte : avec le grade d’adjudant, il dirige 75 hommes. En mai 1942, il devient responsable du secteur de Compiègne : avec le grade de lieutenant, il dirige 250 hommes. Il sera aussi membre de l’état-major FFI du secteur Est de l’Oise.

Le 16 juillet 1944 il est arrêté en même temps que son fils Pierre et qu’un ouvrier agricole ; ces derniers seront libérés alors que Norbert Hilger est déporté à Buchenwald le 16 août dans le dernier train parti de Compiègne. Rapatrié en mai 1945, il est hospitalisé quelque temps à l’hôpital Bichat d’où il sort le 2 juin 1945.

Son arrestation et celles qui suivront sont à mettre en rapport avec la trahison du jeune Adrien Souris, né le 31 octobre 1925, résistant arrêté le 10 juillet, puis libéré peu de temps après. Le 13 juillet 1944, Pierre Pichot, instituteur à Caisnes, échappe à l’arrestation ; le 16 juillet, on l’a dit, c’est au tour de Norbert Hilger, de son fils et d’un ouvrier agricole ; le 17 juillet, c’est Joseph Charles, ferrailleur, domicilié à Tracy-le-Val ; le 18 juillet, André et Max Brézillon, René Philippon sont arrêtés ; le 20 juillet Régis Pons et Michel Depierre ; le 22 juillet, Gilbert Bleuse, charpentier chez Brézillon ; le dernier arrêté est Jules Mercier, le 4 août. Ces arrestations frappent aussi bien le Front national (Hilger, Charles, Mercier) que l’OCM (Brézillon père et fils, Philippon, Depierre, Bleuse).

Norbert Hilger est déporté avec André et Max Brézillon, Joseph Charles, René Philippon, Georges Roos, Michel Depierre, Gilbert Bleuse, Jules Mercier. Tous sont revenus, excepté Joseph Charles. Adrien Souris a  été exécuté par les résistants noyonnais le 18 août 1944.

Après la guerre, Norbert Hilger reprend son métier d’agriculteur et milite à la FNDIRP dont il est le président pendant une dizaine d’années. Il meurt à Villers-Saint-Denis, en novembre 1978.

Cette reconnaissance a été demandée depuis fort longtemps par l’ANACR et en particulier par le Comité de Noyon : le 17 mars, Alain Blanchard, président de l’ANACR-Oise, sera présent à la cérémonie à Chevincourt avec nos porte-drapeau aux côtés du Comité de Noyon

NB : toutes les informations sur Norbert Hilger sont extraites du DVD de Jean-Pierre Besse « L’histoire de la Résistance dans l’Oise »

Connaître ce que l’on combat : un entretien d ‘Annie Lacroix-Riz et un film…

Nous vous avions parlé dans notre bulletin de janvier de la réponse apportée par Annie Lacroix-Riz  à deux documentaires  « Quand l’extrême droite résistait, quand la gauche collaborait » diffusés fin 2017… Le 26 février dernier c’est après « l’affaire » Maurras qu’elle s’exprimait à propos « Des nouvelles droites » dans l’émission « entretien libre » sur LeMediatv.fr:  cliquer iici pour l’écouter

Cette affaire Maurras, arrivée après beaucoup d’autres du même acabit, a d’abord posé le problème : doit-on commémorer Maurras ?  Commémoration abandonnée par le gouvernement et fin apparente du débat. Apparente seulement car on apprend ensuite que la notice préparée en vue de cette commémoration oubliait simplement de signaler l’antisémitisme forcené de Maurras  (lire, par exemple, cet article paru dans Libération le 4 février)  …  Il faut s’interroger devant un tel oubli volontaire ou non… C’est ce que fait Annie Lacroix-Riz en y apportant ses propres réponses.

Pour l’ANACR c’est aussi une justification s’il en était besoin de la nécessité du travail qu’elle fait au travers de rencontres , d’expositions, de projections de films, de publications : un travail qui s’adresse à tous mais tout particulièrement aux plus jeunes élèves de collège ou lycéens.

Ainsi en est-il pour la projection suivie d’un débat du film Le carnet de Janina dont nous vous rappelons la date pour le public :

A4-LE_CARNET_DE_JANINA

Une annonce, le 15 mars, du film « Le carnet de Janina »,des comptes rendus et rappel jusqu’à dimanche : les 10 ans du Mémorial de Royallieu…

A4-LE_CARNET_DE_JANINA

Covoiturage possible : merci de nous contacter

Voici le compte-rendu de la projection-débat du film de Melville L’Armée des Ombres au CGR de Beauvais le 14 février :

Des adhérents de l’ANACR-Oise ont participé au ciné-débat proposé par l’Association de l’Oise pour le Concours  Natioonal de la Résistance et de la Déportation, en présence d’une quarantaine d’élèves d’un lycée professionnel de Beauvais et de leurs professeurs engagés dans la préparation du concours. C’est d’ailleurs dans cette perspective que le film de Melville a d’abord été présenté en référence au thème  « s’engager pour libérer la France » et à l’engagement  dans la France libre de Melville et de Kessel son inspirateur.

De l’avis des autres spectateurs présents comme des intervenants, le public jeune – où dominaient des lycéennes – a marqué par son attention pendant le film et ses nombreuses réflexions au cours de l’échange qui a suivi et permis de nombreuses prises de parole dans le temps assez court laissé par le long métrage.

L’engagement des personnages pour recueillir et transmettre le renseignement,  exfiltrer des personnes recherchées par l’occupant, faire évader des camarades emprisonnés face à la barbarie des tortionnaires SS ou du sadisme d’exécutions collectives a été bien compris ; mais les servitudes imprévues de cet engagement conduisant aux éliminations de Dounat ou de Mathilde ont permis de mesurer l’absence « d’héroïsation » des résistants portés à l’écran par Melville. La mort de Mathilde ayant particulièrement ému les jeunes spectateurs, l’analyse des images de cette séquence a permis de caractériser les choix de Melville dans l’adaptation du roman de Kessel : aucun des résistants représentés à l’écran ne reste en vie jusqu’à la Libération, malgré l’accélération et l’étirement  du temps au cours de cette dernière séquence qui, en quelques secondes augmente d’une année la durée de la période représentée qui s’étendait jusque-là d’octobre 1942 à février 1943, et non de l’automne 1941 à l’automne 1943 comme le roman qui insistait sur la poursuite du combat, 26 ans plus tôt, dans un contexte historique  différent .

Les 10 ans du Mémorial de Royallieu sont célébrés ce week-end !

Le film « La douleur« , a été présenté en séance « cinéclub au Majestic de Compiègne le 17 février en avant-première des manifestations des 10 ans du Mémorial : si vous ne l’avez pas encore vu, c’est un film magnifique : il passe encore dans les salles…

Vendredi 23 février pour le coup d’envoi de l’anniversaire, le concert « Musique et Résistance » a été un moment d’émotions : émotion musicale portée par le  pianiste Thomas Taquet et la soprano Betsabee Haas et émotion à l’évocation par le conférencier Amaury du Closel (directeuir artistique de l’ensemble « Voix étouffées ») de l’histoire des compositeurs et musiciens dans les camps, et émotion toujours renouvelée simplement en pénétrant dans ce lieu si signifiant dans sa sobriété

Nous avons déjà mis le programme en ligne (et le revoici)  il y a une semaine : aujourdhui et demain ce sont des rencontres, débats, conférences et le film « L’armée des ombres » qui vous sont proposés au Mémorial de Royallieu